Affichage des articles dont le libellé est Jaipur. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Jaipur. Afficher tous les articles

lundi 19 janvier 2009

Encore des photos de nous

Aglae pose a Ajmer, avant que les mendiants ne l'attaquent.
Clara, Aglae et Charly pris en photo par Maharadjah Shiva, a Pushkar
Maharadjah Shiva montre la voie de la paix a Charly, a qui il a prete son chapeau
Aglae, Charly et un mendiant devant le palais des vent de Jaipur
Photo special Noel : Charly et Aglae, romantiques, devant le Taj Mahal
















dimanche 4 janvier 2009

La Criee

Ah oui, il faut que je vous raconte.

Notre but, c’est de prendre pas mal de transports en commun. En principe, d’y faire des photos, d’y collecter des sons. En Inde, on a pas mal donne, entre le train et le bus, et bien sur nous avons ete encore plus surpris que nous nous y attendions. Bus bondes, trains debordants de monde, odeurs diverses, mais le plus fort, sans hesiter, ce sont les vendeurs.

Il est difficile d’imaginer la meme chose en France, soit, a chaque arret du bus RATP qui vous amene de Versailles a Pantin, un ou plusieurs individus grimpant dans le bus, les bras charges de beignets, de popcorn, de barbe a papa et de bouilloires a the, hurlant a qui mieux mieux pour vendre leur truc.

Le plus drole, c’etait dans le bus de Jaipur a Agra. A un arret quelconque d’une petite ville quelconque se trouvant sur notre trajet, il y a d’abord eu un type qui est venu nous hurler dans les oreilles pour ecouler son stock de graines (peut-etre du mais, nous ne saurons jamais). C’etait habituel donc supportable. Puis deux gamins sont montes et ont hurle « EAU, EAU, qui veut des bouteilles d’eau ? », en hindi, « PANI PANIIIIII ! ». Au moment ou ca commencait a devenir franchement enervant car nous etions fatigues, quelque chose de tres incongru est arrive : uin homme est monte a l’avant du bus, s’est tourne vers tout le monde (nous etions au fond), et s’est mis a parler en continu, tres vite (et l’hindi, ca va deja TRES vite).

Au bout d’un moment difficile, tant tous ces mots s’entrechoquaient, nous avons reussi a comprendre que cet homme etait... un crieur de rue, un charlatan ! Il a montre des petites fioles rouges, a trempe un bout de tissu dans de la salete, a sorti une poudre de ses fioles, tout ca en continuant a jacasser tres vite et tres fort. Finalement il a montre que sa poudre nettoyait toutes les saletes, magique! puis il est passe dans les rangs. Je me suis demande si ce n’etait pas un tour de magie, d’ailleurs, car a un moment donne, il a cache le tissu cense etre sale.

Avec Clara et Aglae, je peux vous dire que ca rigolait sec, surtout quand, a l’arret, suivant, un nouveau type est venu pendant 10 minutes vendre un produit qu’une femme a foutu dans son nez mais que l’homme semblait vouloir appliquer sur les mains... Encore une fois, un bordel assez distrayant quand vous en avez assez du paysage constelle de bouteilles en plastique et de rizieres vert pomme!

vendredi 2 janvier 2009

Jaipur, deja la fin du Rajasthan!

Nous sommes arrives tardivement a Jaipur, surtout que le conducteur de rickshaw ne savait pas ou etait notre hotel, et refusait de demander autour de lui! Mais apres des pates (pour la plus grande joie de Clara, privee de nourriture occidentale a Ahmedabad) et la decouverte de chambres confortables, nous retrouvons le sourire, que nous avions un peu perdu dans le bus.

La vie en rose

Des nos habituels toasts & tea avales, nous partons nous promener dans les ruelles de Jaipur. Le conducteur de rickshaw a auparavant absolument voulu epouser Clara, lui promettant de nous conduire partout gratuitement dans Jaipur, lui faisant choisir le tracteur de ses reves dans la vitrine d'un magasin, tout cela avec beaucoup d'humour et sans regarder la route!
Jaipur a une vraie unite architecturale: les echopes sont dans des passages a arcades, les rues sont droites et perpendiculaires, et toute la ville est peinte en rose. C'est bien la premiere fois qu'il regne tant d'ordre dans une ville indienne. Bon, la circulation reste desorganisee et la proprete mediocre: il ne faut pas rever non plus!

Nous decouvrons avec etonnement le palais des vents, facade kitsch avec un nombre incroyable de fenetres ouvragees, specialement concues pour que les femmes du harem du roi puissent observer l'animation de la rue sans etre vues. Charly et moi ne sommes pas plus emballes que ca par le Palais Royal, certes tres elegant, mais qui ne fait pas le poids par rapport au gigantesque Palais blanc du maharadja d'Udaipur. Malgre tout de tres belles portes decorees de mosaiques fabuleuses representant les 4 saisons ; elles semblaient presque irrelles, comme si les emprunter conduisait dans quelque endroit magique.

Par contre, nous faisons une decouverte inattendue et delirante: un jardin-observatoire rassemblant des instruments geants d'astronomie, cadrans solaires gigantesques ou constructions aux formes etranges, sur lesquelles sont tracees des courbes ou des signes du zodiac. Nous ne comprenons par vraiment comment tout cela fonctionne, mais on se croirait dans un tableau de Chirico (peintre surrealiste http://fr.wikipedia.org/wiki/Chirico) !



Maxifort et Minibus

Nous prenons ensuite un minibus bonde (est-ce encore necessaire de le preciser?) pour le fort d'Amber. Ses hauts murs jaunes sont accroches aux montagnes, couvertes de murailles de toute part. C'est un fort avant d'etre un palais, on sent ici mieux le caractere guerrier des rajputs : leurs legendes parlent toujours de valeureux maharadjas se jetant avec bravoure dans des batailles desesperees. Nous escaladons les murailles pour profiter de la vue et de la belle lumiere du couchant, mais ne parvenons pas a la crete pour voir Jaipur de haut, la montee etait plus longue que prevue!

Le retour vers Jaipur parait sans fin, car nous sommes debouts et plies en deux, nous cognant la tete contre un plafond hostile. C'est un minibus pour les nains!

Clara et moi tentons imprudemment des tomates farcies dans un resto, mais les Indiens ont une autre conception de ce plat... Il s'agissait d'une pauvre tomate plongee dans une sauce indigeste a la creme. Conclusion: mieux vaut manger indien, c'est bien meilleur que les imitations de plats occidentaux!