<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-3918319069154570863</id><updated>2011-07-08T08:10:25.516+02:00</updated><category term='Vietnam'/><category term='Varanasi'/><category term='Chine'/><category term='Singapour'/><category term='montagne'/><category term='transport'/><category term='bilan'/><category term='restaurant'/><category term='hotel'/><category term='Beijing'/><category term='cuisine'/><category term='gratte-ciels'/><category term='Agra'/><category term='Delhi'/><category term='problème'/><category term='Vang Vieng'/><category term='galere'/><category term='photos'/><category term='rencontre'/><category term='negociation'/><category term='trajet'/><category term='train'/><category term='musée'/><category term='paysage'/><category term='bateau'/><category term='animaux'/><category term='Inde'/><category term='Kathmandou'/><category term='cadeaux'/><category term='balades'/><category term='Pushkar'/><category term='nourriture'/><category term='Siem Reap'/><category term='Japon'/><category term='Cambodge'/><category term='temple'/><category term='Bahrein'/><category term='préparation'/><category term='Angkor'/><category term='bus'/><category term='Marius'/><category term='4000 iles'/><category term='visa'/><category term='Shanghai'/><category term='temples'/><category term='generalites'/><category term='argent'/><category term='fete'/><category term='Udaipur'/><category term='Cochin'/><category term='culture'/><category term='jardin'/><category term='metro'/><category term='arnaque'/><category term='Russie'/><category term='Nepal'/><category term='probleme'/><category term='blog'/><category term='sourire'/><category term='plage'/><category term='voyage'/><category term='transsibérien'/><category term='ville'/><category term='Mongolie'/><category term='Phnom Penh'/><category term='velo'/><category term='photo'/><category term='boucle Sud'/><category term='bar'/><category term='couchsurfing'/><category term='frontiere'/><category term='maladie'/><category term='pollution'/><category term='moto'/><category term='religion'/><category term='Thailande'/><category term='tourisme'/><category term='ruines'/><category term='Khajuraho'/><category term='architecture'/><category term='langue'/><category term='Jaipur'/><category term='bulbes'/><category term='Laos'/><category term='resto'/><category term='Bangkok'/><category term='avion'/><title type='text'>Métro, Marco, Polo !</title><subtitle type='html'>5 mois et demi autour de l'Asie, de Kochi (Inde) à Moscou, en passant par les montagnes du Népal, les jungles du Sud-Est, la mégalopole japonaise, le chaos chinois, et les steppes mongolo-sibériennes.

5 mois et demi de photos et d'ambiances sonores, autour des visages de ceux qui, là-bas, attendent leur bus ou leur métro...</subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://metromarcopolo.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3918319069154570863/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://metromarcopolo.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><link rel='next' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3918319069154570863/posts/default?start-index=101&amp;max-results=100'/><author><name>Charly</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08678658738618799979</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_HNc0MfZMMnQ/SSXfnrpu_ZI/AAAAAAAAAAw/LxE2sxJ4320/S220/DSCF6185.JPG'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>165</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3918319069154570863.post-3575979356534260282</id><published>2009-07-14T11:07:00.005+02:00</published><updated>2009-10-31T18:06:51.043+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='transsibérien'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='rencontre'/><title type='text'>Un amour de Russe</title><content type='html'>Notre voyage en train n'a pas été particulièrement marqué par les échanges intellectuels. Entre la petite Jénia qui considérait que nous parlions russe, et qui nous parlait en conséquence, et sa mère qui restait mutique, il semblait que nos rudiments de chinois et notre anglais ne nous serviraient à rien. J'avais bien discutaillé avec un sympathique Chinois dans le couloir, qui était venu avec une mappemonde pour que je lui montre les pays que nous avions traversés, mais ça n'avait pas duré des heures.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors que nous pensions en rester là, le dernier jour de voyage apparut Andreï. En vérité il n'est pas totalement apparu dans la mesure où nous l'avions déjà aperçu, un grand homme mince et hirsute d'une quarantaine d'années, qui offrait des bonbons à la petite Jénia. Mais le dernier jour Andreï s'est mis à parler. Je pense que les précédents jours il n'était pas assez ivre pour sauter le pas, mais vraisemblablement vu la faible quantité d'air par litre d'alcool expiré, la vodka lui avait donné des forces.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Andreï m'amène dans l'entre-deux-wagons : il a à me parler. Quand j'écris le mot "parler", ça décrit mal notre mode de communication : Andreï parle une poignée de mots anglais, une poignée encore plus mince de mots allemands, et deux mots français (dont "Madame"). Et il mélange le tout dans une sauce de russe et d'accent russe, qui rend le tout digne des pires nanars d'espionnage des années 60 :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Das is your Madame ? " "Ist he, niet, ist she franzosichska too &lt;/span&gt;?"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En plus c'est très laborieux : Andreï passe de longues minutes à construire des phrases dont le début est déjà perdu pour lui dans des vapeurs de vodka. Malgré tout, je suis forcément tout excité à l'idée d'échanger à nouveau avec quelqu'un du coin. C'est d'une certaine manière notre première rencontre avec un Russe.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Le temps de l'échange&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Entre ces deux wagons empuantis de la fumée de cigarette de tous les passagers du train, je commence par en apprendre beaucoup sur Andreï, cet homme à l'accent russe si prononcé. Ingénieur du rail russe, il voyage gratuitement dans ce Transsibérien, qui doit l'emmener voir sa mère à Saint-Pétersburg. Il m'apprend par le même coup que le train dans lequel nous sommes est de fabrication allemande ("&lt;span style="font-style: italic;"&gt;old train, but good quality !&lt;/span&gt;" assène-t-il en martelant la carcasse), et arrête son cours d'ingénierie en me posant des questions sur ma personne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il apprend que j'étudie le cinéma. La belle affaire ! Ca s'étudie, le cinéma ? Instantanément, le meilleur de sa culture cinématographique revient à la surface.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Ah french film, yes, I know french film. Two ! I know Nikita (&lt;/span&gt;il fait semblant de tirer à la mitraillette et bruite chaque balle, TOUTOUTOUTOU)&lt;span style="font-style: italic;"&gt;, yes, good Nikita ! And ich know "Emmanuelle", ah ah (&lt;/span&gt;il fait semblant de descendre son pantalon, avec des petits rires en coin)&lt;span style="font-style: italic;"&gt;, ah ah, french films. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(Traduction : &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Ah oui les films français, je connais films francais. Deux ! Je connais "Nikita"&lt;/span&gt; (il fait semblant de tirer à la mitraillette et de bruiter), &lt;span style="font-style: italic;"&gt;oui, bien Nikita ! Et ich connais "Emmanuelle", ah ah&lt;/span&gt; (il fait semblant de descendre rapidement son pantalon, avec des petits rires en coin), &lt;span style="font-style: italic;"&gt;ah ah, les films français.&lt;/span&gt; )&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je suis semi-atterré par l'image que Besson et le cinéma érotique ont donné de la France en Russie, mais suis surtout éclaté de rire (et j'ai eu très peur qu'il ne baisse véritablement son pantalon).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Le temps de la haine du passé&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Et puis, je ne sais comment, nous en venons aux personnages français. Je m'attends à ce qu'il conspue Napoléon, non, il va chercher moins loin :&lt;br /&gt;- &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Charrrles de Gaulle, BAD, BAD ! &lt;/span&gt;(en fait il prononce "bèèède, bèèède").&lt;br /&gt;Il appuie ses paroles en tapant du poing sur sa paume d'un air barbare.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je l'interroge sur les raisons de sa haine pour notre général qui a quand même été un des seuls à dialoguer avec l'URSS pendant la Guerre Pas Très Chaude. Il me ramène dans la cabine où Aglaé et la maman nous attendent. Il me demande de sortir du papier, un crayon, me fait des plans, crie, pleure. Il en ressort vite une évidence : certains Russes n'ont pas encore digéré la présence des Français (et donc de DeGaulle) à la conférence de Yalta (conférence des vainqueurs) en 1945. Car les Français avaient perdu, vous comprenez !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est l'occasion pour Aglaé et moi de nous prendre en pleine gueule une des réussites de la construction européenne : au fond, ici, la plupart des gens ne pensent plus avec amertume, regret ou colère à la guerre. Surtout, ceux qui n'avaient pas l'âge de la vivre, comme Andrei ou nous, s'en foutent la plupart du temps royalement. Les Russes, comme dans une moindre mesure les Américains, n'ont pas vraiment tourné la page : le livre reste là, ouvert sur une table, et on peut le consulter à tout moment.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Le temps de l'amour de la femme et de l'Amérique&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Au moment où cette charge de haine contre nous-les-Français commencent à devenir aussi pesante que la présence de cet homme, Andreï fait à sa colère changer de direction. C'est le moment pour lui de lancer ses deux idées fortes :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;1) &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;AMERICA = BAD !&lt;/span&gt; (bèèède). Les Américains sont des veaux, des chèvres, toujours gentils par fausseté, faux par amour du vice, crevards et hypocrites. Surtout, ils sont responsables de la Bombe Atomique sur le Japon, acte de barbarie qui en plus a empêché la Russie de conquérir l'île. Eh bien, vous Européens, vous Français, pourquoi vous êtes amis avec des gens aussi mauvais, alors que nous les Russes nous vous aimons, et nous voulons devenir Européens (et au passage vous intégrer dans notre sphère d'influence, où il a toujours fait bon vivre).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;2) &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;WOMEN = TRANSLATORS &lt;/span&gt;(traductrices) : la femme et la soeur d'Andreï étant des traductrices hors-paires, une évidence subtile s'est imposée à notre cher ami. D'un côté, les hommes ont des discussions d'hommes, car entre ingénieurs ils se comprennent. De l'autre côté, les femmes, qui ne peuvent comprendre les discussions d'hommes (Andreï a dit ça en regardant Aglaé dans les yeux), peuvent par contre traduire tous leurs dires.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cela a donné quelques moments particulièrement drôles pour moi et énervants pour Aglaé, notamment Andreï m'invitant à venir dans sa cabine, mais (en montrant Aglaé) "elle, NON !". Puis plus tard, après qu'Aglaé se soit défendue d'être bête sans vraiment réussir à émouvoir le Russe, dès que ce dernier n'arrivait pas à s'exprimer, il lançait une phrase en russe avant de se tourner vers elle et lui lancer un tonitruant : "&lt;span style="font-style: italic;"&gt;You, trrrranslate !" (&lt;/span&gt;toi, traduis).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A un moment, il faut le dire, nous en avons eu un peu assez de cette rencontre typique avec un Russe typique. En effet, le Russe typique c'est malheureusement ça, et la plupart des femmes russes vous le confirmeront : des machos racistes, bourrins et assez impolis, mais toujours alcooliques et généreux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A propos d'alcoolisme, c'est ce qui nous a sauvés : à 17h, il s'est éclipsé de notre cabine. Motif : Andreï doit aller dormir afin de finir de dessaouler avant l'arrivée à Moscou, le lendemain matin à 4h.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une belle rencontre.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3918319069154570863-3575979356534260282?l=metromarcopolo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://metromarcopolo.blogspot.com/feeds/3575979356534260282/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://metromarcopolo.blogspot.com/2009/07/un-amour-de-russe.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3918319069154570863/posts/default/3575979356534260282'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3918319069154570863/posts/default/3575979356534260282'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://metromarcopolo.blogspot.com/2009/07/un-amour-de-russe.html' title='Un amour de Russe'/><author><name>Charly</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08678658738618799979</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_HNc0MfZMMnQ/SSXfnrpu_ZI/AAAAAAAAAAw/LxE2sxJ4320/S220/DSCF6185.JPG'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3918319069154570863.post-2310091356765329969</id><published>2009-07-03T10:30:00.008+02:00</published><updated>2009-07-26T23:47:41.665+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='hotel'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Russie'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='architecture'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='transsibérien'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='temple'/><title type='text'>Avant de passer 4 jours dans le train</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_HNc0MfZMMnQ/Sk3EyVRCvPI/AAAAAAAAAao/Ir8VoJlUfwI/s1600-h/DSCF1930.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 240px; height: 320px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_HNc0MfZMMnQ/Sk3EyVRCvPI/AAAAAAAAAao/Ir8VoJlUfwI/s320/DSCF1930.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5354151900994518258" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;                                                Aglaé jouant dans les couvertures léopard de notre hôtel&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Irkoutsk le 10 mai&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Impossible de vraiment se lasser des maisons sibériennes en bois sculpté. Les peintures vives appliquées sur leurs façades contredisent toute impression caricaturale qu'on peut avoir d'une Sibérie grise et froide.&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_HNc0MfZMMnQ/Sk3ExuZFt7I/AAAAAAAAAaY/uzTDYtqHGMo/s1600-h/DSCF1941.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 320px; height: 240px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_HNc0MfZMMnQ/Sk3ExuZFt7I/AAAAAAAAAaY/uzTDYtqHGMo/s320/DSCF1941.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5354151890559285170" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le véritable choc du jour coïncide avec notre première visite d'une église orthodoxe. A l'intérieur, pas de longue travée, mais une petite salle carrée, bien plus petite que l'extérieur de l'église ne pouvait laisser croire. Des milliers d'icônes que des croyants passent leur temps à embrasser couvrent littéralement les murs. On voit des filles de pauvres moujiks russes s'arrêter devant chaque icône pour laisser un baiser mouillé sur la vitre qui les protègent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_HNc0MfZMMnQ/Sk3EwrNrF6I/AAAAAAAAAaI/0OzE3K4pgfk/s1600-h/DSCF1931.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 240px; height: 320px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_HNc0MfZMMnQ/Sk3EwrNrF6I/AAAAAAAAAaI/0OzE3K4pgfk/s320/DSCF1931.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5354151872526227362" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous nous laissons aller à la visite calme de cette ville pas énervée, et nous arrêtons à nouveau dans un sympathique restaurant fin de siècle, devant l'opéra d'Irkoutsk. On sent partout la distance avec Moscou, une ambiance de poussière en train de retomber qui calme les nerfs et repose l'esprit. Une statue de Lénine semble avoir été oubliée dans un coin.&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_HNc0MfZMMnQ/Sk3ExWwCrQI/AAAAAAAAAaQ/qPC6xktkvhQ/s1600-h/DSCF1934.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 240px; height: 320px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_HNc0MfZMMnQ/Sk3ExWwCrQI/AAAAAAAAAaQ/qPC6xktkvhQ/s320/DSCF1934.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5354151884213103874" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Courses titanesques pré-transsib' où nous sommes encore suivis la plupart du temps par un vigile patibulaire : nous achetons un nombre faramineux de nouilles instantanées pour survivre dans le train. Après avoir vidé le supermarché, direction la belle gare d'Irkoutsk. A l'intérieur, une certaine attente, il y a des familles partout, assises sur des valises à la taille formidable. Nous n'avons qu'une seule crainte : se retrouver dans nos cabines avec de tels paquets qui nous empêcheraient de caser nos sacs quelque part.&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_HNc0MfZMMnQ/Sk3EyK9o1II/AAAAAAAAAag/6lefdNg0ojg/s1600-h/DSCF1943.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 320px; height: 240px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_HNc0MfZMMnQ/Sk3EyK9o1II/AAAAAAAAAag/6lefdNg0ojg/s320/DSCF1943.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5354151898228774018" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;                                                        la gare d'Irkoutsk&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'observe le grand panneau récapitulatif des horaires des trains. C'est tout juste à la portée d'un Polytechniciens. Dans un déluge d'horaires, d'abréviations, de noms de ville, le panneau prend tout un pan de mur, faisant à peu près 10 mètres sur 4. Bien entendu, les horaires des départs d'Irkoutsk correspondent à l'heure de Moscou. Toutes les horloges de la gare donnent d'ailleurs cette fameuse heure de Moscou qui n'a aucun sens ici où le décalage est de 5h.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En attrapant notre train de "midi" à 17h, nous partons d'Irkutsk surpris enchantés de notre premier contact avec la Russie.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3918319069154570863-2310091356765329969?l=metromarcopolo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://metromarcopolo.blogspot.com/feeds/2310091356765329969/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://metromarcopolo.blogspot.com/2009/07/avant-de-passer-4-jours-dans-le-train.html#comment-form' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3918319069154570863/posts/default/2310091356765329969'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3918319069154570863/posts/default/2310091356765329969'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://metromarcopolo.blogspot.com/2009/07/avant-de-passer-4-jours-dans-le-train.html' title='Avant de passer 4 jours dans le train'/><author><name>Charly</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08678658738618799979</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_HNc0MfZMMnQ/SSXfnrpu_ZI/AAAAAAAAAAw/LxE2sxJ4320/S220/DSCF6185.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_HNc0MfZMMnQ/Sk3EyVRCvPI/AAAAAAAAAao/Ir8VoJlUfwI/s72-c/DSCF1930.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3918319069154570863.post-6149005043853181308</id><published>2009-07-02T10:42:00.011+02:00</published><updated>2009-07-25T16:30:59.731+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='hotel'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='balades'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Russie'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='bulbes'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='rencontre'/><title type='text'>Baikal et Cie</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_HNc0MfZMMnQ/Skx9Tv9fSHI/AAAAAAAAAY4/sNNqu4u4PSM/s1600-h/DSCF1868.JPG"&gt;&lt;img style="TEXT-ALIGN: center; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 320px; DISPLAY: block; HEIGHT: 240px; CURSOR: pointer" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5353791835282032754" border="0" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_HNc0MfZMMnQ/Skx9Tv9fSHI/AAAAAAAAAY4/sNNqu4u4PSM/s320/DSCF1868.JPG" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="FONT-WEIGHT: bold"&gt;Lytsvyanka le 9 mai&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous passons une partie de la journée à rôder auprès du lac, le temps d'une balade sur une petite colline qui domine le grand Baikal. Promenade que nous faisons avec Elvanne et un Canadien, rencontré sur l'aire de minibus, et qui semblait un peu perdu. Francophone, ce dernier est particulièrement marrant ; il réalise un véritable tour du monde, et ne tarit pas d'histoires sympathiques sur son périple.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_HNc0MfZMMnQ/Skx9VGvmzDI/AAAAAAAAAZY/C2n7y636wkI/s1600-h/DSCF1899.JPG"&gt;&lt;img style="TEXT-ALIGN: center; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 240px; DISPLAY: block; HEIGHT: 320px; CURSOR: pointer" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5353791858577689650" border="0" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_HNc0MfZMMnQ/Skx9VGvmzDI/AAAAAAAAAZY/C2n7y636wkI/s320/DSCF1899.JPG" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="FONT-STYLE: italic"&gt; les jolis restaurants de Litsvyanka&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La promenade nous fait grimper le long d'une voie de télésiège abandonnée pour l'été. Nous sommes pratiquement seuls, à part un couple de Russes qui viendra nous rejoindre en poussant des cris de joie. En effet, au croisement du fleuve qui vient d'Irkoutsk et du plus profond lac du monde, la vue est impressionnante. Une brume nous masque en partie les montagnes neigeuses de l'autre côté du lac, à la surface duquel brillent des milliers de morceaux de soleil. Il y a là sur une rambarde des milliers de bouts de tissus noués ; probablement une superstition du coin, suivie par les touristes qui passent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous passons de longues minutes à observer les alentours tels des enfants ahuris.&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_HNc0MfZMMnQ/Skx9UW1la4I/AAAAAAAAAZI/cOMDiY_BYn0/s1600-h/DSCF1888.JPG"&gt;&lt;img style="TEXT-ALIGN: center; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 320px; DISPLAY: block; HEIGHT: 240px; CURSOR: pointer" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5353791845717863298" border="0" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_HNc0MfZMMnQ/Skx9UW1la4I/AAAAAAAAAZI/cOMDiY_BYn0/s320/DSCF1888.JPG" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;En redescendant nous remarquons une espèce de loutre qui nage près de la rive. Aglaé est persuadée que c'est l'un des rares spécimens de phoque d'eau douce qui habitent près du lac ; je préfère ne pas la contredire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous prenons un déjeuner "typique" : la spécialité du lac étant l'&lt;span style="FONT-STYLE: italic"&gt;omul&lt;/span&gt; séché (sorte de truite locale) il n'y a que ça à manger sur le marché local. Nous y allons à reculons étant donné l'odeur éprouvante de poisson qui flotte dans l'air, mais c'est proprement délicieux.&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_HNc0MfZMMnQ/Skx9U8ZdsXI/AAAAAAAAAZQ/2MFD3norHc4/s1600-h/DSCF1889.JPG"&gt;&lt;img style="TEXT-ALIGN: center; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 320px; DISPLAY: block; HEIGHT: 240px; CURSOR: pointer" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5353791855800463730" border="0" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_HNc0MfZMMnQ/Skx9U8ZdsXI/AAAAAAAAAZQ/2MFD3norHc4/s320/DSCF1889.JPG" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="FONT-STYLE: italic"&gt; omul séché et bière locale&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après avoir dit au-revoir à Elvanne, au Canadien qui prendra notre place dans le chalet et à Youri (torse nu, il nous fait signe de la main à travers sa fenêtre lorsque nous partons), nous mettons les voiles sur Irkoutsk, ville que nous voulons visiter avant notre départ vers Moscou.&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_HNc0MfZMMnQ/Skx9UIcJqLI/AAAAAAAAAZA/0jUXcOXV2hU/s1600-h/DSCF1869.JPG"&gt;&lt;img style="TEXT-ALIGN: center; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 320px; DISPLAY: block; HEIGHT: 240px; CURSOR: pointer" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5353791841853089970" border="0" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_HNc0MfZMMnQ/Skx9UIcJqLI/AAAAAAAAAZA/0jUXcOXV2hU/s320/DSCF1869.JPG" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="FONT-STYLE: italic"&gt;Les fantastiques maisons des nouveaux riches russes&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="FONT-WEIGHT: bold"&gt;Une belle ville sibérienne&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;Nous sommes surpris de constater que le chauffeur du bus qui nous ramène à Irkoutsk est le même que la veille, et qu'il nous regarde toujours avec le même sourire un peu en biais. L'espion russe n'est plus là, par contre. Nous achetons le ticket de bus dans l'office du tourisme qui était fermé la veille. L'office de tourisme de Litsvyanka est... minimaliste : sis dans une minuscule maison en bois isolée sur le port c'est un grand bureau avec une table et une chaise. Et c'est tout. Nous doutons de l'intérêt de ce bureau.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous dénichons un minuscule hôtel très confortable juste à côté de la gare routière d'Irkoutsk. C'est un grand bâtiment en bois qui fait aussi restaurant. Je ne saurai jamais si ce n'était pas aussi un hôtel de passe ou quelque chose de douteux dans le genre : intuition née de plusieurs évènements étranges, le premier étant les gros molosses qui vont prendre leur douche dans le sous-sol (mais bon tous les hommes du coin sont comme ça aussi), le second étant le fait que lorsque je me lavais les dents une femme est venue pour aller aux toilettes mitoyens : un homme était venu l'accompagner jusque là (l'accompagner aux toilettes !) et restait au seuil de la salle de bains, à me regarder d'un air neutre et pas très rassurant, comme s'il me soupçonnait à moitié de vouloir aller mater sa copine dans les toilettes.&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_HNc0MfZMMnQ/SkzNruvLSUI/AAAAAAAAAZo/zcwRWMiaWtU/s1600-h/DSCF1915.JPG"&gt;&lt;img style="TEXT-ALIGN: center; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 240px; DISPLAY: block; HEIGHT: 320px; CURSOR: pointer" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5353880208200649026" border="0" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_HNc0MfZMMnQ/SkzNruvLSUI/AAAAAAAAAZo/zcwRWMiaWtU/s320/DSCF1915.JPG" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_HNc0MfZMMnQ/SkzNsKYlFxI/AAAAAAAAAZw/wFXzA_6Lt4w/s1600-h/DSCF1920.JPG"&gt;&lt;img style="TEXT-ALIGN: center; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 320px; DISPLAY: block; HEIGHT: 240px; CURSOR: pointer" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5353880215622063890" border="0" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_HNc0MfZMMnQ/SkzNsKYlFxI/AAAAAAAAAZw/wFXzA_6Lt4w/s320/DSCF1920.JPG" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Une petite promenade au coucher du soleil nous permettra d'avoir un bel aperçu de la ville d'Irkoutsk : alors que les façades se mettent à rougeoyer, nous passons entre les vieilles maisons en bois aux volets sculptés qui font la renommée de l'architecture sibérienne. &lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_HNc0MfZMMnQ/SkzNrLhUasI/AAAAAAAAAZg/cHUgJgJXEp4/s1600-h/DSCF1910.JPG"&gt;&lt;img style="TEXT-ALIGN: center; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 320px; DISPLAY: block; HEIGHT: 240px; CURSOR: pointer" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5353880198747286210" border="0" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_HNc0MfZMMnQ/SkzNrLhUasI/AAAAAAAAAZg/cHUgJgJXEp4/s320/DSCF1910.JPG" /&gt;&lt;/a&gt;Surtout en arrivant dans ce centre-ville parcouru de vieux trams nous voyons pour la première fois des Bulbes d'Eglise Russe Orthodoxe !&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_HNc0MfZMMnQ/SkzNsdga66I/AAAAAAAAAZ4/n80qeXww55U/s1600-h/DSCF1921.JPG"&gt;&lt;img style="TEXT-ALIGN: center; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 320px; DISPLAY: block; HEIGHT: 240px; CURSOR: pointer" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5353880220755225506" border="0" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_HNc0MfZMMnQ/SkzNsdga66I/AAAAAAAAAZ4/n80qeXww55U/s320/DSCF1921.JPG" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Pour certains cet enthousiasme immodéré apparaîtra un peu idiot. Mais je vous jure lorsque vous apercevez pour la première fois, au coin d'un toit, au coin d'une rue, derrière une barrière, une église aux murs blancs encadrés de briques roses, avec des formes très étudiées, très recherchées, et que sur cet espèce de gâteau de mariage vous apercevez les bulbes en or... eh bien vous vous dites que ça y est c'est fait vous êtes en Russie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai eu du mal à retenir l'enthousiasme d'Aglaé, surtout que le mien était parti batifoler pendant ce temps et nous avons mis un temps fous à les retrouver ils s'étaient cachés sous une voiture.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Incroyable : nous &lt;span style="FONT-WEIGHT: bold"&gt;recroisons&lt;/span&gt; les 2 Hollandais déjà rencontrés deux fois. Probablement des espions russes chargés de nous surveiller.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous rentrons dans un joli restaurant entièrement décoré comme à la Belle Epoque (à part la serveuse mongole très timide et très souriante), et comprenons que ce n'était pas un hasard en Mongolie : les Russes comme leurs voisins vouent quasiment un culte à la décoration des restaurants et des bars. Froid oblige : lorsqu'il fait -50°C dehors, vous devez vous retrouver dans des tripots, et si les tripots sont aussi glauques qu'en Chine, c'est la pendaison assurée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On m'avait fait très peur en me dépeignant des cantines russes horribles où l'on te forçait à ingurgiter du gruau moisi. En fait on mange très bien en Russie depuis la fin de l'époque communiste.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3918319069154570863-6149005043853181308?l=metromarcopolo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://metromarcopolo.blogspot.com/feeds/6149005043853181308/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://metromarcopolo.blogspot.com/2009/07/baikal-et-cie.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3918319069154570863/posts/default/6149005043853181308'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3918319069154570863/posts/default/6149005043853181308'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://metromarcopolo.blogspot.com/2009/07/baikal-et-cie.html' title='Baikal et Cie'/><author><name>Charly</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08678658738618799979</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_HNc0MfZMMnQ/SSXfnrpu_ZI/AAAAAAAAAAw/LxE2sxJ4320/S220/DSCF6185.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_HNc0MfZMMnQ/Skx9Tv9fSHI/AAAAAAAAAY4/sNNqu4u4PSM/s72-c/DSCF1868.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3918319069154570863.post-6678053697898288837</id><published>2009-06-29T16:14:00.008+02:00</published><updated>2009-07-23T10:37:28.363+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='balades'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Russie'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='probleme'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='rencontre'/><title type='text'>Mes amis Youri, la réceptionniste blonde et la Française d'Afghanistan</title><content type='html'>&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Litsvyanka, le 8 mai&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est un peu au hasard que nous avons déniché cette adresse. Des écriteaux marqués en anglais indiquaient une sorte d'auberge, mais il avait aussi le mot "appartement". Un peu perdus dans ce village (nous n'avons pas de plan), nous nous étions dits que nous pourrions toujours tenter ça.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors que nous allons taper à la porte d'un petit chalet en bois perdu derrière une barre d'immeuble, une fenêtre s'ouvre à l'étage dudit immeuble. Un homme nous crie en russe quelque chose. Sa tête disparaît, une seconde plus tard, il sort de l'immeuble. C'est un gros homme souriant et débonnaire, bouillant d'énergie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Youri (c'est son nom) ne répond pas à nos vagues questions en russe : il se saisit d'une grosse clé, nous fait visiter l'appartement qu'il loue. C'est un minuscule chalet, tout en bois, avec deux grandes chambres, une cuisine et une salle de bains en état de fonction : bref, un truc très mignon. Il court dans tous les coins, nous montre le chauffage, l'eau chaude, les draps, tout. Il ne parle pas anglais, ou si peu, mais se fait comprendre avec des grands gestes, ou bien en répétant un mot en russe. Son spectacle est drôle, et il se fait plutôt bien comprendre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Youri se comporte comme si nous avions dit "oui", alors que, ne sachant pas combien il loue ce petit appartement, et se doutant que c'est au-dessus de nos moyens, je ne suis pas très partant. Au bout de la cinquième fois que nous lui demandons le prix, il me demande un carnet et un stylo. Il réfléchit, puis entame un speech en russe. Il écrit "3000 roubles", chiffre qu'il raye immédiatement en disant "&lt;span style="font-style: italic;"&gt;student price&lt;/span&gt;", puis écrit "2000 Roubles" : oui, il marchande tout seul. Nous le regardons médusés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je propose moins, il accepte en nous serrant la main, après avoir fait baisser son chiffre de départ de 50%. Nous n'en revenons pas d'avoir ce petit appartement, qui nous fait enfin nous sentir un peu chez nous !&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_HNc0MfZMMnQ/Skxx76x4DYI/AAAAAAAAAYo/lLKih5kPF1U/s1600-h/DSCF1864.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 320px; height: 240px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_HNc0MfZMMnQ/Skxx76x4DYI/AAAAAAAAAYo/lLKih5kPF1U/s320/DSCF1864.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5353779331241348482" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Paperasserie russe (pléonasme)&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Un dernier truc nous chiffonne cependant : chaque visiteur en Russie doit, à son arrivée sur le territoire, se faire enregistrer par la police, puis dans chaque nouvel endroit où il reste plus de 72 h. En réalité cette règle, héritée des temps joyeux de la bureaucratie soviétique, est le prétexte à des trafics en tout genre. Les grands hôtels enregistrent automatiquement et gratuitement leurs clients, mais les petits hôtels font généralement payer ce service... ou sinon il faut s'adresser à d'autres hôtels, qui le font contre des sommes d'argent plus ou moins grandes selon l'humeur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Or il est évident que l'ami Youri, qui loue sûrement son appartement au black, ne nous enregistrera pas. Nous lui demandons mais il nous répond une chose vraie : c'est trop tard pour aujourd'hui, demain c'est un jour de fête nationale (capitulation de l'Allemagne nazie), et après c'est dimanche, donc impossible de nous enregistrer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aglaé n'est pas très rassurée : si nous nous faisons contrôler par des policiers, cela arrive souvent qu'ils demandent le certificat d'enregistrement, et nous ne pourrons le leur montrer. Ca risque de finir par une grosse amende, qui finira dans la poche dudit policier. La quête d'un enregistrement oriente donc notre balade au village.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Premier essai, une auberge de jeunesse : le patron ne parle pas anglais, appelle sa femme. Celle-ci arrive avec une tête d'enterrement : "&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Vous voulez quoi ?"&lt;br /&gt;- Euh... enregistement ?&lt;br /&gt;- Vous voulez une chambre ?&lt;br /&gt;- Euh, non, juste l'enregistrement.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;La femme nous claque la porte au nez sans répondre. Quel accueil ! Alors que nous commençons à partir, le mari ouvre la porte timidement, chuchote : "&lt;span style="font-style: italic;"&gt;vous devez être clients pour être enregistrés&lt;/span&gt;" et la referme, à demi-honteux de cette désobéissance à son molosse de femme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Deuxième essai, la poste : nous demandons "enregistrement ?", la préposée soupire et hausse les yeux au ciel. Pas d'autre réponse. Nous nous en allons, dépités : est-ce que les Russes gentils existent ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au hasard de notre promenade sur l'inoubliable front de mer de Litsvyanka (ah la vue, mais quelle vue !), nous croisons à nouveau les deux Hollandais rencontrés le matin même à la gare d'Irkoutsk. Quel petit monde ! Nous discutons un moment avec eux. Ils sont dans un petit hôtel complètement vide, en bordure du village. Peut-être pourrons-nous obtenir un enregistrement sur place...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avant de les suivre, nous achetons du pain pour le lendemain, dans un supermarché soviétique. Le concept du supermarché soviétique est étonnant : ce n'est pas vous qui choisissez des produits avant de les amener à la caisse, c'est la caissière qui va chercher les produits que vous indiquez. Façon de faire évidemment anti-productive, chaque client monopolisant la caissière plus longtemps, mais cela semble être une mesure de méfiance contre le vol...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;(cela dit, en Asie, nous étions toujours suivis par les vigiles dans les supermarchés !&lt;/span&gt;)&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_HNc0MfZMMnQ/Skxx8Q1MooI/AAAAAAAAAYw/0cDHvMF6ON4/s1600-h/DSCF1906.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 320px; height: 240px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_HNc0MfZMMnQ/Skxx8Q1MooI/AAAAAAAAAYw/0cDHvMF6ON4/s320/DSCF1906.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5353779337160860290" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Le sourire d'une blonde&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;L'hôtel des Hollandais est effectivement complètement vide, c'est un grand resort en bois, tout neuf, tout déprimant. Après de longs couloirs, nous atterrissons à l'accueil. D'un côté, une femme très laide regarde la télévision avec un air buté. De l'autre, la Russe qui sauve tous les Russes : une jeune belle blonde aux yeux bleus &lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;souriante !&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous lui parlons avec angoisse, car autant le dire, nous nous attendons à nous faire jeter comme des malpropres. Elle écoute notre requête, nous répond dans un anglais parfait que c'est impossible pour elle de faire ça maintenant. Mais elle nous dit qu'elle va se renseigner sur notre situation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pardon ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avant que nous n'ayons le temps de réagir, elle empoigne son téléphone et passe une série d'appels. Elle contacte tous les hôtels d'Irkoutsk. Parle. Attend, rappelle. Bref, elle semble complètement dévouée à deux inconnus, qui plus est qui ne sont pas clients de l'hôtel... Nous n'en revenons pas. Elle raccroche, et nous informe que nous n'avons pas de soucis à nous faire : le train qui nous emmènera à Moscou part d'Irkoutsk moins de 72 heures après notre arrivée, donc il n'y a pas besoin d'enregistrement. Elle est formelle. Nous pouvons enfin souffler.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette jeune femme blonde engage ensuite la discussion. En apprenant que nous sommes Français, ses yeux s'illuminent. Elle commence à nous parler de l'alliance française d'Irkoutsk, qui est très dynamique. Elle évoque avec envie et bonheur une amie à elle, qui s'est mariée à un Français. En gros, il est évident qu'elle rêve de rencontrer des Français (comme moi), afin de sortir de son trou, et d'éviter les hommes russes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;(ah nous ne vous l'avons pas dit ? de l'aveu des femmes russes, de TOUTES les femmes russes, les hommes russes sont juste irrécupérables : violents, très souvent alcooliques, toujours machos, ils sont la cause d'une recherche éperdue de maris étrangers, de la part des femmes russes)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(ah on ne vous l'a pas dit non plus ? A cause de l'alcoolisme et du suicide, l'espérance de vie des hommes russes est de 12 ans inférieure à celle des femmes russes)&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En gros cette femme, que nous quittons à regret tant sa gentillesse nous impressionne, cette femme dis-je est jalouse d'Aglaé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous dînons sans Elvanne dans un petit restaurant en bord de lac. Il n'y a que deux plats possibles, le &lt;span style="font-style: italic;"&gt;vlov&lt;/span&gt; ou la &lt;span style="font-style: italic;"&gt;shashlik&lt;/span&gt;. N'ayant aucune idée de ce que ça peut être je commande les deux, nous nous retrouvons avec une brochette et du riz huilé aux légumes. Ca aurait pu être pire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pendant le dîner nous regardons autour de nous ces Russes. Les hommes sont de manière générale affreux, les femmes magnifiques. Tous ont les yeux bleus. Comme nous sommes prêts de territoires historiquement mongols un bon paquet de gens a des traits asiatiques. Eux n'ont pas les yeux bleus. Tous nous fascinent.&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_HNc0MfZMMnQ/Skxx7qbIhNI/AAAAAAAAAYg/xr7PG0V1nmo/s1600-h/DSCF1859.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 320px; height: 240px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_HNc0MfZMMnQ/Skxx7qbIhNI/AAAAAAAAAYg/xr7PG0V1nmo/s320/DSCF1859.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5353779326850991314" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Une femme de tête&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;La soirée se passera à discuter avec Elvanne. Cette femme de tête a une longue vie derrière elle. En gros elle accepte n'importe quel emploi à l'étranger : elle a donc passé un an en Afghanistan, a travaillé en Argentine et sort d'un an en Malaisie. Elle a bien sûr des milliers d'anecdotes à raconter ce qui rajouté à son sens de l'humour rendra la soirée délicieuse.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3918319069154570863-6678053697898288837?l=metromarcopolo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://metromarcopolo.blogspot.com/feeds/6678053697898288837/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://metromarcopolo.blogspot.com/2009/06/mes-amis-youri-la-receptionniste-blonde.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3918319069154570863/posts/default/6678053697898288837'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3918319069154570863/posts/default/6678053697898288837'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://metromarcopolo.blogspot.com/2009/06/mes-amis-youri-la-receptionniste-blonde.html' title='Mes amis Youri, la réceptionniste blonde et la Française d&apos;Afghanistan'/><author><name>Charly</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08678658738618799979</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_HNc0MfZMMnQ/SSXfnrpu_ZI/AAAAAAAAAAw/LxE2sxJ4320/S220/DSCF6185.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_HNc0MfZMMnQ/Skxx76x4DYI/AAAAAAAAAYo/lLKih5kPF1U/s72-c/DSCF1864.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3918319069154570863.post-7570391371837612384</id><published>2009-06-29T14:45:00.036+02:00</published><updated>2009-07-22T21:05:44.185+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Russie'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='transsibérien'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='ville'/><title type='text'>La joie de la bureaucratie russe</title><content type='html'>&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Irkoutsk, le 8 mai&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Arrivée en Russie par une aube grise, sous une pluie glacée."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'aurais rêvé pouvoir employer une autre phrase pour décrire notre premier contact avec le pays russe, mais impossible de faire autrement. Fatigués d'un réveil peu tardif, c'est non sans galères que nous trouvons le guichet pour acheter des billets Irkoutsk-Moscou. Comme dans l'épisode de la Maison des Fous de &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Astérix aux Jeux Olympiques&lt;/span&gt;, nous sommes renvoyés de guichets en guichets. Lesdits guichets sont tenus par des femmes russes typiques : un air déprimé masque mal leur désespoir existentiel, et c'est avec lassitude qu'elles nous indiquent le chemin à suivre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A noter que notre niveau en russe (ou plutôt notre absence de niveau en russe) ne nous a pas empêché de ruser pour nous faire comprendre. Nous avons recopié en cyrillique des phrases toutes faites pour réserver un billet, phrases que nous avons trouvées dans notre guide, et avons ajouté notre destination en Cyrillique : &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Москва&lt;/span&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le véritable guichet se trouve à l'étage de la gare, dans un grand salon chic (mais pourquoi ?). Nous devons attendre quelques dizaines de minutes, car il ouvre à 8h. En allant chercher de l'argent au distributeur automatique, je croise une jeune femme européenne qui était dans notre wagon. Nous n'avions pas eu l'occasion de discuter, mais je me doute bien que vu son air perdu, elle cherche le même guichet que nous.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je l'aborde en anglais, elle me répond avec un fort accent français : elle vient de notre pays ! Il s'agit d'Elvanne, qui va nous accompagner pendant deux jours.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Suite des mésaventures de la bureaucratie russe : à l'ouverture du guichet nous nous précipitons avec notre papier. La jeune femme, lasse dès l'ouverture du guichet, nous donne les horaires possibles pour notre jour de départ. Horreur ! Le seul train disponible roule pendant 4 nuits et trois jours, et arrive à Moscou à 4h du matin, au lieu du train que nous croyions pouvoir prendre, qui ne roule "que" trois nuits, et arrive à des heures décentes. Calamité !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Encore une fois nous devrons prendre un train plus long que prévu. Nous regardons les prix, et là c'est la surprise : les billets coûtent trois fois moins cher que prévu ! Normalement un billet Moscou-Irkoutsk coûte environ 250 euros, là ça coûte environ 90 euros. La faute aux taux de change peut-être (le rouble a beaucoup baissé par rapport à l'euro), la faute à un train plus lent surtout. Mais quand bien même, nous sommes assez hallucinés, car il s'agit de la deuxième classe, avec cabines fermées, etc.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après avoir un peu réfléchi, car l'arrivée à 4h du matin ne nous enchante pas, nous acceptons notre sort : après tout, rester plus longtemps dans le train ne fera que rallonger l'expérience Transsibérien dont nous rêvions, non ? Revenus au guichet, nous apprenons la plus étrange des nouvelles : après n'avoir rien compris à ce que nous dit la guichetière qui nous montre une horloge, nous déduisons que son guichet, qui ouvre à 8h, ne vend pas de billets avant 9h00.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une question nous ronge encore : mais pourquoi ouvre-t-elle si elle ne peut pas vendre de billets.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après être allés boire un café avec Elvanne, qui a retiré sa réservation et nous accompagne pour nous supporter, nous retournons à la charge du guichet n°3. Il est 9h15, mais la dame nous annonce qu'elle ferme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Récapitulons s'il vous plaît.&lt;br /&gt;- le guichet ouvre à 8h&lt;br /&gt;- il ne vend rien jusqu'à 9h&lt;br /&gt;- il ferme à 9h15.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Logique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Lumière&lt;br /&gt;&lt;/span&gt; Entretemps un autre guichet a ouvert juste à côté. Dans la queue, nous faisons connaissance avec deux Hollandais, deux beaux garçons, souriants, francophones et sympathiques. Quand notre tour vient, le cinéma du papier en cyrillique recommence, mais cette fois-ci la dame, qui connaît une poignée de mots en anglais et ose s'en servir, est souriante, disponible et accueillante. Une véritable source d'espoir, surtout pour moi qui n'avait que des souvenirs immondes de mon passage à l'aéroport de Moscou, un an auparavant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une fois les précieux billets en notre possession, nous partons direction Litsvyanka. Pour la première fois du voyage depuis l'Inde, nous n'avons plus aucune démarche bureaucratique à faire : plus de billets à acheter, plus de visas, plus rien ! Ah la tranquillité d'esprit !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Trams et minibus&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Accompagnés d'Elvanne, qui se rend dans le même village que nous, nous traversons la ville en tram afin de rejoindre la gare routière. Tout est différent et nouveau pour nous : les maisons en bois sculptées, le fait de ne plus être remarqués comme touristes (tout le monde est Blanc), les trams, le fait même que tout semble vieux et rempli d'histoire. Nous sommes enchantés de toute cette européanité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A peine le temps d'admirer le charme d'Irkoutsk, et nous voilà déjà dans un minibus en direction du village de Litsvyanka, et du lac Baïkal que le bourg borde. C'est un Russe carré comme une armoire à glace, et qui parle un anglais parfait (probablement un ancien espion !), qui nous a sauvé de grosses incompréhensions en nous expliquant les tarifs du bus. Nous sommes effarés : comme en Chine, personne ne parle anglais en Russie !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Le lac le plus profond du monde !&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Le lac Baïkal, où nous arrivons après une course de minibus effrenée, est splendide. Au bout d'une plaine d'eau qui évoque plus une mer qu'un lac, une rangée sans fin de montagnes enneigées semble tremper ses pieds dans l'eau, comme les dents d'une machoire dont le lac serait le palais.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je suis médusé. Le village, qui se développe à vitesse grand V à cause du tourisme, est aujourd'hui complètement endormi : nous sommes hors-saison. Vous êtes déjà allés dans une station balnéaire hors-saison ? L'ambiance qui y règne est délicieuse et mélancolique, un peu comme un joli village fantôme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les petites baraques en bois sculpté semblent sorties d'un conte de fées. Quelques hommes coupent du bois, des adolescents blonds se promènent, l'oeil un peu sauvage. Nous sommes bien en Sibérie !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;C'&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;est à ce moment que nous faisons la connaissance de Youri...&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3918319069154570863-7570391371837612384?l=metromarcopolo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://metromarcopolo.blogspot.com/feeds/7570391371837612384/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://metromarcopolo.blogspot.com/2009/06/la-joie-de-la-bureaucratie-russe.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3918319069154570863/posts/default/7570391371837612384'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3918319069154570863/posts/default/7570391371837612384'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://metromarcopolo.blogspot.com/2009/06/la-joie-de-la-bureaucratie-russe.html' title='La joie de la bureaucratie russe'/><author><name>Charly</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08678658738618799979</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_HNc0MfZMMnQ/SSXfnrpu_ZI/AAAAAAAAAAw/LxE2sxJ4320/S220/DSCF6185.JPG'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3918319069154570863.post-6841219156294916527</id><published>2009-06-29T14:45:00.035+02:00</published><updated>2009-07-21T23:33:42.718+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Russie'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Mongolie'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='train'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='transsibérien'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='rencontre'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='transport'/><title type='text'>Sur les chemins de la contrebande : Ulan-Bator --&gt; Irkoutsk</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_38A2RWZR4XU/SkjHghS7SHI/AAAAAAAAAMY/7zn2lXC7kIU/s1600-h/DSCF1848.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 320px; height: 240px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_38A2RWZR4XU/SkjHghS7SHI/AAAAAAAAAMY/7zn2lXC7kIU/s320/DSCF1848.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5352747518637328498" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;6 - 8 mai&lt;/span&gt; &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;br /&gt;36 heures de train&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;La &lt;span style="font-style: italic;"&gt;providnitsa &lt;/span&gt;nous conduit dans notre cabine. Elle est occupée par une charmante dame australienne. C'est une prof retraitée très pimpante et d'une charmante conversation. Elle a un petit côté british quand elle s'exclame toutes les 5 minutes : &lt;span style="font-style: italic;"&gt;"Oh, lovely !"&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Les steppes mongoles défilent par la fenêtre, nous "cuisinons" nos habituelles nouilles instantanées, et nous montrons comment les cuire à notre voisine héberluée. Le voyage semble devoir être sans surprise. Mais à l'approche de la frontière, un quatrième passager arrive dans notre cabine, introduit par la &lt;span style="font-style: italic;"&gt;provodnitsa&lt;/span&gt;. C'est une dame mongole qui semble extrêmement chargée de sacs. Elle nous fait un petit sourire en coin puis se met au travail...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elle sort d'abord des habits de sport neufs. Elle arrache les étiquettes, les jette puis retourne joggings et T-shirts pour qu'ils ressemblent à du linge sale. Elle sort ensuite toute une série de sacs de sports neufs et les range les uns dans les autres, comme des poupées russes, jusqu'à ce qu'ils ne forment plus que deux gros sacs. Elle range les habits neufs en boule dedans.&lt;br /&gt;Puis elle passe aux produits alimentaires: d'abord des paquets de thé chinois qu'elle dissimule ici et là, puis une douzaine de bouteilles de whisky, et pas n'importe lequel : du &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Chivas Regal&lt;/span&gt; ! Elle plie soigneusement les boîtes en carton de chaque bouteille et les cache dans des sacs. Elle fait ensuite disparaître les bouteilles une à une, dont une au fond de son sac à main.&lt;br /&gt;Une autre dame mongole, qui exerce apparemment la même activité, passe de temps en temps la voir. La &lt;span style="font-style: italic;"&gt;providnista &lt;/span&gt;a l'air de bien s'entendre avec elles ; elle trouve sans aucun doute son intérêt dans ce trafic.&lt;br /&gt;Notre contrebandière finit son œuvre en soupoudrant les coins sombres du compartiment de baskets neuves et de casquettes de marque (toujours empilées en mode poupées gigognes).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous faisons part de ces événements à la bonne dame australienne plongée dans son livre. Elle est affolée et semble avoir des palpitations. A l'évidence, c'est le plus grand morceau d'aventure de sa vie paisible. Ce manège nous fait quant à nous bien rire et nous engageons des paris : je souhaite le succès de la contrebandière mongole, Charly prend le parti du douanier russe qui ne va pas tarder à arriver.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous attendons avec impatience la frontière. De toute façon nous allons y passer des heures inutiles ; un peu de suspense est le bienvenu !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_38A2RWZR4XU/SkjHiuqxliI/AAAAAAAAAM4/TBNkgBMXo2o/s1600-h/DSCF1855.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 320px; height: 240px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_38A2RWZR4XU/SkjHiuqxliI/AAAAAAAAAM4/TBNkgBMXo2o/s320/DSCF1855.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5352747556586755618" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Le passage des officiers de l'immigration se passe bien. C'est plutôt nous qui sommes stressés de ne pas avoir coché le bonne case d'un formulaire russe un peu obscur. Le douanier arrive enfin, avec son regard bleu acier et son élégant uniforme. La contrebandière mongole est un peu fébrile, la dame australienne est tellement stressée qu'elle ne comprend pas quand il lui demande d'où elle vient, nous répondons à cette même question puis retenons notre souffle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le douanier demande en russe à la dame mongole d'ouvrir son sac, elle transpire le stress et s'exécute en lançant un flot de paroles en russe. Elle est très forte et ne fait surgir de son cabas qu'un amas de vêtement. Mais le douanier a déjà détourné le regard pour remarquer une basket rose fluo et flambant neuve mal dissimulée. Charly esquisse déjà un demi-sourire de victoire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous avons les yeux rivés sur la scène. La dame mongole parle, parle, parle puis rassemble ses deux mains comme si elles étaient menottées. Le douanier répond des choses en russe puis... tourne les talons, sans fouiller les autres sacs ! Aucun billet n'a été glissé dans sa main - nous en sommes certains. Pourquoi est-il parti ? Le mystère demeure mais j'ai gagné le pari !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_38A2RWZR4XU/SkjHh5agxzI/AAAAAAAAAMo/CaQn8nkGa_o/s1600-h/DSCF1852.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 320px; height: 240px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_38A2RWZR4XU/SkjHh5agxzI/AAAAAAAAAMo/CaQn8nkGa_o/s320/DSCF1852.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5352747542291466034" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Le passage de la frontière se passe sans autre fait notable, si ce n'est des toilettes fermés pendant de longues heures et la présence de changeurs à l'air et aux taux louches. Nous quittons la frontière à la nuit tombée, la contrebandière mongole a disparu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La nuit tombe, nous allons louper la magnifique vue sur le lac Baïkal !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Charly se lève quand même à 4h30 du mat' pour voir si on aperçoit le lac, mais on ne voit rien et il se rendort aussitôt. Je me relève un peu plus tard mais on n'aperçoit rien de plus que des bouleaux. Tant pis ! Nous approchons de notre premier arrêt en Russie : Irkoutsk, tout le monde descend !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Et pour finir, nous vous laissons contempler l'inénarrable classe russe (deux voyageurs de notre compartiment) :&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_38A2RWZR4XU/SkjHg7lOmuI/AAAAAAAAAMg/Ska0BGZdIh0/s1600-h/DSCF1850.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 320px; height: 240px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_38A2RWZR4XU/SkjHg7lOmuI/AAAAAAAAAMg/Ska0BGZdIh0/s320/DSCF1850.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5352747525693414114" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3918319069154570863-6841219156294916527?l=metromarcopolo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://metromarcopolo.blogspot.com/feeds/6841219156294916527/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://metromarcopolo.blogspot.com/2009/06/sur-les-chemins-de-la-contrebande-ulan.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3918319069154570863/posts/default/6841219156294916527'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3918319069154570863/posts/default/6841219156294916527'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://metromarcopolo.blogspot.com/2009/06/sur-les-chemins-de-la-contrebande-ulan.html' title='Sur les chemins de la contrebande : Ulan-Bator --&gt; Irkoutsk'/><author><name>Aglaé</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10149911006554960819</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_38A2RWZR4XU/SSXnoRACWjI/AAAAAAAAAAM/_aNI_Y5wlKg/S220/Le+Grand+voyage+3662.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_38A2RWZR4XU/SkjHghS7SHI/AAAAAAAAAMY/7zn2lXC7kIU/s72-c/DSCF1848.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3918319069154570863.post-9009811776038536402</id><published>2009-06-28T20:12:00.012+02:00</published><updated>2009-07-20T11:40:10.409+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='restaurant'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Mongolie'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='rencontre'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='ville'/><title type='text'>La queue entre les pattes - retour à UB</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_HNc0MfZMMnQ/SkiupzKOV6I/AAAAAAAAAYA/NF9--wmIfOU/s1600-h/DSCF1843.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 320px; height: 240px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_HNc0MfZMMnQ/SkiupzKOV6I/AAAAAAAAAYA/NF9--wmIfOU/s320/DSCF1843.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5352720190260795298" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;                                                    Une vue du centre-ville d'Ulan Bataar&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;5 - 6 mai&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt; Nous débarquons du bus, un soleil éclatant nous tape au coin de la figure. Nous tirons une tronche pas possible. Après être rentrés à l'hôtel, nous déposons nos sacs, prenons une douche amplement méritée (pas de vraie douche depuis 3 jours !) et partons illico en direction de l'agence de voyage, encore ouverte à cette heure-ci.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous avions tout à redouter de l'agence : s'ils ne se montraient pas coopératifs, s'ils étaient des arnaqueurs habitués à ce genre de retours, ils auraient eu vite fait de nous demander de déguerpir. Nous avions deux objectifs, un majeur (leur faire savoir que c'était un scandale la façon dont nous avions été traités) et un mineur (récupérer un peu d'argent, histoire de récupérer un peu de dignité) .&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour faire vite sur un sujet encore un peu sensible, l'agence &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Ger to ger &lt;/span&gt;s'est montrée très coopérative. La responsable semblait surprise de notre récit, a pris note de notre plainte pour la vérifier auprès des deux familles, puis nous sommes partis. Le lendemain, après quelques atermoiements et contre-rappels aux familles, nous avons obtenu une certaine reconnaissance de l'anormalité de la situation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et des explications : 1) la femme de notre première hôte est tombée malade. Au lieu de nous en informer (ce qui était possible avec les mots de notre lexique mongol-anglais qu'ils avaient lu), ils ont préféré nous "léguer" à leur beau-fils, qui n'avait pas été formé à prendre soin des étrangers. Le mari a dû s'occuper de sa femme, et nous a complètement oubliés.&lt;br /&gt;2) le cheval blessé que j'avais aidé à secourir a été la cause de notre abandon total de la part du chef de la seconde famille ; le soir et le lendemain matin il a dû l'amener chez le vétérinaire. Il ne s'est pas rendu compte que nous aurions adoré aller chez le véto plutôt que de ne rien faire en attendant une activité prévue.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Passons. Cet épisode nous a beaucoup énervés, et pas mal déçus : si le tour en chameaux et en chevaux était inoubliable, notre séjour en Mongolie nous laissera un goût amer: nous avions seulement 3 jours pour vraiment découvrir le pays et nous en avons passé 2 à attendre. Maintenant, il est trop tard, nous partons bientôt, ne reviendrons pas de sitôt. Ce constat confèrera à notre dernier jour à Ulan Bator une atmosphère un peu molle : nous étions déprimés, à la fois par cet épisode et par la fin du voyage, et assez épuisés aussi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Freaky Koreans&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;Nous retournons dans notre auberge sur les toits, l'occasion d'ailleurs de faire une lessive à la main en plein air. Nous croisons deux couples : le premier est un couple de Français qui se rendent le lendemain à une expédition &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Ger to ger !&lt;/span&gt; Nous leur expliquons qu'il ne faut pas forcément s'attendre à une grande interaction avec les familles - notre but est qu'ils ne soient pas aussi déçus que nous l'avons été. Nous discutons un peu avec la fille : intermittents du spectacle, ils ont fait une pause de 15 mois dans leur vie, pour faire un tour de l'Asie. Ils ont traversé deux fois moins de pays que nous, mais ont passé minimum deux mois dans chaque. Nous avons adoré le Laos, la Thaïlande, le Vietnam et le Cambodge, mais imaginer y passer 10 mois consécutifs nous dépasse complètement ! Question de rythme, évidemment...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le second couple, qui loge dans notre chambre, est le couple le plus bizarre du monde. Composé d'un Coréen et d'une Japonaise, tous deux ont exactement le même look : la queue de cheval, les lunettes, les habits... Impossible de les distinguer l'un de l'autre. La femme ne dit rien, et semble complètement aux ordres de son petit ami coréen. Ce dernier, par contre, nous parle sans arrêt, avec un accent du Sud des Etats-Unis très traînant, un peu insupportable. Il mange ses mots, fait des réflexions bizarres sur tout. Sans vraiment pouvoir expliquer pourquoi, ce couple morbide nous met très mal à l'aise !!!&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Vive la nourriture mongole&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Juste avant notre départ pour l'expédition semi-ratée, j'avais forcé Aglaé à rentrer dans un restaurant au hasard. Nous avions avisé le premier restaurant trouvé devant notre auberge, ça s'appelait le &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Green House&lt;/span&gt;, en néons verts devant un établissement qui semblait plongé dans la pénombre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je propose à Aglaé d'y aller, elle me répond : "&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Non, malheureux, je suis sûre que c'est un endroit louche, regarde il y a marqué XXX !!!!&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Je me retiens péniblement de rire, puis j'éclate. Au-dessus de la porte qui menait au restaurant, il y avait effectivement un écriteau avec trois grosses lettres : "XXK". Sauf qu'il s'agissait de cyrillique, et que c'était donc un panneau avec écrit "RRK".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous avions découvert un restaurant incroyable : à des prix bien inférieurs à ceux pratiqués dans les restaurants internationaux pour touristes et expatriés, ce restaurant très design proposait une nourriture mongole simple mais très bonne et bien présentée. Steaks avec du riz, soupes de raviolis de viande, escalopes : rien que du classique. L'ambiance du restaurant est particulièrement bonne : des télévisions sont accrochées au mur, nous sommes installés dans de profonds canapés moelleux, buvons dans de grands verres élégants. Vous l'avez compris, nous avions trouvé un restaurant chic, à des prix chics !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour mieux mesurer l'étendue de notre plaisir, il faut s'imaginer que ce restaurant chic était la première occurence, au moins depuis notre départ du Japon, d'un établissement à la décoration réfléchie et travaillée. Cinq semaines de cantines glauques en Chine nous avaient fait oublier à quel point un restaurant pouvait être un endroit agréable !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous y retournons plusieurs fois à notre retour, afin de noyer notre déprime dans des Martinis à 1 euro, engoncés dans des canapés bien plus mous que les selles des chevaux mongols. Et bizarrement, ça marche !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Bye bye Mongolia &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Notre dernière après-midi, c'est encore la tournée habituelle des supermarchés et des cybercafés, avant de reprendre le train. Les supermarchés mongols proposent d'ailleurs une variété et une quantité de vodkas assez rare dans nos contrées !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ca me rappelle une anecdote que j'ai oublié de vous raconter. Lors de notre premier passage à UB, un soir que nous traînions avec Charles M., le globe-trotteur en chaussures Bateau, nous passions près du lit asséché de la rivière. Cette longue tranchée sépare la partie soviétique de la ville du camp de yourtes. D'un côté, le béton et les rues carossables, de l'autre, des pistes en terre absolument impraticables. Entre les deux, cette longue cicatrice, au fond de laquelle coule un mince filet d'eau, recueille toutes les ordures du quartier. Dès qu'il fait un peu chaud, une odeur nauséabonde s'en élève, et lorsque nous la traversons sur les fragiles ponts en bois, nous nous bouchons systématiquement le nez.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce soir là, alors que nous traversons le pont, dans l'obscurité à peine allégée par les réverbères du côté &lt;span style="font-style: italic;"&gt;clean&lt;/span&gt; de la ville, j'aperçois une forme imposante qui gesticule sur la pente abrupte de la tranchée. C'est un gros ivrogne qui est au fond des ordures ; il tente de remonter et glisse sans arrêt sur la terre mélangée de sable. Il émet de pénibles grognements.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je m'élance vers lui, rapidement suivi par Charles M.. Je veux lui tendre la main, mais pour ça il me faut descendre le long de la pente glissante et pentue. Je m'exécute, pas très rassuré, et allonge mon bras. L'ivrogne l'attrape, et tire de toutes ses forces pour remonter. Je manque de tomber avec lui, mais m'accroche à la pente, puis remonte. L'ivrogne semble un peu paniqué, mais comprend ce que je veux de lui. Il est très lourd. Je rassemble mes forces et me jette en haut de la pente, remontant l'homme d'un coup. Celui-ci s'effondre par terre, à bout de souffle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il commence à nous dire quelques mots en mongol. Il a l'air sorti d'affaire et j'imagine qu'il vaut mieux pour lui être secouru par nous que subir la honte d'être sorti du gouffre par des gens qu'il connaît. Nous partons.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Départ en train&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Nous revenons à la gare d'Ulan Bataar, pour nos dernières heures en Mongolie. C'est un train différent qui nous attend, dont seulement un wagon passera la frontière russe ! Un gros paquet de Blancs attend donc devant ce wagon, qui est bien sûr le nôtre. C'est une &lt;span style="font-style: italic;"&gt;provodnitsa&lt;/span&gt; russe (responsable de wagon), bien caractéristique de l'image qu'on peut se faire du Transsibérien, qui nous accueille avec un visage de porte de prison. Adieu la Mongolie !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_HNc0MfZMMnQ/Skiuqp2_MDI/AAAAAAAAAYQ/F7_lkfQWiTM/s1600-h/DSCF1846.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 320px; height: 240px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_HNc0MfZMMnQ/Skiuqp2_MDI/AAAAAAAAAYQ/F7_lkfQWiTM/s320/DSCF1846.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5352720204944060466" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;                                                         Le quartier des &lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;gers&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_HNc0MfZMMnQ/SkiuqXd2wlI/AAAAAAAAAYI/5kLyu0dfqgA/s1600-h/DSCF1844.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 320px; height: 240px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_HNc0MfZMMnQ/SkiuqXd2wlI/AAAAAAAAAYI/5kLyu0dfqgA/s320/DSCF1844.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5352720200006812242" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;                                               Des  immeubles typiques du style soviétique&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3918319069154570863-9009811776038536402?l=metromarcopolo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://metromarcopolo.blogspot.com/feeds/9009811776038536402/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://metromarcopolo.blogspot.com/2009/06/la-queue-entre-les-pattes-retour-ub.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3918319069154570863/posts/default/9009811776038536402'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3918319069154570863/posts/default/9009811776038536402'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://metromarcopolo.blogspot.com/2009/06/la-queue-entre-les-pattes-retour-ub.html' title='La queue entre les pattes - retour à UB'/><author><name>Charly</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08678658738618799979</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_HNc0MfZMMnQ/SSXfnrpu_ZI/AAAAAAAAAAw/LxE2sxJ4320/S220/DSCF6185.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_HNc0MfZMMnQ/SkiupzKOV6I/AAAAAAAAAYA/NF9--wmIfOU/s72-c/DSCF1843.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3918319069154570863.post-3134660940422390137</id><published>2009-06-28T18:25:00.012+02:00</published><updated>2009-07-19T13:00:35.322+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='bus'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Mongolie'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='galere'/><title type='text'>Dans la steppe (3/3) Echec cuisant</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_38A2RWZR4XU/SkiUg4oR2bI/AAAAAAAAAMQ/Z6B3qtUv9Iw/s1600-h/DSCF1838.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 320px; height: 240px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_38A2RWZR4XU/SkiUg4oR2bI/AAAAAAAAAMQ/Z6B3qtUv9Iw/s320/DSCF1838.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5352691449807886770" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;5 mai&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span&gt;Nous nous réveillons très tôt car nous savons que nous devons faire une marche avec notre hôte jusqu'à un monastère qui a servi de décor pour un film. Nous allons faire notre habituelle toilette de chat, montrons que nous sommes réveillés : personne ne réagit. On nous apporte un maigre petit-déjeuner dans notre yourte. Affamés nous complètons avec nos &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Mars&lt;/span&gt;. &lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span&gt;&lt;br /&gt;Toujours aucune trace de notre hôte. Le temps passe... Nous nous disons qu'il est peut-être allé soigner son cheval blessé et que nous ferons la balade un peu plus tard. Nous nous ennuyons mais n'osons pas nous éloigner du campement au cas où notre hôte arrive.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous passons la matinée à attendre, de plus en plus énervés. Nous sommes des fantômes, et à part la petite fille qui nous égaye un peu, les autres membres de la famille ne semblent même pas remarquer notre présence. On finit par nous faire déjeuner à toute vitesse à 11h, alors que nous n'avons évidemment pas faim. Le monsieur en jeep, celui qui nous avait déposé dans notre première famille, est arrivé. A 11h20 nous sommes dans sa voiture, fonçant à travers la steppe vers notre arrêt de bus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans le bus qui cahote dans tous les sens, nous sommes dégoûtés. La troisième journée d'excursion se sera résumée à une longue attente. Les bons souvenirs de la veille ne suffisent pas à nous calmer. Nous avons à l'évidence fait un effort budgétaire qui n'en valait pas la peine. Les familles ont certes bétail à gérer, mais elles sont très bien indemnisées et ont été formées à s'occuper des touristes. Nous sommes scandalisés par leur manque total de considération. A part lors de notre balade à cheval, les êtres qui auront montré le plus d'intérêt pour nous ont été une petite fille, un chat et un poulain !&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_38A2RWZR4XU/SkiUgcoc8EI/AAAAAAAAAMI/MVjJleg9_7A/s1600-h/DSCF1835.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 240px; height: 320px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_38A2RWZR4XU/SkiUgcoc8EI/AAAAAAAAAMI/MVjJleg9_7A/s320/DSCF1835.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5352691442292420674" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;                                                 &lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3918319069154570863-3134660940422390137?l=metromarcopolo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://metromarcopolo.blogspot.com/feeds/3134660940422390137/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://metromarcopolo.blogspot.com/2009/06/dans-la-steppe-33-echec-cuisant.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3918319069154570863/posts/default/3134660940422390137'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3918319069154570863/posts/default/3134660940422390137'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://metromarcopolo.blogspot.com/2009/06/dans-la-steppe-33-echec-cuisant.html' title='Dans la steppe (3/3) Echec cuisant'/><author><name>Aglaé</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10149911006554960819</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_38A2RWZR4XU/SSXnoRACWjI/AAAAAAAAAAM/_aNI_Y5wlKg/S220/Le+Grand+voyage+3662.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_38A2RWZR4XU/SkiUg4oR2bI/AAAAAAAAAMQ/Z6B3qtUv9Iw/s72-c/DSCF1838.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3918319069154570863.post-8881721351342326740</id><published>2009-06-28T18:24:00.020+02:00</published><updated>2009-07-18T16:20:36.322+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='balades'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Mongolie'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='rencontre'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='paysage'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='animaux'/><title type='text'>Dans la steppe (2/3) Aglaé et Charly, rois du désert !</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_38A2RWZR4XU/Ske6AHr40pI/AAAAAAAAALA/lWQIQWO9fbo/s1600-h/DSCF1765.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 320px; height: 240px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_38A2RWZR4XU/Ske6AHr40pI/AAAAAAAAALA/lWQIQWO9fbo/s320/DSCF1765.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5352451193379017362" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;4 mai&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span&gt;Nous nous réveillons un peu contrariés et inquiets. Nous faisons une toilette de chat près d'un bidon rempli d'eau : évidemment il n'y a pas de douche dans une yourte. Par contre, il y a des panneaux solaires pour produire un peu d'électricité... afin de faire marcher la télé (et une ampoule). Notre voyage a été l'occasion de constater qu'il y a toujours une télé partout, même dans les endroits les plus paumés et les plus pauvres.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous avalons une espèce de bouillie de riz sucrée pour le petit-déjeuner et partons tous de suite à dos de nos chameaux à fourrure. Les membres de la famille réaparaissent juste pour nous dire "&lt;span style="font-style: italic;"&gt;au revoir&lt;/span&gt;". Nous nous dirigeons vers une chaine de petites montagnes caillouteuses au loin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Notre guide chantonne très agréablement, nous passons près de gigantesque troupeaux gardés par des hommes à cheval ou à moto. La lumière est sublime et l'herbe rase prend des couleurs étranges: vert, jaune, marron ou orange. Notre bonne humeur revient instantanément devant un si beau paysage.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au bout d'un long trajet, nous arrivons à un tas de roches recouvert d'écharpes bleues turquoises. C'est apparamment non seulement un lieu sacré mais aussi un point de rencontre pour les nomades. Nous y voyons au moins trois personnes de familles différentes réunies. Quelle foule!&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_38A2RWZR4XU/Ske5_LNqtzI/AAAAAAAAAKo/lnnyRkFods0/s1600-h/DSCF1746.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 320px; height: 240px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_38A2RWZR4XU/Ske5_LNqtzI/AAAAAAAAAKo/lnnyRkFods0/s320/DSCF1746.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5352451177146136370" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Cette halte nous permet de reposer nos genoux, toujours mis à rude épreuve. La balade reprend, cette fois en longeant les montagnes de roches escarpées. Nous atteignons notre prochaine famille d'accueil à l'heure du déjeuner.&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_38A2RWZR4XU/Ske5_erohnI/AAAAAAAAAKw/Vphaatkhnfk/s1600-h/DSCF1752.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 320px; height: 240px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_38A2RWZR4XU/Ske5_erohnI/AAAAAAAAAKw/Vphaatkhnfk/s320/DSCF1752.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5352451182372095602" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Nouvelles présentations, il y a surtout des femmes et des enfants. Très vite, on ne fait guère attention à nous. Le repas est à nouveau très bon. Il est évident que les familles font des efforts pour leurs hôtes en cuisinant avec des légumes (il n'y a que du mouton et du lait dans la cuisine traditionnelle mongole) et en nous proposant des sachets de thé noir (à la place du thé au lait salé).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous croisons d'autres Français ; ils voyagent avec &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Terre d'Aventure &lt;/span&gt;et ont dormi là la veille. On se demande alors en quoi les tours proposés par &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Ger to Ger&lt;/span&gt; en immersion sont différents des autres. Surtout que nous sommes cette fois logés dans une "yourte d'amis", construite exprès pour les touristes.&lt;span style="font-style: italic;"&gt; &lt;/span&gt;Nous nous sentons à nouveau un peu mal à l'aise et décidons d'aller faire un sieste au lieu de râler.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_38A2RWZR4XU/Ske5_soFzfI/AAAAAAAAAK4/X-GnzYoK2_E/s1600-h/DSCF1755.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 320px; height: 240px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_38A2RWZR4XU/Ske5_soFzfI/AAAAAAAAAK4/X-GnzYoK2_E/s320/DSCF1755.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5352451186115333618" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Le maître de la famille vient nous chercher pour la balade à cheval prévue pour l'après-midi. Il est très gentil et semble vraiment content de nous voir. Il nous aide à monter en selle et part au trot dans la steppe en faisant signe de le suivre. Heureusement pour nous qu'on a déjà un peu fait de cheval !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le sentiment de trotter dans la grande steppe et de pouvoir guider librement sa monture  est incroyable (notre guide tenait nos rênes pour les chameaux). Nous oublions instantanément les déceptions de la veille et les craintes de ce midi. Charly peine un peu avec son cheval qui obéit moins bien que le mien (enfin, c'est peut-être la faute du cavalier?).&lt;br /&gt;Notre hôte nous fait signe de l'aider à rassembler son troupeau de mouton. Charly et moi partons donc chacun au trot de notre côté pour ramener les moutons trop aventureux. C'est super marrant, nous sommes aux anges!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une fois notre tâche de bergers accomplie, nous partons en direction de magnifiques dunes de sables. Au milieu, un petit lac bleu-ciel au bord duquel nous descendons de nos montures. C'est superbe, on se croirait dans le Sahara ! Charly est tellement content qu'il manque de se rouler dans le sable.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_38A2RWZR4XU/SkiF62l-sEI/AAAAAAAAAL4/SdVHKYjnGhw/s1600-h/DSCF1778.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 320px; height: 240px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_38A2RWZR4XU/SkiF62l-sEI/AAAAAAAAAL4/SdVHKYjnGhw/s320/DSCF1778.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5352675403263553602" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;span&gt;Sur le chemin du retour, nous passons près du troupeau de cheval de notre hôte. On aperçoit rapidement une jument coincée dans une flaque de boue ; un petit poulain attend sur le bord d'un air malheureux. Nous nous arrêtons, notre hôte me donne la garde de nos trois chevaux et il entreprend de sortir de l'eau le cheval blessé. Charly va l'aider. C'est une entreprise difficile car le cheval est tellement faible qu'il ne tient plus sur ses jambes. Il tremble violemment de froid.&lt;br /&gt;Un autre monsieur arrive à la rescousse (mais d'où sort-il, il n'y a aucune yourte en vue?).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'homme me confie ses deux chevaux. Ceux-ci sentent vite mon inexpérience et commencent à se faire la belle. Je m'accroche de toutes mes forces à la longe et manque de me faire traîner par terre. A mes cris effrayés (mais comment dit-on "&lt;span style="font-style: italic;"&gt;au secours&lt;/span&gt;" en mongol?), il vient me tirer de cette délicate situation.&lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_38A2RWZR4XU/Ske6AfTsouI/AAAAAAAAALI/0_fPt-NBM_Y/s1600-h/DSCF1769.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 320px; height: 240px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_38A2RWZR4XU/Ske6AfTsouI/AAAAAAAAALI/0_fPt-NBM_Y/s320/DSCF1769.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5352451199720006370" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_38A2RWZR4XU/SkiE7jVNXaI/AAAAAAAAALQ/NJoJwtjyu98/s1600-h/DSCF1775.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 320px; height: 240px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_38A2RWZR4XU/SkiE7jVNXaI/AAAAAAAAALQ/NJoJwtjyu98/s320/DSCF1775.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5352674315761180066" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Une fois la jument sauvée des eaux, son poulain affamé se précipite pour la têter, mais il est repoussé. L'autre monsieur les emmène tous les deux avec lui pendant que nous rentrons de notre côté.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le retour est aussi beau que l'aller, moins les cris de détresses que poussent mes genoux endoloris. A notre arrivée, un bébé chameau maladroit et visblement égaré s'est approché de nos yourtes. Nos chevaux, qui ne connaissent pas cette bête, sont morts de peur et nous les retenons à grand-peine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_38A2RWZR4XU/SkiE8XlDLmI/AAAAAAAAALg/MMYPHXm-0Pk/s1600-h/DSCF1790.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 320px; height: 240px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_38A2RWZR4XU/SkiE8XlDLmI/AAAAAAAAALg/MMYPHXm-0Pk/s320/DSCF1790.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5352674329786265186" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Pour la petite histoire, le bébé chameau retrouvera sa maman chameau. Après un concert de cris étranges, ils disparaîtrons tous deux dans le soleil couchant, sous nos yeux émus.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans la famille qui nous accueille, il y a une petite fille de 4-5 ans. Elle s'est précipitée sur nous dès notre arrivée. A notre retour de balade, elle joue avec un bébé chèvre qui la suit partout. Dès qu'elle comprend qu'on la trouve trop mignonne, elle ne nous lâche plus d'une semelle pour qu'on joue avec elle. Ce qu'on fait avec plaisir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sa robe verte est couverte de poussière et de crottes séchée ; cette petite fille est par ailleurs la reine des grimaces. Elle passera la soirée à se jeter dans nos bras, à ne pas vouloir descendre des épaules de Charly et à nous courir après. Le meilleur moment restera une partie de cache-cache avec le petit poulain, qui nous poursuivait autour d'une yourte. Grâce à elle, nous passons une super soirée!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_38A2RWZR4XU/SkiF7JWmvWI/AAAAAAAAAMA/c3h51JO1xYc/s1600-h/DSCF1810.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 320px; height: 240px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_38A2RWZR4XU/SkiF7JWmvWI/AAAAAAAAAMA/c3h51JO1xYc/s320/DSCF1810.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5352675408299343202" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_38A2RWZR4XU/SkiE9CXxsII/AAAAAAAAALw/JQdJ33-p_NM/s1600-h/DSCF1823.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 320px; height: 240px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_38A2RWZR4XU/SkiE9CXxsII/AAAAAAAAALw/JQdJ33-p_NM/s320/DSCF1823.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5352674341273317506" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Après un gros bisous baveux, la petite va faire dodo. Nous dînons avec notre hôte et partons nous coucher dans notre petite yourte. Il y a des milliers d'étoiles dans le ciel, mais l'air devient devient vite glacial. Nous nous endormons absolument ravis de cette journée.&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3918319069154570863-8881721351342326740?l=metromarcopolo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://metromarcopolo.blogspot.com/feeds/8881721351342326740/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://metromarcopolo.blogspot.com/2009/06/dans-la-steppe-23-aglae-et-charly-rois.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3918319069154570863/posts/default/8881721351342326740'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3918319069154570863/posts/default/8881721351342326740'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://metromarcopolo.blogspot.com/2009/06/dans-la-steppe-23-aglae-et-charly-rois.html' title='Dans la steppe (2/3) Aglaé et Charly, rois du désert !'/><author><name>Aglaé</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10149911006554960819</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_38A2RWZR4XU/SSXnoRACWjI/AAAAAAAAAAM/_aNI_Y5wlKg/S220/Le+Grand+voyage+3662.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_38A2RWZR4XU/Ske6AHr40pI/AAAAAAAAALA/lWQIQWO9fbo/s72-c/DSCF1765.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3918319069154570863.post-907396765082798386</id><published>2009-06-28T17:04:00.024+02:00</published><updated>2009-07-16T11:22:26.906+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='bus'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Mongolie'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='trajet'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='rencontre'/><title type='text'>Dans la steppe (1/3) Un début mi-figue, mi-raisin</title><content type='html'>&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;3 mai&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous sommes super motivés pour notre excursion de trois jours dans la steppe. Nous avons bien compris toutes les règles de circulation dans une yourte, les gestes à ne pas faire pour ne pas attirer le mauvais  oeil et nous nous sommes appliqués à essayer de prononcer la langue mongole - ce qui n'est pas une mince affaire. Pour ces trois jours qui sont le seul tour organisé que nous nous permettons du voyage, nous avons mis beaucoup plus de sous que d'habitude.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A Ulan Bator, nous avons même été entraînés (de force) à supporter le manque de confort qui nous attend : par un soir glacial et alors que je prenais tranquillement une douche déjà juste tiède, tout à coup la lumière s'éteint. Alors que je suis couverte de la tête aux pieds de savon et de shampoing, l'eau devient instantanément glaciale. Je suis bien obligée de me rincer mais j'ai si froid et je tremble tellement que j'ai du mal à contrôler mes gestes. Charly, alerté par mes cris mais plongé dans l'obscurité complète, mettra un certain temps à venir me chercher avec une lampe de poche.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous nous sentons donc fin prêts et sommes très impatients !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous préparons nos sacs en veillant à prendre des Snickers et des Mars - pour palier à la nourriture mongole réputée pas très bonne- et à ne pas oublier nos sacs de couchages pour ne pas mourir de froid la nuit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous partons à l'aube. Un peu endormis nous faisons l'expérience des taxis en Mongolie. En fait il n'y en a pas, chaque voiture qui passe est potentiellement un taxi qu'on peut héler. Une grande confiance règne et des gens en voiture en déposent d'autres contre une somme modique. Nous attendons deux secondes immobiles sur le trottoir de la grande rue de la ville et la première voiture qui arrive s'arrête. Le chauffeur n'a pas l'air d'un psychopathe. Nous lui montrons le lieu d'où part le bus (écrit en mongol) et lui proposons le prix que nous a conseillé l'agence. Il accepte.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il conduit à toute vitesse et sa voiture est tellement vieille qu'on a l'impression qu'une roue ou une porte va se décrocher à chaque nid-de-poule. Nous arrivons heureusement sans problèmes devant une station-service qui sert aussi de gare routière. L'agence a pris les billets de bus pour nous, c'est plus simple que d'habitude!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le bus sort rapidement d'Ulan-Bator. Il est rempli de Mongols étonnés de nous voir mais trop timides pour nous regarder avec insistance (ça change des Chinois!). La route est au début goudronnée, ce qui génère chez nous un espoir naïf. Espoir déçu au bout d'une vingtaine de kilomètres, quand la route se transforme en un tas de graviers laissant penser qu'il y a des travaux et qu'un jour elle continuera. En attendant ce jour heureux, les bus empruntent des pistes défoncées et presque invisibles dans la steppe, routes qui longent la route en travaux. Ca secoue dans tous les sens, le tout agrémenté de clip diffusés à la télévision. Le rap mongol, style &lt;span style="font-style: italic;"&gt;"Ouais, gros, viens dans ma yourte!&lt;/span&gt;" nous fait bien rire. Par contre la pop mongole interprétée par des chanteuses au look de poufs russes nous saoule rapidement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Par la fenêtre, c'est la steppe jaune-verte à perte de vue. Au pied des collines on voit de temps à autre des yourtes. On traverse même des espèces de villages avec maisons en bois le long de l'unique rue, style Far-West.&lt;br /&gt;La pause-pipi est une familiarisation brutale avec l'impudeur mongole. Pourtant, après la Chine on pensait être blindés. Dans la steppe, il n'y a pas de buissons pour se cacher, soit. Mais les gens ne prennent même pas la peine de s'éloigner et s'accroupissent non loin du bus, vaguement cachés par leurs grands vêtements amples. Le pire, c'est que nul ne semble connaître l'existence du papier toilettes. Nous réévaluons alors l'hygiène des Chinois qui au moins en avaient toujours sur eux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après 6 heures de trajet, nous arrivons au lieu indiqué par l'agence, et sommes récupérés par un homme en jeep qui nous dépose dans notre première famille d'accueil. La voiture file à travers la steppe sur une piste parfois invisible. Nous sommes au milieu de nulle part et pourtant, nous finissons par déboucher sur deux yourtes jouxtant un enclos pour les animaux : c'est notre maison pour la nuit !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_38A2RWZR4XU/SkeTxbLwcjI/AAAAAAAAAKI/LV0p4jQcppQ/s1600-h/DSCF1704.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 320px; height: 240px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_38A2RWZR4XU/SkeTxbLwcjI/AAAAAAAAAKI/LV0p4jQcppQ/s320/DSCF1704.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5352409159473066546" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Nous faisons la connaissance de la famille: le père, la mère, leur fille et son mari, et leur plus jeune fils, qui va encore à l'école. Leurs deux autres fils font leurs études loin d'ici. Nous réussissons à articuler &lt;span style="font-style: italic;"&gt;"bonjour!"&lt;/span&gt; en mongol et veillons à entrer dans la yourte dans le bon ordre, puis à aller vers la gauche et surtout pas vers la droite,  à ne pas nous assoir dos à l'autel, à laisser Charly près du maître de maison, etc. Nous sommes un peu intimidés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au début, la famille fait beaucoup d'efforts. On nous offre le traditionnel thé au lait salé de bienvenue. Il faut absolument tout boire d'un trait avant de reposer sa tasse. Certains connaissent mon amour démesuré pour les laitages... mais je passe l'épreuve. Nous utilisons les quelques mots de mongol que nous savons, montrons des photos de nos familles. Ils nous montrent les leurs.&lt;br /&gt;Le repas est à notre grande surprise bon : des pâtes sautées au mouton et aux légumes, cuisinées sur le grand foyer au centre de la yourte. La seule chose horrible ce sont les laitages : des "choses" ressemblent à des biscuits avec un trou au milieu mais s'avèrent être des fromages qui sèchent sur une  ficelle accrochée aux poutres de la yourte, ou pire une espèce de bouillie mi-molle, mi-dure faite avec du lait et qui ressemble à du vomi. Heureusement, nous ne sommes pas obligés d'en manger ! Charles, comme d'habitude, semble s'en satisfaire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A le repas, tout le monde disparaît très vite pour vaquer à ses occupations. Nous ne savons pas trop quoi faire, restons dans la yourte puis nous promenons un peu aux alentours. Finalement, le mari de la fille vient nous chercher afin que l'on fasse une promenade en chameau, comme prévu sur notre programme.&lt;br /&gt;Les chameaux sont spectaculaires avec leur grosse fourrure. Ils sont en train de la perdre car l'été approche. Il faut s'accrocher car ça tangue beaucoup. Nous sommes contents comme des gamins !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_38A2RWZR4XU/SkeTw47TVQI/AAAAAAAAAJ4/h9UOtoYxYxg/s1600-h/DSCF1677.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 320px; height: 240px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_38A2RWZR4XU/SkeTw47TVQI/AAAAAAAAAJ4/h9UOtoYxYxg/s320/DSCF1677.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5352409150277244162" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_38A2RWZR4XU/SkeTx-aRULI/AAAAAAAAAKQ/xrB65iF92zM/s1600-h/DSCF1711.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 320px; height: 240px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_38A2RWZR4XU/SkeTx-aRULI/AAAAAAAAAKQ/xrB65iF92zM/s320/DSCF1711.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5352409168929181874" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Notre guide monte un tout petit cheval et sifflote, autour de nous les steppes se déroulent à l'infini. C'est magnifique ! Au bout d'un quart d'heure, nous arrivons à un point d'eau où sont rassemblés les animaux de la famille : une foule de moutons et de chèvres, mais aussi de jolis chevaux. Nous sommes au printemps et il y a beaucoup de bébés. Nous mettons pied à terre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_38A2RWZR4XU/SkeTxLJW62I/AAAAAAAAAKA/5_WVqjCCJA4/s1600-h/DSCF1692.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 320px; height: 240px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_38A2RWZR4XU/SkeTxLJW62I/AAAAAAAAAKA/5_WVqjCCJA4/s320/DSCF1692.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5352409155168037730" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_38A2RWZR4XU/Skez19wH1aI/AAAAAAAAAKg/MLn_y6VABMw/s1600-h/DSCF1690.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 320px; height: 240px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_38A2RWZR4XU/Skez19wH1aI/AAAAAAAAAKg/MLn_y6VABMw/s320/DSCF1690.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5352444421843965346" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Après cette pause qui repose nos genoux endoloris, nous repartons. Il faut savoir que les Mongols montent chevaux et chameaux avec des étriers très courts, ce qui est très dur pour nos genoux non habitués. Nous regagnons notre campement au rythme chaloupé du pas des chameaux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je suis un peu étonnée car d'après le programme, nous devions aller jusqu'à un lieu de culte et la promenade devait être beaucoup plus longue. Charly, une fois descendu du chameau qui l'amusait beaucoup, commence à s'énerver. Toujours aucune trace du reste de la famille. Nous sommes posés là, près des yourtes avec l'impression de déranger. Le beau-fils nous fait signe que nous pouvons dormir si nous voulons ! Il est 16h.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous allons faire un grand tour pour nous changer les idées. La beauté du paysage me permet de garder ma bonne humeur, mais ça marche moins bien pour Charly. Nous finissons par nous assoir sur un rocher et par écrire. Nous sommes tristes que ça ne se passe pas comme nous l'imaginions.&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_38A2RWZR4XU/SkeTyOKgguI/AAAAAAAAAKY/aS2m33P5WGc/s1600-h/DSCF1733.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 320px; height: 240px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_38A2RWZR4XU/SkeTyOKgguI/AAAAAAAAAKY/aS2m33P5WGc/s320/DSCF1733.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5352409173158036194" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Le soir tombe. Nous rentrons dans la yourte principale et faisons des dessins sur notre carnet pour pouvoir expliquer notre voyage à la famille qui nous accueille. Une chatte enceinte ronronne sur nos genoux. Nous nous disons que nous allons faire des efforts. C'est alors que la fille déboule avec des assiettes : c'est notre dîner que nous mangerons seuls. La famille mange dans l'autre yourte. Nous nous demandons si nous avons fait quelque chose qui les aurait vexé sans le vouloir. Mais non, nous avons bien respecté toutes les règles de politesse. D'ailleurs ils avaient l'air de s'en ficher.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La fille et son mari ne reviendront dans notre yourte que pour se coucher, sans un mot. Nous faisons de même, énervés pas leur indifférence pour des hôtes qu'ils ont acceptés d'accueillir afin d'obtenir un (très bon) revenu supplémentaire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous nous endormons en espérant que demain, la deuxième famille s'occupera un peu de nous.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3918319069154570863-907396765082798386?l=metromarcopolo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://metromarcopolo.blogspot.com/feeds/907396765082798386/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://metromarcopolo.blogspot.com/2009/06/dans-la-steppe-13-un-debut-mi-figue-mi.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3918319069154570863/posts/default/907396765082798386'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3918319069154570863/posts/default/907396765082798386'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://metromarcopolo.blogspot.com/2009/06/dans-la-steppe-13-un-debut-mi-figue-mi.html' title='Dans la steppe (1/3) Un début mi-figue, mi-raisin'/><author><name>Aglaé</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10149911006554960819</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_38A2RWZR4XU/SSXnoRACWjI/AAAAAAAAAAM/_aNI_Y5wlKg/S220/Le+Grand+voyage+3662.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_38A2RWZR4XU/SkeTxbLwcjI/AAAAAAAAAKI/LV0p4jQcppQ/s72-c/DSCF1704.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3918319069154570863.post-1365599180715952842</id><published>2009-06-28T15:21:00.005+02:00</published><updated>2009-07-15T11:14:03.456+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Mongolie'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='temple'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='rencontre'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='ville'/><title type='text'>Ulan Bataar (2/2) : visite d'une ville coincée entre deux passés</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_HNc0MfZMMnQ/Skdwx75CR5I/AAAAAAAAAXo/RkCzgVl7rEw/s1600-h/DSCF1633.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 320px; height: 240px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_HNc0MfZMMnQ/Skdwx75CR5I/AAAAAAAAAXo/RkCzgVl7rEw/s320/DSCF1633.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5352370685345941394" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;1er mai - 2 mai&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;Notre première véritable journée est un peu gâchée par des problèmes pratiques : il nous faut à la fois trouver un tour organisé de trois jours dans les steppes, et réserver un billet de train pour aller en Russie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous faisons donc le tour des agences de voyage toute la journée. Notre problématique se réduit vite à un choix entre deux agences. D'un côté, une agence classique nous fait payer un tour complet et un peu luxe, avec la location d'une Jeep, un guide-interprète, un chauffeur-cuisinier, un guide pour les tours en cheval, une famille d'accueil, etc : en gros, la facilité. De l'autre, l'agence &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Ger to ger&lt;/span&gt; ("de yourte en yourte") nous propose pour un prix légèrement inférieur un tour plus authentique : il s'agit de prendre des bus locaux indiqués par l'agence, et de se rendre sans interprète dans une famille hôte, avec laquelle il faudra apprendre à communiquer. Plus de partage, mais forcément plus de galères : le tour est précédé d'un cours express de langue mongole et d'instructions sur les coutumes mongoles à respecter (celles-ci sont très précises).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Outre le fait que le tour propose des promenades en cheval et en chameau dans des paysages variés, cette approche plus proche de la population locale correspond plus à notre voyage. Par ailleurs il s'agit d'une association qui reverse 80% de l'argent aux familles, dans un souci de tourisme équitable. Cette approche nous séduit, même si nous avions peur au départ que ce soit un concept creux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous choisissons donc de bon coeur la difficulté !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Train train&lt;span style="font-weight: bold;"&gt; &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Il nous faut aussi réserver ces satanés billets de train pour Irkoutsk. Nous retournons à la gare, et nous apercevons que j'ai un peu confondu les jours de départ des trains (à ma décharge c'est &lt;span style="font-style: italic;"&gt;très&lt;/span&gt; complexe) lorsque j'ai fait le planning de notre passage en Mongolie. Nous ne pourrons pas prendre le train rapide, qui passe 3 jours après le départ prévu, mais sommes obligés de prendre le train lent, qui met 36h au lieu de 24h. La perspective de passer plus de temps dans le train et moins de temps à Irkoutsk ne réjouit pas vraiment Aglaé. Et ce que nous ne savons pas, c'est que ce train lent nous empêchera de voir le plus beau trajet du Transsibérien, les rives du lac Baïkal, qui se fera en pleine nuit !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais c'est une autre histoire...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Toujours est-il que la journée est foutue par toutes ces recherches et ces réservations : nous passons une soirée à discuter avec Charles, qui nous invite à manger des pâtes chez lui (il a accès à une cuisine). Il nous montre des photos de son incroyable voyage, des vidéos, nous fait écouter des extraits de son émission. Nous le quittons à regret, alors que lui s'engage dans un trek dans la steppe pour retrouver la trace d'une expédition française du XIIIe siècle... Cet homme est fou.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Visite d'Ulan Bataar, enfin&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Deux jours après notre arrivée, nous avons enfin le temps de visiter la capitale mongole. L'architecture des temples bouddhiques est très particulière, empruntant parfois ses formes aux yourtes.&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_HNc0MfZMMnQ/SkdwxoPjkgI/AAAAAAAAAXg/9a1fgCFmPG4/s1600-h/DSCF1620.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 320px; height: 240px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_HNc0MfZMMnQ/SkdwxoPjkgI/AAAAAAAAAXg/9a1fgCFmPG4/s320/DSCF1620.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5352370680071688706" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_HNc0MfZMMnQ/Skdww9bGHFI/AAAAAAAAAXY/NX_VjKI3_Sk/s1600-h/DSCF1615.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 240px; height: 320px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_HNc0MfZMMnQ/Skdww9bGHFI/AAAAAAAAAXY/NX_VjKI3_Sk/s320/DSCF1615.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5352370668577365074" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Surtout nous découvrons un peu plus les habits et les habitudes, tous deux assez spéciales, de ces chers Mongols. Il s'agit d'un peuple assez bourru, composé d'êtres gentils mais timides et un peu brutaux. Leur morphologie est l'exact inverse des Chinois : ils sont grands et épais, les femmes sont parfois énormes ; on imagine l'effroi que les soldats de Gengis Khan avaient dû inspirer aux peuples d'Asie  qu'ils attaquaient.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une atmosphère de petite ville du Mid West américain s'échappe d'Ulan Bataar : grandes avenues, jeeps et pick-ups sur les routes, soleil écrasant, grands hommes en chapeaux de cow-boys (grande mode là-bas), jeunes désoeuvrés. Nous sommes sous le charme de l'indolence générale.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Face au passé religieux et guerrier de la Mongolie (Gengis Khan, les nomades, le bouddhisme), un autre passé a planté une marque diamétralement opposée dans la capitale : la domination des Soviétiques jusque dans les années 1990. Outre les barres d'immeubles déjà évoquées, le centre historique de la ville est dominé par les imposants bâtiments inspirés du réalisme soviétique : statues à la gloire des libérateurs mongols du pays, gros bâtiments carrés à colonnes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_HNc0MfZMMnQ/SkdwyLe7iJI/AAAAAAAAAXw/2TVHaseWOYw/s1600-h/DSCF1653.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 320px; height: 240px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_HNc0MfZMMnQ/SkdwyLe7iJI/AAAAAAAAAXw/2TVHaseWOYw/s320/DSCF1653.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5352370689531414674" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Les Mongols semblent peu attachés à ces témoignages d'une époque qu'ils haïssent : ils n'ont jamais été vraiment communistes, comme il n'y avait déjà pas de propriété avant l'arrivée des Russes. De plus, la répression politique a été parfois féroce et des moines ont été massacrés. Par ailleurs, la transition vers la démocratie s'est déroulée sans anicroche, chose rare pour les satellites soviétiques.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D'où une façon ludique de jouer avec cet héritage architectural : les barres ont été repeintes en couleurs vives, et la place du peuple devient un grand espace calme et aéré pour faire faire du roller aux enfants.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_HNc0MfZMMnQ/SkdwytvPXEI/AAAAAAAAAX4/BA8t_v4yVQ8/s1600-h/DSCF1655.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 320px; height: 240px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_HNc0MfZMMnQ/SkdwytvPXEI/AAAAAAAAAX4/BA8t_v4yVQ8/s320/DSCF1655.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5352370698726628418" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Malgré sa pauvreté, la Mongolie est un pays calme, très calme... Et Ulan Bataar une ville suprenamment délicieuse !&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3918319069154570863-1365599180715952842?l=metromarcopolo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://metromarcopolo.blogspot.com/feeds/1365599180715952842/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://metromarcopolo.blogspot.com/2009/06/ulan-bataar-22-visite-dune-ville.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3918319069154570863/posts/default/1365599180715952842'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3918319069154570863/posts/default/1365599180715952842'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://metromarcopolo.blogspot.com/2009/06/ulan-bataar-22-visite-dune-ville.html' title='Ulan Bataar (2/2) : visite d&apos;une ville coincée entre deux passés'/><author><name>Charly</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08678658738618799979</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_HNc0MfZMMnQ/SSXfnrpu_ZI/AAAAAAAAAAw/LxE2sxJ4320/S220/DSCF6185.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_HNc0MfZMMnQ/Skdwx75CR5I/AAAAAAAAAXo/RkCzgVl7rEw/s72-c/DSCF1633.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3918319069154570863.post-5486246953490791757</id><published>2009-06-28T15:20:00.007+02:00</published><updated>2009-07-14T10:49:55.285+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='hotel'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Mongolie'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='transsibérien'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='rencontre'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='ville'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='animaux'/><title type='text'>Ulan Bataar (1/2) : des yourtes sur des toits</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_HNc0MfZMMnQ/SkcyGfLK_mI/AAAAAAAAAXA/kmu9IFIRKmk/s1600-h/DSCF1637.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 320px; height: 240px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_HNc0MfZMMnQ/SkcyGfLK_mI/AAAAAAAAAXA/kmu9IFIRKmk/s320/DSCF1637.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5352301769182084706" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;30 avril - 1er mai&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A notre arrivée, après avoir souhaité bon vent au couple allemand, nous avisons les rabatteurs présents à la descente du train. Pour la première fois de notre voyage, il s'agit de rabatteurs polis et aimables. En réalité, ce ne sont pas des rabatteurs, mais des membres de la famille des pensions de la ville.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous choisissons une guest-house dont le nom était dans le guide. Les femmes-rabatteurs nous disent quatre fois "&lt;span style="font-style: italic;"&gt;bienvenue en Mongolie&lt;/span&gt; !" avant de nous emmener en voiture de la gare à l'hôtel : belle arrivée !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Une rencontre un peu difficile...&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Dans la voiture, nous rencontrons un jeune Français, personnage qui a tout pour nous déplaire : petites chaussures bateau, air aristocrate, il se trimballe avec des milliers de valises, en voyageur mal organisé. Nous apprenons rapidement que, tout comme Aglaé, il est élève à Sciences-Po. Le type, qui nous dit rapidement qu'il fait un tour du monde pour une radio chrétienne, fait montre d'un mépris sans fin pour l'école et son master de journalisme. Bref, un type vaniteux et puant, qui plus est un cliché ambulant. Je décide de lui parler le moins possible, mais Aglaé et lui ont au moins une base de discussion.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous arrivons dans la pension. Sa localisation est typique d'Ulan Bataar : elle est sise dans une petite barre HLM, accessible par une vaste cour, mais pourtant elle est pile en centre ville. Car il y a deux types de logements à Ulan Bataar : soit vous habitez dans des barres sinistres datant de l'époque soviétique, barres qui ont été repeintes en couleurs joyeuses, et qui entourent des cours où jouent de nombreux enfants ; soit vous habitez dans une yourte du quartier pauvre. Belle alternative héritée des Russes !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La pension est particulièrement agréable : une petite cuisine accessible pour tout le monde, une ambiance familiale, un salon pour regarder des films... Les femmes qui gèrent la pension sont absolument adorables ; elles nous offrent un thé en attendant le retour de leur frère, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;manager &lt;/span&gt;de la pension. Tout en sirotant notre thé, nous discutons avec une jeune Française de la pension (décidément).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il s'agit d'une &lt;span style="font-style: italic;"&gt;roots&lt;/span&gt; pur jus : coiffure, vêtements, petit copain à dreadlocks, tout est assorti. Elle émerge à peine d'un voyage assez extraordinaire, puisqu'elle et son petit ami ont visité tous les pays en -stan, Ouzbékistan, Kazakhstan, Kirghizstan etc. Le problème, c'est que la jeune fille n'arrive pas à s'exprimer, n'arrive rien à exprimer. Elle bafouille, se reprend, "&lt;span style="font-style: italic;"&gt;non mais tu vois, je veux dire, enfin, on était AVEC les gens&lt;/span&gt;". Blague à part, elle avait des choses passionnantes à dire sur les pays qu'elle avait traversés, mais il semblait qu'elle en parlait pour la première fois, et ne savait pas par où commencer. Aglaé et moi remarquerons par la suite la chose suivante : lors de voyage, nous avons bien fait de parler autant de ce que nous voyions, entre nous et via le blog, afin de conceptualiser un peu tout ça. Le pire aurait été de rentrer après 6 mois de voyage sans avoir aucun recul sur nos expériences !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Caca nerveux mongol&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Le manager arrive. C'est un homme sec, contre lequel la Française roots nous a mis en garde : si on ne prend pas un tour organisé par lui, on n'existe pas. Il sera l'occasion d'une brouille idiote : nous lui demandons le prix des dortoirs ; il nous répond "6 dollars par personne par nuit". Nous faisons remarquer qu'il y a marqué "5 dollars" sur la carte de visite - comme nous allons rester longtemps, c'est un peu important, mais pas crucial, nous voulons juste savoir s'il n'y a pas moyen de négocier.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le type s'énerve et rentre rapidement dans le mépris le plus condescendant : "&lt;span style="font-style: italic;"&gt;mais si vous ne voulez pas de ce prix, allez ailleurs ! Ces cartes sont vieilles, c'est tout !"&lt;/span&gt;. Nous essayons de le calmer, un peu surpris qu'il soit aussi pénible d'un coup, mais rien n'y fait. Il se braque de plus en plus. Alors que tout dans la pension nous plaît, et que cette différence de prix est absolument sans importance, le caractère du directeur de la pension nous pousse à fuir. Quel caractère ces Mongols !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous décidons de faire un tour de la ville pour voir si nous trouvons plus sympa au même prix.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sauf que la ville est relativement grande, que les pensions ont l'air éloignées les unes des autres, et que nous ne voulons pas porter nos bagages sur tout le chemin. Or il apparaît un peu inconvenant de laisser nos bagages dans le hall de cette pension, dans la mesure où le manager sait bien que nous n'allons pas rester ici. Le Français insupportable de Science-Po, qui a assisté à toute la scène, penché sur son ordinateur à quelques mètres de nous, nous propose son aide avec une bienveillance qui m'étonne. Il a pris une grande chambre dans la pension, pour pouvoir y entreposer son coûteux matériel (il a une caméra, du matériel son, un téléphone-satellite et un ordinateur portable pour faire le montage de ses émissions radio). Il nous propose d'y entreposer nos affaires en attendant mieux. Il nous dit même que si nous ne trouvons rien, nous pourrons dormir par terre dans sa chambre si nous voulons.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En déposant nos bagages, nous discutons un peu plus avec cet étrange et très jeune homme (il n'a que 20 ans), et découvrons rapidement sous le vernis un peu repoussant, sous le cliché, un type apparemment original. En partant à la recherche de l'hôtel, nous nous promettons de creuser un peu la question à notre retour.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Une yourte en ville ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Après avoir changé un peu d'argent chinois contre de l'argent mongol (les &lt;span style="font-style: italic;"&gt;tögrögs, &lt;/span&gt;impossible à inventer), nous frappons aux portes des hôtels. Après trois pensions pleines ou vraiment chères, nous trouvons, dans le quartier des &lt;span style="font-style: italic;"&gt;gers&lt;/span&gt; (nom mongol des yourtes), une petite pension bon marché et vraiment originale, qui propose de dormir dans des yourtes posées sur le toit du bâtiment. Nous acquiesçons, ravis !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et c'est ainsi que pendant tout notre séjour en Mongolie, nous ne dormirons jamais que dans des yourtes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_HNc0MfZMMnQ/Ski03dlVanI/AAAAAAAAAYY/yRdslb_SVrE/s1600-h/DSCF1847.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 320px; height: 240px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_HNc0MfZMMnQ/Ski03dlVanI/AAAAAAAAAYY/yRdslb_SVrE/s320/DSCF1847.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5352727022056860274" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Nos yourtes&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Ulan Bator, alors ?&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;Nous n'avions absolument aucune idée de l'aspect que pouvait bien avoir la capitale de la Mongolie... Vous en avez une idée, vous ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Eh bien ça ressemble à ça :&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_HNc0MfZMMnQ/SkdfD0SudPI/AAAAAAAAAXQ/rSXj2-l7kfA/s1600-h/DSCF1593.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 320px; height: 240px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_HNc0MfZMMnQ/SkdfD0SudPI/AAAAAAAAAXQ/rSXj2-l7kfA/s320/DSCF1593.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5352351201334555890" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;En vrai, Ulan Bataar est une ville très paisible, très agréable à vivre. De larges avenues où ne règne pas une circulation cataclysmique, entre lesquelles courent ces réseaux de larges barres soviétiques, heureusement pas plus hautes que cinq étages, qui forment des successions d'agréables cours piétonnes, où s'ébattent familles et enfants.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au sein de ces cours, des magasins, de minuscules restaurants mongols : ça vit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;(mais qu'est-ce qui a foiré comme ça en France, pour que sur des bases égales les banlieues pauvres soient aussi miteuses ?)&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les yourtes dans lesquelles nous logeons sont des &lt;span style="font-style: italic;"&gt;gers&lt;/span&gt; mongoles : nous découvrons que l'intérieur de ces tentes rondes blanches est beaucoup plus spacieux que nous le croyions. Il y règne une demi-obscurité fraîche qui contraste avec la difficile chaleur qui règne parfois en journée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En parlant de temps, tiens, nous nous prenons rapidement après notre arrivée quelques gouttes de pluie, puis une petite tempête de sable nous attaque en pleine rue. Rien de bien méchant, mais il faut faire attention à marcher la tête baissée, les yeux mi-clos et la bouche fermée, pour éviter les mauvaises surprises.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cependant, le temps redeviendra vite parfait les prochains jours. Typique du temps d'un pays aussi continental (la Mongolie est le pays le plus éloigné de la mer au monde), il fera très chaud la journée, et un froid de loup la nuit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(&lt;span style="font-style: italic;"&gt;oui parce qu'il y a des loups en Mongolie !&lt;/span&gt;)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Moment de détente entre gentlemen voyageurs&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;En récupérant nos bagages, nous avons pris rendez-vous pour dîner avec Charles, le jeune Français qui nous avait fait une mauvaise première impression. Nous échouons dans un restaurant recommandé par notre guide : c'est contre toute attente un établissement franco-italien très chic.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Charles et nous haussons les épaules : nous pouvons bien nous offrir ce moment de délicatesse européenne au milieu de ces steppes arides, non ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;S'ensuit un dîner dont je ne vais pas raconter toutes les discussions : il suffit de dire qu'il fut riche et passionnant. Charles se révèle être un personnage tout bonnement incroyable, une météorite dans le paysage des étudiants de Science-Po (et des étudiants tout court), capable de monter quinze projets à la fois. Il fait ce tour du monde, sur un programme confectionné par des personnalités voyageuses, à qui il a demandé de lui donner des idées de reportages à faire. Ainsi, un tel, cosmonaute, lui a recommandé d'aller là, un autre lui a  proposé de faire un reportage sur les catholiques chinois du Yunnan, un dernier lui proposera de rencontrer les sorcières maputch du Chili.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sans beaucoup de sous au départ, il est allé sonner comme un forcené à toutes les portes possibles, pour obtenir des financements. Le voilà donc obligé de faire des reportages sur les Postes des différents pays où il va, de filmer des usines pour un groupe minier, le tout pendant qu'il doit confectionner et enregistrer ses émissions, parfois intervenir à la radio en direct, par téléphone, le tout entrecoupé des périodes où il téléphone à des jeunes malades d'une association, afin de leur raconter où il passe et de leur redonner le sourire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Homme de mille projets, sociopathe acharné, cynique naïf et plein d'humour, rêveur ambulant (il a réussi à réquisitionner un vieux biplan pour le départ de son tour du monde, puis à traverser le Pacifique sur un paquebot), Charles est intarissable, mais de la race des bavards qu'on veut écouter toute la nuit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous découvrons aussi un homme seul, qui a tout tenté pour se faire accompagner par des collègues sur son projet, mais qui a été abandonné : il doit être très difficile de travailler avec un être aussi exigeant et compliqué.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vous pouvez découvrir le site de son projet : &lt;a href="http://www.partance-monde.org/"&gt;http://www.partance-monde.org/.&lt;/a&gt; Un très beau site mais... le webmaster a abandonné Charles et le site est incomplet, et surtout pas à jour.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous prenons rendez-vous pour le lendemain soir, ravis de rencontrer un garçon aussi passionné et passionnant. Lui aussi semble heureux de notre compagnie : il a beaucoup voyagé seul, et n'apprécie pas énormément les jeunes un peu écervelés de sa pension (des Australiens un peu crétins et la &lt;span style="font-style: italic;"&gt;roots&lt;/span&gt; un peu décalée).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous rentrons nous coucher sous notre yourte. Le lendemain nous faisons connaissance avec notre&lt;span style="font-style: italic;"&gt; yourte-mate&lt;/span&gt;, un Américain qui parle un très bon français.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Surtout, au petit-déjéuner, pris dans la cuisine familiale, nous nous faisons une nouvelle et grande amie : le bébé chèvre adopté par la famille qui gère la pension. La chèvre, qui a une semaine à peine, passera le repas à tenter de téter les lacets de nos chaussures. Bien évidemment, nous sommmes à deux doigts de l'adopter !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_HNc0MfZMMnQ/SkcyFSFF8fI/AAAAAAAAAWw/9vRdzI5-CCE/s1600-h/DSCF1613.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 240px; height: 320px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_HNc0MfZMMnQ/SkcyFSFF8fI/AAAAAAAAAWw/9vRdzI5-CCE/s320/DSCF1613.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5352301748487057906" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3918319069154570863-5486246953490791757?l=metromarcopolo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://metromarcopolo.blogspot.com/feeds/5486246953490791757/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://metromarcopolo.blogspot.com/2009/06/ulan-bataar-12-des-yourtes-sur-des.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3918319069154570863/posts/default/5486246953490791757'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3918319069154570863/posts/default/5486246953490791757'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://metromarcopolo.blogspot.com/2009/06/ulan-bataar-12-des-yourtes-sur-des.html' title='Ulan Bataar (1/2) : des yourtes sur des toits'/><author><name>Charly</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08678658738618799979</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_HNc0MfZMMnQ/SSXfnrpu_ZI/AAAAAAAAAAw/LxE2sxJ4320/S220/DSCF6185.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_HNc0MfZMMnQ/SkcyGfLK_mI/AAAAAAAAAXA/kmu9IFIRKmk/s72-c/DSCF1637.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3918319069154570863.post-3296424876548527189</id><published>2009-06-28T15:10:00.017+02:00</published><updated>2009-07-12T11:35:11.003+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='train'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='transsibérien'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='rencontre'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='transport'/><title type='text'>A bord du Transmongolien : Beijing --&gt; Ulan-Bator</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: left;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_38A2RWZR4XU/SkdxhxX9aNI/AAAAAAAAAJg/S2usHntB3zc/s1600-h/DSCF1590.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 320px; height: 240px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_38A2RWZR4XU/SkdxhxX9aNI/AAAAAAAAAJg/S2usHntB3zc/s320/DSCF1590.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5352371507156576466" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;29 - 30 avril&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;24 heures de train&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;Nous sommes enfin à bord de ce train mythique. Le "steward" de notre wagon est un jeune Chinois timide, parlant à peine anglais et surtout très gentil. Il nous conduit à notre cabine, prévue pour 4 personnes. Tout de suite, nous réalisons que nous sommes tombés sur le meilleur colocataire possible: un jeune Japonais. La nationalité japonaise est en effet une garantie de politesse et de discrétion. Il prend ce train d'un seul trait jusqu'à Moscou où il commence un grand tour d'Europe. Il sera très silencieux pendant tout le voyage.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A ma grande surprise, Charly-la marmotte ne tarde pas à s'endormir. Je sors dans le long couloir pour regarder le paysage par la fenêtre. Ce dernier est assez désolé, parfois traversé d'une route ou d'un pont en construction, ou parsemé de quelques usines crachant de la fumée d'une couleur peu engageante.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_38A2RWZR4XU/SkdvXEY3l1I/AAAAAAAAAI4/GuEmF-bjqNw/s1600-h/DSCF1570.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 320px; height: 240px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_38A2RWZR4XU/SkdvXEY3l1I/AAAAAAAAAI4/GuEmF-bjqNw/s320/DSCF1570.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5352369124258846546" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_38A2RWZR4XU/SkdvWx92fHI/AAAAAAAAAIw/vksP92T0mhM/s1600-h/DSCF1567.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 320px; height: 240px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_38A2RWZR4XU/SkdvWx92fHI/AAAAAAAAAIw/vksP92T0mhM/s320/DSCF1567.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5352369119313689714" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Un couple de jeunes Allemands fait de même non loin de là. Je fnis par oser leur parler. Ils viennent de travailler deux ans à Phnom Penh au Cambodge, elle dans une célèbre association pour les enfants des rues, lui au Tribunal International jugeant les crimes des Khmers Rouges. Il ont visité la Chine et rentrent en Europe en train. Ils retournent vivre à Hambourg, leur ville d'origine. Ils parlent un peu français et sont passionnants. Charly, que mon merveilleux accent anglais finit par tirer de son sommeil, se joint à nous.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ils nous apprennent que notre ticket nous fait bénéficier d'un dîner gratuit au wagon-restaurant. Nous décidons de nous y rejoindre plus tard. Le paysage change et devient de plus en plus aride à mesure que nous approchons du désert de Gobi. Nous dînons tous les quatre, assez frugalement il faut bien le dire mais c'est bon. Le service décoiffe : on nous lance presque nos assiettes avec trois boulettes de viande dedans ; on nous les enlève dès que nos baguettes ont touché le dernier morceau. C'est très stressant!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_38A2RWZR4XU/SkdvXzCDreI/AAAAAAAAAJI/RFE91g8DgUE/s1600-h/DSCF1574.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 320px; height: 240px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_38A2RWZR4XU/SkdvXzCDreI/AAAAAAAAAJI/RFE91g8DgUE/s320/DSCF1574.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5352369136779636194" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Jörgen a en particulier beaucoup d'humour. Il tient absolument à ce que l'on goûte au vin rouge vendu au bar, nommée pompeusement &lt;span style="font-style: italic;"&gt;"Great Wall" &lt;/span&gt;(Grande Muraille). Ce vin est absolument immonde mais ça n'empêche pas Jörgen d'en commander une deuxième bouteille. Comme il dit (en montrant son front): "&lt;span style="font-style: italic;"&gt;The Great Wall wine, I don't know if it's great but I'm sure we will have the wall ! "&lt;/span&gt; Nous rigolons bien, surtout quand un membre du personnel du train, qui dîne un peu plus loin, commence à se mettre torse nu. Ah ces Chinois, quelle classe!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le soleil se couche et nous approchons de la frontière. Nous y passerons de longues longues heures, car après les vérifications d'identités et les quelques formulaires d'usage, il faut aussi changer les roues du train. Les rails russes (et donc mongols) n'ont en effet pas la même largeur que les rails des autres pays - par peur des invasions !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous décidons alors de descendre sur le quai pour prendre un peu l'air. A notre grande angoisse, le train se met en branle et disparaît dans la nuit. Comme notre "steward" nous a autorisé à descendre, nous restons calmes. Après un quart d'heure d'attente un peu anxieuse, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Le Beau Danube Bleu &lt;/span&gt;de Strauss est soudain diffusé à plein volumes par les hauts-parleurs du quai. Notre train sort alors de la brume et s'avance majestueusement vers nous. On se croirait dans un film !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous sautons à bord. Notre train s'ébranle à nouveau pour arriver dans un grand hangar où chaque wagon est soulevé de terre pour qu'on puisse changer ses roues. Nous regardons la fascinante opération par la fenêtre du train, bien au chaud. Ceux des passagers qui ne sont pas remontés assez vite patienteront une heure et demie dans la nuit glaciale, sans pouvoir assister à ce merveilleux spectacle !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_38A2RWZR4XU/SkdvYcVGx-I/AAAAAAAAAJQ/BrbinieMgls/s1600-h/DSCF1578.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 320px; height: 240px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_38A2RWZR4XU/SkdvYcVGx-I/AAAAAAAAAJQ/BrbinieMgls/s320/DSCF1578.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5352369147865384930" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Il est très tard quand le train reprend sa route. Nous sommes épuisés et filons enfin nous coucher. A notre réveil (tardif), nous nous rendons compte que nous avons manqué les dunes de sable du désert de Gobi. Nous sommes déjà au milieu des steppes. Le Japonais nous informe que le wagon restaurant a changé à la frontière ; après vérification il est maintenant en style mongol, tout en bois. C'est très... mignon !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_38A2RWZR4XU/SkdxiZkkFdI/AAAAAAAAAJo/seqR2QKIbpk/s1600-h/DSCF1591.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 320px; height: 240px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_38A2RWZR4XU/SkdxiZkkFdI/AAAAAAAAAJo/seqR2QKIbpk/s320/DSCF1591.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5352371517946861010" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_38A2RWZR4XU/SkdxhrXywsI/AAAAAAAAAJY/3K7EwfhEFig/s1600-h/DSCF1584.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 320px; height: 240px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_38A2RWZR4XU/SkdxhrXywsI/AAAAAAAAAJY/3K7EwfhEFig/s320/DSCF1584.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5352371505545265858" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Nous repérons les premières yourtes, les premiers troupeaux de moutons et de chevaux. Alors que nous déjeunons de nouilles instantanées (seul repas possible dans le train, grâce au samovar distribuant de l'eau bouillante), nous apercevons des immeubles et des usines. Pas de doute, nous arrivons à Ulan-Bator!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_38A2RWZR4XU/SkdxikbcW7I/AAAAAAAAAJw/sqWAItsBVV4/s1600-h/DSCF1594.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 320px; height: 240px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_38A2RWZR4XU/SkdxikbcW7I/AAAAAAAAAJw/sqWAItsBVV4/s320/DSCF1594.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5352371520861395890" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;                                             Sur le quai avec nos amis allemands&lt;br /&gt;                                          (et notre gros sac à provisons dans les mains de Charly)&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3918319069154570863-3296424876548527189?l=metromarcopolo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://metromarcopolo.blogspot.com/feeds/3296424876548527189/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://metromarcopolo.blogspot.com/2009/06/bord-du-transmongolien-beijing-ulan.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3918319069154570863/posts/default/3296424876548527189'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3918319069154570863/posts/default/3296424876548527189'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://metromarcopolo.blogspot.com/2009/06/bord-du-transmongolien-beijing-ulan.html' title='A bord du Transmongolien : Beijing --&gt; Ulan-Bator'/><author><name>Aglaé</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10149911006554960819</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_38A2RWZR4XU/SSXnoRACWjI/AAAAAAAAAAM/_aNI_Y5wlKg/S220/Le+Grand+voyage+3662.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_38A2RWZR4XU/SkdxhxX9aNI/AAAAAAAAAJg/S2usHntB3zc/s72-c/DSCF1590.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3918319069154570863.post-2784841911951619041</id><published>2009-06-27T15:41:00.007+02:00</published><updated>2009-07-11T13:59:19.775+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='temples'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='bus'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='restaurant'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='train'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='transsibérien'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='ville'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='transport'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Chine'/><title type='text'>Les bouddhas de l'industrie</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_HNc0MfZMMnQ/SkYk6ToClrI/AAAAAAAAAWg/HxXLd89qrAc/s1600-h/DSCF1546.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 240px; height: 320px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_HNc0MfZMMnQ/SkYk6ToClrI/AAAAAAAAAWg/HxXLd89qrAc/s320/DSCF1546.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5352005791295641266" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;29 avril&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;Malgré le train un peu pourri, nous dormons  comme des loirs pendant les quelques heures de trajet qui séparent Pékin de Datong. Nous arrivons encore une fois aux alentours de 6h. A notre grande surprise, à la sortie de la gare nous attend un employé de CITC (l'Office de Tourisme Chinois, une société semi-privée qui prend aussi en charge la vente des billets de Transmongolien).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est un homme affable, parlant un anglais parfait, qui nous remet contre paiement nos chers billets de Transmongolien. Il essaie aussi de nous vendre une visite guidée des grottes bouddhiques de la ville ("non") et nous propose de mettre nos bagages dans un hôtel "partenaire" ("ah oui"). Nous le suivons donc jusqu'à un hôtel assez miteux de Datong,  qui semble être une minuscule ville pas du tout moderne. Nous sommes bien contents de laisser nos bagages contre une somme modique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous sommes dans une vraie ville chinoise, aussi il n'y a aucun endroit pour prendre un petit déjeuner décent. Nous trouvons une vague supérette, dans laquelle nous achetons des "&lt;span style="font-style: italic;"&gt;milk tea&lt;/span&gt;" en poudre. Cela faisait un certain temps que nous hésitions à essayer ces préparations de thé au lait lyophilisé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous en choisissons deux, un goût café, et l'autre goût chocolat (mais nous nous trompons de paquet, et le prenons goût pêche). Le problème, c'est que nous ne savions pas qu'en réalité, il s'agit de &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Bubble tea&lt;/span&gt;, c'est-à-dire de thé au lait avec des boules gélatineuses de tapioca. Le mélange est lourd et indigeste. Nous en réchappons difficilement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Ville industrielle&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Notre long trajet dans un bus local, depuis la ville de Datong jusqu'au complexe de grottes bouddhiques, nous permet d'apercevoir une ville en Chine. Bien évidemment, avec autant de produits &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Made in China&lt;/span&gt;, il faut bien les villes industrielles qui vont avec. Datong en est une. Dans le bus, que des visages burinés et des mains calleuses d'ouvriers illettrés chinois. La plupart sont trop épuisés ou trop abrutis par leur travail pour remarquer notre présence. Tous se rendent au travail, déjà fatigués de la journée qui les attend.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La ville de Datong semble être de couleur unie : tout y est fait de briques orange, type de paysage quasiment disparu aujourd'hui en France, à part peut-être dans le Nord ou dans les Ardennes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Des grottes, des grottes et des grottes&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Je me doute que la perspective d'aller visiter des "grottes bouddhiques" n'est pas forcément très glamour. Mais il y en a un paquet en Chine et nous n'en avions toujours pas vus. Il était hors de question, après tant de témoignages de la culture bouddhiste, de passer à côté de cette forme primitive de la religion.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En réalité, les grottes de Datong, qui datent du Ve siècle, ne sont pas à proprement parler des "&lt;span style="font-style: italic;"&gt;grottes&lt;/span&gt;". Il s'agit plutôt de niches creusées dans une façade de pierre, côte à côté. Les plus grosses contiennent des statues gigantesques de Bouddha, un peu comme celles que les talibans avaient fait exploser en Afghanistan.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les gigantesques Bouddhas de pierre, dont le visage émerge difficilement de la pénombre de leurs grottes, dégagent une mystérieuse beauté. Ils sont immenses sans pourtant être écrasants et posent sur l'humble touriste un regard bienveillant. On a l'impression qu'ils sont ici à méditer depuis une éternité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Par ailleurs, la peinture sur beaucoup de bas-reliefs sculptés a miraculeusement tenu jusqu'à nos jours. Ce qui les rend plus vivantes, plus émouvantes que beaucoup de celles que nous avons jusqu'ici vues :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_HNc0MfZMMnQ/SkYk50T7g-I/AAAAAAAAAWY/37TdvZIZ0Fg/s1600-h/DSCF1544.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 320px; height: 240px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_HNc0MfZMMnQ/SkYk50T7g-I/AAAAAAAAAWY/37TdvZIZ0Fg/s320/DSCF1544.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5352005782889792482" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;A noter aussi, une étrange et grande statue de Bouddha, qui ressemblait paraît-il au souverain de l'époque, lequel ne brillait sans doute pas par sa beauté :&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_HNc0MfZMMnQ/SkYk5OYQreI/AAAAAAAAAWI/v6FmUOgKoVU/s1600-h/DSCF1557.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 240px; height: 320px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_HNc0MfZMMnQ/SkYk5OYQreI/AAAAAAAAAWI/v6FmUOgKoVU/s320/DSCF1557.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5352005772707409378" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Départ en Transmongolien&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Une fois rentrés à Datong, dernier déjeuner dans un restaurant local, où les serveurs nous regardent pendant tout le repas avec de grands yeux ronds, rejoints par des clients policiers qui ne toucheront pas à leur assiette, hébétés par notre présence dans ce restaurant. Nous faisons un festin en utilisant la technique maintenant rodée du "donnez-moi ce qu'il y a dans l'assiette de ce client, monsieur".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après une attente un peu mélancolique sur la grand-place devant la gare, tout en mangeant des glaces chinoises (valent une bouchée de pain, probablement faites à partir de lait Sanlü frelaté), nous nous décidons à récupérer nos bagages, et à prendre ce satané train direction la Mongolie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une fois dans la gare, surprise un peu flippante : notre train n'apparaît pas sur le panneau d'affichage ! Dans un coin de la gare, derrière une vitre, un policier chinois semble contrôler on-ne-sait-quoi. En l'absence d'un bureau de renseignements, Aglaé et moi, un peu stressés, montrons notre billet de train au monsieur, en demandant "&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Zai nali ?&lt;/span&gt;" ("&lt;span style="font-style: italic;"&gt;où &lt;/span&gt;?"). Il nous demande de faire le tour. Nous rentrons dans son bureau, il s'empare de nos billets, nous demande quelque chose.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ah oui, nos passeports. Il s'en empare, et se plonge dans une lecture méditative, passionnée, légère, de nos précieux documents. Il semble faire une vérification, ou plutôt occuper son ennui. Les yeux d'Aglaé deviennent ronds : mais qu'est-ce qu'il fait ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous lui répétons en choeur : "&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Zai Nali, zai nali&lt;/span&gt; ?", croyant qu'il n'a pas compris que notre train allait partir dans 5 minutes. Il ne nous écoute même pas. Nous paniquons littéralement. En choeur, en français : "&lt;span style="font-style: italic;"&gt;mais qu'est-ce qu'il fout cet abruti de flic ?"&lt;/span&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Heureusement, il ne parle ni anglais, ni français, ni rien. Finalement, un autre homme vient le rejoindre, et lit aussi le passeport. Sans échanger un mot, ils se lèvent, et nous font signe de les suivre. Ils croisent une dame de ménage, lui demandent quelque chose. Elle part en courant dans un sens. Les types assurent. Nous continuons à les suivre, jusqu'à une porte verrouillée par un cadenas, qu'ils ouvrent uniquement pour nous. Nous arrivons sur les quais et les suivons dans un sous-sol, jusqu'à aboutir à un autre quai. Ce dernier est vide, à part 7 ou 8 autres hommes en costume militaire (ou policier ?) (ou juste un costume du personnel de la gare ?), qui attendent, sans bouger un muscle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous ne sommes pas sûrs de comprendre. Notre train va vraiment arriver là ? Nos guides nous demandent de rester à notre place et d'attendre. Au bout de quelques minutes, un magnifique train arrive. Une locomotive verte et rouge, surmontée d'une énorme étoile rouge, pénètre avec des craquements formidables dans l'enceinte de la gare. Accrochée à elle comme la traîne d'une étoile, un petit nombre de wagons d'un vert sombre, chacun portant en cyrillique et en chinois les indications "Pékin --&gt; Oulan Bator". Le train s'arrête, nous montrons nos billets à l'homme qui sera notre chef de wagon jusqu'à Oulan Bator. Il nous fait signe de le suivre, et une minute après nous voilà partis.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous avons eu un cortège d'une douzaine de militaires (ou de policiers ?), en casquettes rondes et en costume, uniquement pour que nous, deux petits voyageurs français, puissions monter à bord du Transmongolien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On appelle ça un départ en fanfare !&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3918319069154570863-2784841911951619041?l=metromarcopolo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://metromarcopolo.blogspot.com/feeds/2784841911951619041/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://metromarcopolo.blogspot.com/2009/06/les-bouddhas-de-lindustrie.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3918319069154570863/posts/default/2784841911951619041'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3918319069154570863/posts/default/2784841911951619041'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://metromarcopolo.blogspot.com/2009/06/les-bouddhas-de-lindustrie.html' title='Les bouddhas de l&apos;industrie'/><author><name>Charly</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08678658738618799979</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_HNc0MfZMMnQ/SSXfnrpu_ZI/AAAAAAAAAAw/LxE2sxJ4320/S220/DSCF6185.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_HNc0MfZMMnQ/SkYk6ToClrI/AAAAAAAAAWg/HxXLd89qrAc/s72-c/DSCF1546.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3918319069154570863.post-3660280285225486504</id><published>2009-06-27T12:04:00.007+02:00</published><updated>2009-07-11T13:59:08.662+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='bar'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='architecture'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Beijing'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='rencontre'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Chine'/><title type='text'>Retour à Pékin : des Jeux Olympiques et des bars vides</title><content type='html'>&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;26-28 avril&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous arrivons à Pékin en fin d'après-midi. La gare routière du Nord-Est semble être le rendez-vous des Ouïgours de Pékin : des Chinois de culture turque, avec des traits absolument pas sinoïdes, qui ressemblent plutôt à de bons vieux Turcs, conduisent des vélos tirant de petites charrettes. Sur ces charrettes, d'énormes gâteaux qui, pour une fois en Chine, ont l'air très bons.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ces Ouïgours, probablement bien renseignés, voient en nous des amateurs de sucrerie - j'imagine mal les Chinois aimer ces douceurs. Un premier devant lequel nous passons coupe une petite part de gâteau, et nous la tend en nous proposant de goûter. Je goûte, c'est très bon mais nous refusons d'en acheter plus. Un second nous poursuit quelques mètres avec sa part de gâteau. Un troisième déboule à fond derrière nous, en vélo, nous passe devant, manque de nous renverser en tournant, freine d'un brusque dérapage, dégaine son couteau et se jette sur le monstrueux gâteau. Il en extrait une formidable part et nous la tend. Aglaé et moi éclatons de rire et refusons. Du coin de l'oeil nous voyons un quatrième forcené qui roule vers nous en tirant un nouveau gâteau boursouflé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous n'avons vraiment pas faim, aussi nous changeons de trottoir pour éviter cette folie, fort drôle par ailleurs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Disneyland Pékin&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;A Shanghai, à Kunming, à Lijiang, à Dali, nous avions été dégoûtés par des "vieux" quartiers intégralement refaits. A vrai dire, nous étions un peu surpris de ne pas en apercevoir à Beijing, capitale de la fierté chinoise. Mais on ne change pas les Chinois. En cherchant le restaurant de canard laqué auquel nous sommes allés le lendemain (cf notre dernier message "La Gastronomie chinoise à l'épreuve du feu"), nous nous perdons et tombons un peu par hasard sur le projet de rénovation des &lt;span style="font-style: italic;"&gt;hutongs&lt;/span&gt; situés juste au Sud de la place Tian Nan Men.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est vrai, des vieux quartiers populaires si près d'un centre touristique majeur du pays, c'était dommage non ? Du coup, les autorités ont rasé tout le quartier, rue après rue, ont tracé une grande avenue droite (la spécificité de ces vieux quartiers étant des petites rues courbes), ont installé un faux tram roulant sur 100 m (pour faire "vieux"), et ont partout troué les maisons pour y installer des magasins.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au moment de notre passage, le grand projet n'est pas encore tout à fait achevé : les visites guidées en groupe sont déjà là, notamment devant un célèbre restaurant-usine à touristes de canard laqué (qui annonce une heure de queue) ; les façades et les rues sont finies ; mais les magasins sont encore en chantier, ce qui fait qu'on passe devant des rangées de maisons vides, la peinture à peine sèche, le poitrail ouvert sur des décombres. Nous avons l'impression de passer dans ces villes-fantômes du &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Far West&lt;/span&gt;, vidées après la ruée vers l'Or. Ici la ruée n'a pas encore débuté, mais les fantômes des anciens habitants sont déjà là.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous rentrons chez N avec une solide haine du tourisme à la chinoise !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_HNc0MfZMMnQ/SkYDxJ_VCtI/AAAAAAAAAVo/0W-i_CQLM00/s1600-h/DSCF1514.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 320px; height: 240px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_HNc0MfZMMnQ/SkYDxJ_VCtI/AAAAAAAAAVo/0W-i_CQLM00/s320/DSCF1514.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5351969350206425810" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Les deux Indiens souriants et la Vietnamienne de mauvaise humeur&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Lors de son année d'échange aux Etats-Unis, Aglaé a fait la connaissance d'une part de Razeena, qui nous avait accueillis au Népal, de l'autre de deux frères jumeaux d'origine indienne, Karan et Kumar. Ceux-ci, nés à Hong-Kong, se sont toujours sentis plus chinois qu'indiens. La preuve, au moment de notre passage à Pékin, ils y vivaient pour parfaire leur apprentissage du mandarin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le lendemain de notre retour à Pékin, Aglaé déjeune avec eux pendant que je reste dans un cybercafé glauque pour écrire le blog. Le cyber est situé dans un sous-sol d'une galerie marchande abandonnée, il n'y a aucun autre client que moi, mais c'est le seul que je réussis à trouver dans le quartier de N.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Rendez-vous est pris le soir même pour boire un verre avec eux. Après nous être perdus (ils nous avaient donné rendez-vous à une station de métro dont le nom n'existait pas), nous nous retrouvons enfin. Les jumeaux sont adorables, gentils et drôles, mais un problème de taille les accompagne : la petite amie de Karan, une jeune Vietnamienne, qui a décidé de faire la tête.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On croirait qu'elle veut nous rappeler l'affabilité des Vietnamiens du Nord, tant elle a l'air de s'ennuyer en notre présence : moues, soupirs, yeux au ciel, silence continu (et pourtant elle parle un anglais parfait), absence totale d'intérêt pour ce qui se trame. Elle nous suit en renâclant dans le bar qu'ont choisi les jumeaux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour une raison qui nous échappe encore, ceux-ci nous ont donné rendez-vous dans un quartier absolument désert le soir, pour nous emmener boire un verre dans un restaurant japonais au bord de fermer. Lorsque nous arrivons, le restaurant est vide, et la moitié des serveurs est littéralement en train de dormir autour de la caisse enregistreuse. Lorsque nous poussons la porte, ils se réveillent, courent remettre la musique de fond en marche, allument les télévisions au mur. Je me sens un peu mal de réveiller ces pauvres gens.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous passons malgré tout une soirée absolument charmante, dans ce cadre très étrange, puis sautons dans un taxi pour rejoindre notre auberge de jeunesse (N. partant en vacances, nous nous sommes rabattues sur une auberge près de la gare, d'où partira notre train le lendemain).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Ohhh Jeux Olympiques&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est maintenant devenu sacrilège de passer par Pékin sans payer un hommage à ses nouveaux symboles, à savoir le stade du Nid d'Oiseau (à ne pas confondre avec le nid de poule), le Cube de la piscine olympique, et la tour de retransmissions. Bref, les installations olympiques. Celles-ci, qui occupent une place immense, sont desservies par une ligne de métro spéciale (qui n'a que trois stations), et reçoivent un ahurissant flux de visiteurs, surtout Chinois.&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_HNc0MfZMMnQ/SkYDxunJvpI/AAAAAAAAAVw/mYAx1S9Gzn0/s1600-h/DSCF1526.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 240px; height: 320px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_HNc0MfZMMnQ/SkYDxunJvpI/AAAAAAAAAVw/mYAx1S9Gzn0/s320/DSCF1526.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5351969360037133970" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Si la visite de ces installations titille la fibre architecturale en chacun de nous (ces installations &lt;span style="font-style: italic;"&gt;sont  &lt;/span&gt;belles), en ressort un parfum un peu mélancolique. L'un des arguments de la candidature de Pékin aux JO de 2008 était de construire des installations qui resserviraient après les évènements. Or ici, on voit bien que ces immenses immeubles, ces tours, ces stades, ces parcs, sont vides, entièrement vides. Derrière les portes cadenassées de ces beaux bâtiments, qu'y a-t-il ? de grands espaces vides, qui n'auront probablement jamais droit à une deuxième vie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans une ville aussi vaste que Pékin, ça sent un peu du gâchis, mais bon... la Chine avait tellement besoin de ces JO, pour asseoir leur statut international de nouvelle grande puissance, qu'on est prêt à les comprendre...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(mais tout de même, ces avenues piétonnes immenses, ces grandes esplanades vides, c'est un peu flippant, non ?)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_HNc0MfZMMnQ/SkYDyC1oLRI/AAAAAAAAAWA/oT_8Rwc6zmM/s1600-h/DSCF1532.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 320px; height: 240px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_HNc0MfZMMnQ/SkYDyC1oLRI/AAAAAAAAAWA/oT_8Rwc6zmM/s320/DSCF1532.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5351969365466557714" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_HNc0MfZMMnQ/SkYDx0dnAvI/AAAAAAAAAV4/sqTPOrZ0FF4/s1600-h/DSCF1531.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 240px; height: 320px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_HNc0MfZMMnQ/SkYDx0dnAvI/AAAAAAAAAV4/sqTPOrZ0FF4/s320/DSCF1531.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5351969361607721714" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Derniers instants pékinois&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;Notre dernière journée à Pékin est forcément un peu déprimante aussi : le train que nous allons prendre ce soir est le premier tronçon du Transsibérien qui, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;in fine&lt;/span&gt;, nous ramène en Europe. Même si ce n'est pas notre dernier jour en Chine, nous vivons nos derniers instants de voyage en tant que tel : bientôt, nous ne serons plus &lt;span style="font-style: italic;"&gt;en voyage&lt;/span&gt;, mais &lt;span style="font-style: italic;"&gt;sur le chemin du retour&lt;/span&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En réalité, le retour, nous l'avons déjà commencé lorsque nous avons quitté le Japon en bateau, puisque c'était le moment à partir duquel nous avons arrêté d'aller vers l'Est. Mais il y avait encore tant de choses à découvrir. Là, c'est bientôt fini.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous faisons de grosses courses pour survivre dans le train jusqu'à Ulan Bator, Mongolie, passons deux dernières heures dans un cybercafé à rattraper le retard du blog (Aglaé devra se boucher le nez tant son jeune voisin sentait mauvais) et récupérons nos bagages à l'auberge de jeunesse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Gare aux pauvres&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;La Gare de Pékin, imposante, surplombant une immense esplanade, change radicalement de visage le soir venu. C'est la seule gare de Chine qui ne trie pas les gens &lt;span style="font-style: italic;"&gt;à l'entrée&lt;/span&gt;. Tout le monde peut donc y rentrer, s'asseoir sur les sièges des immenses salles d'attente, s'allonger, manger, vivre, aller aux toilettes pour se laver.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quand on sait que les paysans chinois arrivent en général dans les villes sans un sou, sans le logis et sans travail, on n'est donc pas étonné de s'apercevoir que la Gare de Pékin est un gigantesque camp de romanichels. Dans la salle d'attente où nous commençons par nous installer, la puanteur nous saute au nez. C'est un mélange d'odeurs de pieds et de déjections, mêlée à la sueur de ces hommes et de ces femmes qui vivent là. Il y a des immondices et des déchets partout par terre : les pelures de cacahouètes jouxtent les sachets plastiques et les paquets de biscuits écrasés. Beaucoup de gens sont allongés et dorment là.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je fais un tour aux toilettes. Sans vous parler de l'odeur, je suis surpris de voir le nombre d'hommes qui, torse nu, font leur toilette. Il y en a un qui a la tête plongée dans le lavabo, et qui se fait un shampoing.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous quittons l'immense salle d'attente, de peur de nous évanouir, et commandons un café dans un tranquille petit bar installé dans la gare. Notre train part à minuit. A 23h35, les tableaux d'affichage étant incompréhensibles, je m'enquiers auprès de la dame du guichet d'informations du numéro de notre quai de départ. La dame me renseigne aimablement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je retourne à la table où Aglaé continue à découper des papiers pour son Scrapbook. Au bout de 5 minutes, la dame de l'accueil quitte son pupitre, et se précipite à ma rencontre : "&lt;span style="font-style: italic;"&gt;vite, vite, il faut aller prendre votre train, dépêchez-vous !"&lt;/span&gt;. Notre train part dans un quart d'heure !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un petit vent de panique, émis par cette dame, nous gagne doucement. Nous rangeons nos affaires mollement et trottons pour rejoindre notre quai. Nous sommes dans un long couloir plongé dans la pénombre, et l'on distingue à peine des gens qui dorment par terre, un peu partout. La gare de Pékin est pire que toutes les gares d'Inde !!!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Autour de nous, des gens courent aussi pour attraper leur train. Bien entendu, nous sommes largement en avance, et avons tout notre temps pour trouver notre wagon et nous installer. Les Chinois sont tellement en avance ! Quand je pense que la dame de l'accueil nous a pressés, prise d'une panique folle, alors que nous avions 20 minutes d'avance ! C'est difficile à croire pour les Parisiens retardataires que nous sommes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Notre train est un vieux modèle que nous n'avions jamais rencontré auparavant. Peu confortable, sale, lui aussi baigné d'une vague odeur de moisi, il donne l'impression d'être surpeuplé et bruyant. Aglaé et moi sommes à bout de fatigue, et nous écroulons dans nos lits : nos dernières heures en Chine nous ont montré une intensité dans la misère que nous n'avions même pas pu entrapercevoir pendant le mois passé dans le pays !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous nous couchons en espérant que notre tout dernier jour en Chine, le lendemain à Datong, se passera sans anicroches !&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3918319069154570863-3660280285225486504?l=metromarcopolo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://metromarcopolo.blogspot.com/feeds/3660280285225486504/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://metromarcopolo.blogspot.com/2009/06/retour-pekin-des-jeux-olympiques-et-des.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3918319069154570863/posts/default/3660280285225486504'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3918319069154570863/posts/default/3660280285225486504'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://metromarcopolo.blogspot.com/2009/06/retour-pekin-des-jeux-olympiques-et-des.html' title='Retour à Pékin : des Jeux Olympiques et des bars vides'/><author><name>Charly</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08678658738618799979</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_HNc0MfZMMnQ/SSXfnrpu_ZI/AAAAAAAAAAw/LxE2sxJ4320/S220/DSCF6185.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_HNc0MfZMMnQ/SkYDxJ_VCtI/AAAAAAAAAVo/0W-i_CQLM00/s72-c/DSCF1514.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3918319069154570863.post-3222063117389204891</id><published>2009-06-26T18:09:00.027+02:00</published><updated>2009-07-10T11:19:42.507+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='bus'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='balades'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='rencontre'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='transport'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Chine'/><title type='text'>WAAAAAAOUUUUUUU ! (La Grande Muraille de Chine)</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_38A2RWZR4XU/SkT6Kwlx_qI/AAAAAAAAAIA/fLpHnPze718/s1600-h/DSCF1467.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 320px; height: 240px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_38A2RWZR4XU/SkT6Kwlx_qI/AAAAAAAAAIA/fLpHnPze718/s320/DSCF1467.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5351677319971995298" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;26 avril&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;On l'attendait avec impatience, on craignait les légendaires nappes de brumes qui l'entourent, mais ce matin là, le soleil était radieux pour notre excursion à la Grande Muraille !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous partons très tôt pour ne pas avoir à la parcourir au pas de course. Nous trouvons facilement un minibus qui peut nous déposer en cours de route non loin de la muraille. Nous connaissons les prix et ce n'est pas du tout celui qu'on nous annonce.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je soupire : ah non, c'est pas vrai, on se croirait au Vietnam ! L'heure matinale ajoute à mon exaspération. Heureusement, Charly garde son sourire et parvient à bien négocier.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous réussissons à sauter au bon endroit, c'est-à-dire à &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Jing Shan Ling&lt;/span&gt;, le point d'entrée de la Muraille le plus éloigné de Pékin. En effet, il en existe de plus proches, mais ils sont bondés et outrageusement restaurés. Celui que nous avons choisi est le plus sauvage et surtout le point de départ d'une randonnée sur la muraille jusqu'à un autre point d'entrée : &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Simataï&lt;/span&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un paysan du coin fait taxi avec sa voiture et nous emmène jusqu'au guichet d'entrée, à quelques kilomètres de la route principale. Nous savons déjà que notre projet de randonnée est synonyme de racket: il faudra payer trois fois pour la même muraille: un billet d'entrée tout de suite, le droit de passage sur un pont suspendu, et encore un autre ticket car &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Simataï&lt;/span&gt;, à la fin de la randonnée, se situe dans une autre province ! &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Le Routard &lt;/span&gt;s'insurge contre ses pratiques, nous sommes prévenus et décidons que rien n'entamera notre bonne humeur, pas même la rapacité des Chinois.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous commençons à gravir une colline. Pour l'instant, la Grande Muraille est encore invisible. Après une rude montée, nous nous retrouvons dans une tour de garde et c'est l'émerveillement. J'avais peur d'être déçue, mais non, c'est incroyable. On peut suivre le "serpent de pierre" à perte de vue sur les crêtes des collines. Je bondis de joie. Je réalise pleinement que je suis en Chine, ce pays qui voulait dire "très très loin, à l'autre bout du monde" quand j'étais petite. Ce qui me paraissait inaccessible est devenu réalité. Je me rêvais globe-trotteuse et j'y suis. Pour de vrai! Cette "révélation" me remplit de bonheur pour la journée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_38A2RWZR4XU/SkT6LU-YtCI/AAAAAAAAAII/02v1UkOzDYU/s1600-h/DSCF1470.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 320px; height: 240px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_38A2RWZR4XU/SkT6LU-YtCI/AAAAAAAAAII/02v1UkOzDYU/s320/DSCF1470.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5351677329738871842" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Nous commençons alors notre merveilleuse balade sur la muraille. Dès que l'on s'éloigne du point d'entrée, nous sommes absolument seuls. De tour de garde en tour de garde, nous dominons des collines arides et escarpées. La muraille monte et descend pour suivre la crête et la pente est parfois extrêmement raide. Nous faisons des petites haltes pique-nique sur le toît des tours de gardes, c'est un vrai plaisir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_38A2RWZR4XU/SkT6LkXQrBI/AAAAAAAAAIQ/lM7xGdAuOJg/s1600-h/DSCF1479.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 240px; height: 320px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_38A2RWZR4XU/SkT6LkXQrBI/AAAAAAAAAIQ/lM7xGdAuOJg/s320/DSCF1479.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5351677333869734930" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_38A2RWZR4XU/SkT6MHPjMMI/AAAAAAAAAIY/6pYNUYKIL1k/s1600-h/DSCF1490.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 320px; height: 240px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_38A2RWZR4XU/SkT6MHPjMMI/AAAAAAAAAIY/6pYNUYKIL1k/s320/DSCF1490.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5351677343232635074" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Selon les endroits la muraille est en plus ou moins bon état, il faut vraiment faire attention où on met les pieds! Certaines tours de gardes ont été parfaitement restaurées, d'autres tombent en ruine. Nous marchons d'un bon pas, nous prenant pour de courageux soldats montant la garde contre les envahisseurs de Nord. Les gardes de la tour étaient vraiment au milieu de nulle part, je pense au livre de Buzzati, &lt;span style="font-style: italic;"&gt;"Le désert des Tartares"&lt;/span&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une absurdité ironique se dégage de cette portion de la muraille, érigée sur la crête de montagnes de toutes façons infranchissables par la moindre armée (même les chèvres auraient du mal à passer par là).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Régulièrement des vendeurs d'eau fraîche surgissent de nulle part, comme des diablotins jaillissant de leur boîte. Ils représentent une tentation épouvantable, car il fait vraiment chaud,  et nous sommes en nage ! Heureusement nous avons de quoi faire un pique-nique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A un moment, nous débouchons sur un tournage, sûrement d'un des nombreux clips de pop chinoise où figure ce symbole national. Nous attendons l'autorisation de passer puis arrivons au but de notre promenade (après avoir repayé): &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Simataï&lt;/span&gt;. Nous ne sommes plus vraiment seuls mais la muraille est ici encore plus raide qu'ailleurs. C'est très impressionnant pour nos yeux et un peu dur pour nos jambes!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_38A2RWZR4XU/SkT6MWaz7QI/AAAAAAAAAIg/jkAzZsbCpIM/s1600-h/DSCF1498.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 320px; height: 240px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_38A2RWZR4XU/SkT6MWaz7QI/AAAAAAAAAIg/jkAzZsbCpIM/s320/DSCF1498.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5351677347306401026" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Après toutes ces heures à crapahuter sur la muraille, il faut maintenant rentrer à Pékin. Le prochain bus part du parking dans 2 heures. Nous n'avons pas envie d'attendre. Nous décidons, un peu inconsciemment, de partir à la recherche de la mystérieuse gare routière mentionnée par &lt;span style="font-style: italic;"&gt;le Routard&lt;/span&gt;. Peut-être que des bus en partiront plus régulièrement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous rencontrons un jeune Belge venu en Chine perfectionner son &lt;span style="font-style: italic;"&gt;kung-fu&lt;/span&gt; et l'embarquons dans cette expédition aventureuse. Au bout d'une demi-heure de marche sur une route qui serpente, nous  concluons que la gare routière dont parlait &lt;span style="font-style: italic;"&gt;le Routard&lt;/span&gt; devait en fait être le parking... Nous ne laissons pas abattre et nous disons qu'au pire on attrapera au vol le bus de 17h, celui que nous n'avons pas voulu attendre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De gros camions s'arrêtent prêts de nous, visiblement étonnés de voir des touristes marcher le long de la route. Certains chauffeurs sont même prêts à nous emmener au croisement avec la route de Pékin, mais ils n'ont pas de place pour trois. Ce qui est moins drôle c'est qu'un bus passe devant nous et ne s'arrête pas à nos signes... Notre plan d'attraper le bus de 5h pourrait bien tomber à l'eau. Nous sentons une certaine panique chez le Belge, qui commence vraissemblablement à regretter de nous avoir suivis.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_38A2RWZR4XU/Skdqz-hOvtI/AAAAAAAAAIo/khUMzGtbzJ4/s1600-h/DSCF1511.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 320px; height: 240px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_38A2RWZR4XU/Skdqz-hOvtI/AAAAAAAAAIo/khUMzGtbzJ4/s320/DSCF1511.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5352364123341373138" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Nous passons sous un immense pont en construction avec des ouvriers partout. Sûrement encore une autoroute. Nous en avons vu au moins une cinquantaine en train d'être construites depuis notre arrivée en Chine. Cela fait une heure et demie que nous marchons et nous n'avons toujours pas atteint le croisement avec la grande route menant à Pékin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Deux bus nous snobent mais un troisième finit heureusement par s'arrêter. Apparamment un bus local : zéro touristes en provenance de la Muraille dedans. Nous demandons d'un air inquiet à notre voisine s'il va dans la bonne direction, elle nous répond, en anglais, qu'il faudra juste faire un changement à la première gare routière.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le trajet est long. Nous sommes étourdis par le soleil et notre longue marche, mais ravis de notre journée !&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3918319069154570863-3222063117389204891?l=metromarcopolo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://metromarcopolo.blogspot.com/feeds/3222063117389204891/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://metromarcopolo.blogspot.com/2009/06/waaaaaaouuuuuuu-la-grande-muraille-de.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3918319069154570863/posts/default/3222063117389204891'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3918319069154570863/posts/default/3222063117389204891'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://metromarcopolo.blogspot.com/2009/06/waaaaaaouuuuuuu-la-grande-muraille-de.html' title='WAAAAAAOUUUUUUU ! (La Grande Muraille de Chine)'/><author><name>Aglaé</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10149911006554960819</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_38A2RWZR4XU/SSXnoRACWjI/AAAAAAAAAAM/_aNI_Y5wlKg/S220/Le+Grand+voyage+3662.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_38A2RWZR4XU/SkT6Kwlx_qI/AAAAAAAAAIA/fLpHnPze718/s72-c/DSCF1467.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3918319069154570863.post-8041721211015199366</id><published>2009-06-26T17:50:00.007+02:00</published><updated>2009-07-10T11:19:26.537+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='balades'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='resto'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='sourire'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='temple'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='rencontre'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Chine'/><title type='text'>Chengde : copies tibétaines, copies chinoises, hospitalité authentique</title><content type='html'>&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;24-25 avril&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La ville de Chengde a deux choses à offrir au voyageur avide de culture : ses temples Lamaïques et son Palais d'été.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_HNc0MfZMMnQ/SkT3nGGKC0I/AAAAAAAAAUw/G8Wv0Bf0f7I/s1600-h/DSCF1349.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 400px; height: 300px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_HNc0MfZMMnQ/SkT3nGGKC0I/AAAAAAAAAUw/G8Wv0Bf0f7I/s400/DSCF1349.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5351674508246387522" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Jour 1 : temples lamaïques&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Journée passée à visiter des copies faites il y a des centaines d'années des plus beaux temples du Tibet. 4 temples sont disséminés autour de la ville, et reproduisent les grands monuments du Tibet, hommage fait aux dignitaires de cette région par les empereurs de Chine. Certains sont magnifiques et nous permettent, en plus de découvrir une architecture inconnue de nous, de faire le voyage au Tibet que nous n'aurions pas pu faire (il faut des autorisations spéciales).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_HNc0MfZMMnQ/SkT3nlaW47I/AAAAAAAAAU4/oEBkUSetr8I/s1600-h/DSCF1374.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 300px; height: 400px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_HNc0MfZMMnQ/SkT3nlaW47I/AAAAAAAAAU4/oEBkUSetr8I/s400/DSCF1374.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5351674516652614578" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Quasiment aucun visiteur dans ces temples, et par ailleurs les bonzes lamaïques sont surtout présents pour surveiller les lieux, car ces temples ont dès le départ été plus des hommages que des lieux de culte : aucune spiritualité, aucune vie religieuse dans ces cadeaux architecturaux. Du coup nous avons l'impression assez particulière de visiter des beaux temples fantômes !&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_HNc0MfZMMnQ/SkT3mgKhv7I/AAAAAAAAAUg/3mkbw-a8VAI/s1600-h/DSCF1341.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 300px; height: 400px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_HNc0MfZMMnQ/SkT3mgKhv7I/AAAAAAAAAUg/3mkbw-a8VAI/s400/DSCF1341.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5351674498064170930" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Un bienfaiteur bien arrosé&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Anecdote qui nous marquera longtemps : notre repas de midi. En sortant du premier temple, nous sommes un peu dans la banlieue de Chengde, ville industrielle qui ressemble déjà à une petite banlieue. Nous avisons le seul restaurant que nous voyons, et nous décidons à rentrer. Les restaurateurs sont très heureux de nous voir arriver. Nous avons faim, et prions pour que le menu soit intelligible (au pire des photos, au mieux des traductions en anglais).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bien évidemment, aucun touriste étranger ne passe jamais par là : nos fols espoirs sont déçus à l'ouverture d'un épais menu comportant des séries sans fin de caractères chinois. Epuisé de me battre à chaque fois dans les restaurants, je craque un peu vite, me lève et fais un petit signe compatissant au serveur, pour lui dire que non, nous ne comprenons rien, et que nous allons chercher un autre restaurant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aglaé me reproche de me décourager si vite  et insite pour qu'on s'acharne un peu. Les restaurateurs, désolés, veulent qu'on restent : ils me montrent les assiettes des autres clients, pour me signifier que nous pouvons nous inspirer de ce qu'ils ont pris. Je m'approche d'une première table, où deux jeunes étudiantes semblent un peu offensées que je renifle leur assiette. Je suis mieux accueilli à la table d'après : une petite vieille souriante et un monsieur avenant me tendent presque leurs assiettes. Ils me font des signes du pouce, du style "&lt;span style="font-style: italic;"&gt;faut prendre ça, c'est super bon&lt;/span&gt;". Aglaé propose de manger exactement la même chose qu'eux, ça sera le plus simple. Je commande une assiette de ci, et une assiette de ça, comme sur leur table.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le serveur prend note, mais le monsieur avenant le rattrape et lui parle en chinois. Puis il se tourne vers nous et nous force à nous asseoir à sa table. En gros, il a annulé notre commande, et pris acte du fait que nous mangeons la même chose que lui : autant prendre directement dans les assiettes. C'est grandement facilité par le caractère collectif des repas en Chine : chacun pioche dans des plats pour mettre dans son bol.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous sommes ravis de cette invitation qui vient du fond du coeur. Le monsieur, qui a l'air d'avoir déjà bien bu, commande des bières pour nous. Il ne parle absolument aucun mot d'anglais, et pourtant nous passerons un déjeuner parfait. Les blagues fusent, nous ne les comprenons jamais, mais tout le monde rit. Je lui montre ou lui dis des phrases de mon guide de conversation français-chinois, aussi nous pouvons nous échanger quelques banalités. Je comprends que la dame toute sèche et toute souriante est sa mère, après avoir fait la gaffe de lui demander si c'était sa femme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'homme est particulièrement fier de nous avoir à sa table, et nous découvrons la noblesse de coeur de cette famille, qui semble particulièrement pauvre (à la fin du repas, ils mettront les restes dans un sac plastique pour ne pas les gâcher), mais tient quand même à nous offrir à manger.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous découvrons aussi qu'il est impossible de boire seul en Chine. Si vous soulevez votre verre de table, tout le monde autour de la table doit soulever le sien et boire une gorgée en même temps que vous. Or j'ai l'habitude de siroter en permanence, ce qui a pour effet d'aggraver l'état du chef de famille.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A la fin du repas, nos hôtes se lèvent, prennent les restes, nous souhaitent bonne vie et s'en vont. Nous n'avons fait que communiquer par gestes et borborygmes, et c'était génial.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_HNc0MfZMMnQ/SkT3mAIs_lI/AAAAAAAAAUY/eYO6H5UyMKo/s1600-h/DSCF1362.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 300px; height: 400px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_HNc0MfZMMnQ/SkT3mAIs_lI/AAAAAAAAAUY/eYO6H5UyMKo/s400/DSCF1362.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5351674489466584658" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;                                               Notre bienfaiteur intimidé par l'appareil photo&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(sans vouloir faire le râleur, vous imaginez ça en France ? que quelqu'un offre un repas à un couple de Chinois perdus dans un village ou une toute petite ville ?)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Jour 2 : palais d'été ou murailles de Chine ? &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_HNc0MfZMMnQ/SkT5GE9u3GI/AAAAAAAAAVI/NTyhicum5Cw/s1600-h/DSCF1414.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 400px; height: 300px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_HNc0MfZMMnQ/SkT5GE9u3GI/AAAAAAAAAVI/NTyhicum5Cw/s400/DSCF1414.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5351676140030188642" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Le Palais d'Eté de Chengde n'a que peu à voir avec celui de Pékin. Ses bâtiments y sont moins impressionnants, carrément plats, même, mais le parc qui l'enserre est 3 fois plus grand. Moins fou mais plus reposant que son homologue pékinois, le Palais d'Eté de Chengde sera l'occasion d'une très longue promenade du dimanche.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_HNc0MfZMMnQ/SkT5F0Oh5AI/AAAAAAAAAVA/wifQhp1k07E/s1600-h/DSCF1410.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 300px; height: 400px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_HNc0MfZMMnQ/SkT5F0Oh5AI/AAAAAAAAAVA/wifQhp1k07E/s400/DSCF1410.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5351676135537239042" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Nous mangeons des nouilles chinoises dans le parc (les nouilles instantanées sont vraiment présentes partout en Asie), visitons des jardins chinois et caressons les daims qui se trouvent là : à l'image des Japonais, les gens de Chengde ont mis des daims dans leurs parcs pour faire venir les enfants. &lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_HNc0MfZMMnQ/SkT5GUFJEBI/AAAAAAAAAVQ/Qy22yYdMvZo/s1600-h/DSCF1416.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 300px; height: 400px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_HNc0MfZMMnQ/SkT5GUFJEBI/AAAAAAAAAVQ/Qy22yYdMvZo/s400/DSCF1416.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5351676144087797778" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;                                   Bon là c'est un faux, mais il y en avait des vrais un peu partout&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Parc est mal entretenu, et les bâtiments un peu décrépits donnent l'impression que tout ça aurait bien besoin d'un coup de rénovation. Mais quand on sait comment "rénovent" les Chinsois, c'est sûrement mieux comme ça! D'où un rare charme vieillot très sympathique, entretenu par la ridicule possibilité, dans tous les sites anciens de Chine, de louer des costumes d'époque :&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_HNc0MfZMMnQ/SkT5G9ocqAI/AAAAAAAAAVY/95P3D9S0b8I/s1600-h/DSCF1417.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 400px; height: 300px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_HNc0MfZMMnQ/SkT5G9ocqAI/AAAAAAAAAVY/95P3D9S0b8I/s400/DSCF1417.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5351676155241736194" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Le parc est impossible à visiter entièrement en une journée, mais nous en parcourons quand même une partie non négligeable : nous découvrons même qu'une partie de la muraille qui l'enserre est praticable. Un avant-goût de la Grande Muraille prévue pour le lendemain !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_HNc0MfZMMnQ/SkT5HZLXjiI/AAAAAAAAAVg/UtBqEZtW5BY/s1600-h/DSCF1436.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 400px; height: 300px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_HNc0MfZMMnQ/SkT5HZLXjiI/AAAAAAAAAVg/UtBqEZtW5BY/s400/DSCF1436.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5351676162635959842" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Le reste de la balade se passera à éviter les minibus qui parcourent les chemins bétonnés du Palais d'Eté, et dont le grand jeu est de frôler les piétons. Encore une fois, un paquet de petits vieux arpentent les chemins pentus de la colline du parc, font du sport, discutent et vivent de la manière la plus douce qui soit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(ils sont jamais de mauvaise humeur les vieux Chinois ?)&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3918319069154570863-8041721211015199366?l=metromarcopolo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://metromarcopolo.blogspot.com/feeds/8041721211015199366/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://metromarcopolo.blogspot.com/2009/06/chengde-copies-tibetaines-copies.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3918319069154570863/posts/default/8041721211015199366'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3918319069154570863/posts/default/8041721211015199366'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://metromarcopolo.blogspot.com/2009/06/chengde-copies-tibetaines-copies.html' title='Chengde : copies tibétaines, copies chinoises, hospitalité authentique'/><author><name>Charly</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08678658738618799979</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_HNc0MfZMMnQ/SSXfnrpu_ZI/AAAAAAAAAAw/LxE2sxJ4320/S220/DSCF6185.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_HNc0MfZMMnQ/SkT3nGGKC0I/AAAAAAAAAUw/G8Wv0Bf0f7I/s72-c/DSCF1349.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3918319069154570863.post-6541409764469131375</id><published>2009-06-26T17:17:00.006+02:00</published><updated>2009-07-09T11:46:18.616+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='restaurant'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='train'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Chine'/><title type='text'>Chengde - Sale temps pour une résidence d'été</title><content type='html'>&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;23 avril&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Certaines personnes ont de la chance : après trois jours de temps fabuleux à Pékin, nous prenons le train pour Chengde le jour où il pleut.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour la première fois, nous prenons la 4e classe d'un train chinois, aussi appelée "sièges durs". Ce n'est pas l'Inde, mais nous sommes quand même un peu entassés. En face de nous, une femme à l'air sévère a beau savoir parler anglais, elle ne nous adresse pas la parole. Sa voisine, une petite vieille à l'air doux, passera le trajet à tripoter son chapelet et à remuer des lèvres pour une prière silencieuse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un paquet de gens sont debouts, ce que je ne comprends pas trop vu que les tickets donnent des places assises, et qu'il y a un contrôle strict des tickets pour monter dans les trains. Nous n'avons pas eu le temps d'acheter à manger, et nous passons trois heures difficiles comprimés dans ce train.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lorsque nous arrivons à Chengde, ancienne résidence d'été des empereurs, choisie pour la stabilité de son temps et sa fraîcheur, nous sommes un peu douchés : il fait gris, il pleut, il fait froid. Mais nous avons de l'énergie, et plutôt que de prendre un taxi, nous décidons de rejoindre notre hôtel à pied.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'était une idée un peu idiote, dans la mesure où le plan que nous avons à notre disposition est totalement faux. Pourquoi ? Parce que la Chine est un pays qui va trop vite pour être enregistré par le moindre guide de voyage. Le nôtre n'avait que deux ans, et pourtant la ville n'avait plus rien à voir. Nous avons essayé de nous repérer avec une voie ferré, qui avait été arrachée. De nombreuses rues avaient disparu, ou avaient apparu. Les restaurants avaient été remplacé par des chantiers. La Chine va vraiment trop vite, et ce qui n'était qu'une petite ville il y a peu commençait déjà à se transformer en grosse ville sans âme !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Welcome to the hotel China&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Nous finissons par trouver notre hôtel. Depuis Pékin, nous avions essayé de l'appeler une douzaine de fois pour réserver une chambre, car il s'agissait apparemment du seul hôtel avec des prix raisonnables. Mais à chaque fois, une voix répondait en chinois, entendait notre anglais, puis nous raccrochait au nez.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A notre entrée, nous sommes frappés : sur un panneau les chambres valent 5 fois plus que ce que nous voulons. Nous demandons quand même les prix, et nous apercevons que la coutume locale est la suivante : les prix affichés sont une espèce de blague, et tout le monde a un peu oublié leur existence. Du coup on nous donne des prix beaucoup plus raisonnables, mais qui ne souffrent pas la moindre négociation. Spécial !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous optons d'abord pour une nuit en dortoirs. Il s'agit de chambres sommaires avec 4 lits, et heureusement personne ne nous accompagnera, car la chambre est vraiment minuscule. D'immenses baies vitrées donnent sur de gros spots qui illuminent l'immeuble : impossible d'avoir un semblant d'obscurité pour dormir. Ces baies sont particulièrement fines, et le vacarme à l'extérieur semble aussi puissant à l'intérieur (voire plus, par un curieux phénomène accoustique).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais le pire est à l'extérieur de la chambre : les toilettes à la turque, très chinoises, sont immondes. Une puanteur rare en sort. Quand je demande où sont les douches à l'espèce d'hôtesse qui est responsable de chaque étage, et qui a les clés de chaque chambre, elle semble réfléchir un long instant. Bon, c'est vrai qu'au début, lorsque je lui ai mimé la douche, elle croyait que je cherchais un sèche-cheveux, mais quand bien même, il &lt;span style="font-style: italic;"&gt;semblait&lt;/span&gt; que ma question l'étonnait. Elle me demande de la suivre jusqu'au bout du couloir, sort une clé (il faut donc sa permission pour prendre une douche), ouvre une porte. Une vague odeur d'humidité sort d'une pièce obscure. L'interrupteur pour allumer la lumière ne fonctionne pas, je dois la suivre à l'étage inférieur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je découvre une grande salle de douche commune, avec trois trous percés dans des tuyaux. Aucun rideau pour séparer quoi que ce soit, si bien que si quelqu'un débarque, il me voit tout nu, et je le verrai tout nu. Nulle part pour accrocher ses affaires, et un sol sale et trempé, sur lequel on voit des tas de cheveux, de la poussière mouillée et des morceaux de savon.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après une bonne insomnie, décision est prise : demain on prend une vraie chambre avec salle de bain !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous faisons ici face à une ville véritablement chinoise : peu de touristes occidentaux se rendent à Chengde, trop fascinés par Pékin. Cette ville n'attire donc que des touristes du pays, et uniquement le week-end. L'infrastructure hôtelière n'est donc pas du tout adaptée à des routards, personne ne parle anglais, il n'y a aucun véritable bar : c'est notre première expérience authentiquement chinoise !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Fondus de Chinois&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;Nous rentrons dans le premier restaurant qu'on croise à la sortie de l'hôtel. La pluie battante ne nous pousse pas à tergiverser. Il s'agit d'une petite cantine un peu chic, avec personnel aux habits assortis. Nous voyons d'autres gens qui plongent de la viande dans un gros bouillon chaud : enfin une occasion de goûter la &lt;span style="font-style: italic;"&gt;huoguo&lt;/span&gt;, la fondue chinoise !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Commander est une épreuve du feu. Une petite serveuse intimidée est ravie de nous voir, et peut expérimenter les quelques mots qu'elle connait en anglais : patate, tomate, viande, eau, sauce, obligatoire. Heureusement, car commander une fondue chinoise est très compliqué : il faut choisir son bouillon, des sauces, de la viande, des légumes, des condiments, etc. Nous sommes perdus dans les prix, les choses à commander, sans savoir si elle nous pousse à la consommation ou veut au contraire nous délivrer une bonne expérience culinaire !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le bouillon arrive. La petite serveuse reste à notre côté, et nous montre comment manger la fondue. En fait, elle ne nous montre pas : elle fait tout à notre place. D'une gentillesse rare, au lieu de nous laisser nous dépatouiller après nous avoir montré les grands principes, elle restera tout au long du repas notre serviteur personnel, nous resservant à chaque fois que notre assiette est vide, plongeant dans le bouillon les viandes, la laitue et les légumes avec une dextérité et un sens du rythme incroyables.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Difficile d'oublier le sourire de cette petite serveuse lorsque nous l'inondions de "merci", mots que s'échangent si rarement les gens du coin...&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3918319069154570863-6541409764469131375?l=metromarcopolo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://metromarcopolo.blogspot.com/feeds/6541409764469131375/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://metromarcopolo.blogspot.com/2009/06/chengde-sale-temps-pour-une-residence.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3918319069154570863/posts/default/6541409764469131375'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3918319069154570863/posts/default/6541409764469131375'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://metromarcopolo.blogspot.com/2009/06/chengde-sale-temps-pour-une-residence.html' title='Chengde - Sale temps pour une résidence d&apos;été'/><author><name>Charly</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08678658738618799979</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_HNc0MfZMMnQ/SSXfnrpu_ZI/AAAAAAAAAAw/LxE2sxJ4320/S220/DSCF6185.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3918319069154570863.post-6577661386590874809</id><published>2009-06-26T16:23:00.016+02:00</published><updated>2009-07-08T18:58:20.937+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='musée'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Beijing'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='ville'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Chine'/><title type='text'>La Cité Interdite aux solitaires et l'usine à délires autorisés</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_38A2RWZR4XU/SkToTCwbPXI/AAAAAAAAAHQ/w5Sh4CmbMzg/s1600-h/DSCF1304.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 320px; height: 240px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_38A2RWZR4XU/SkToTCwbPXI/AAAAAAAAAHQ/w5Sh4CmbMzg/s320/DSCF1304.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5351657671078133106" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;22 avril&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;1° La Cité interdite aux solitaires&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Nous décidons de nous lancer courageusement à l'assaut de l'immense Cité Interdite. Nous commençons par errer lamentablement le long des murs rouges avant de finir par trouver l'entrée, mal indiquée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_38A2RWZR4XU/SkToRziEd4I/AAAAAAAAAGw/mAr-sK2SwM0/s1600-h/DSCF1281.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 320px; height: 240px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_38A2RWZR4XU/SkToRziEd4I/AAAAAAAAAGw/mAr-sK2SwM0/s320/DSCF1281.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5351657649811519362" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Une fois les tickets achetés au milieu de hordes de touristes, nous pénétrons enfin dans la mystérieuse enceinte. Et là, on se sent très seuls. Certes la foule est compacte, mais elle est uniquement constituée de groupes. L'armée des casquettes jaunes semble se ruer pour attaquer l'armée des casquettes rouges sous les yeux des casquettes vertes qui n'écoutent pas bien leur chef qui hurle dans un mégaphone. Des drapeaux, ou pire des pandas en peluche embrochés sur des batons, s'agitent de toute part pour guider ce beau monde.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A deux, nous faisons complètement tâche. Nous sommes insignifiants face à ses masses à couvre-chefs colorés. J'imagine dérober un drapeau bleu et lire le&lt;span style="font-style: italic;"&gt; Guide du Routard&lt;/span&gt; dans un mini-mégaphone à un Charly portant une casquette orange. Immense tristesse que de ne pouvoir véritablement former un groupe à deux . Heuseusement, nous croisons le regard compatissant des quelques autres mini-groupes de 3 Américains ou 4 Allemands, noyés au milieu de cette foule bridée et débridée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_38A2RWZR4XU/SkToS7SndnI/AAAAAAAAAHI/_c88L-piNms/s1600-h/DSCF1295.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 320px; height: 240px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_38A2RWZR4XU/SkToS7SndnI/AAAAAAAAAHI/_c88L-piNms/s320/DSCF1295.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5351657669074056818" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Malgré notre isolement, nous nous émerveillons devant la suite de palais aux toits recourbés, d'une grande élégance. On commence par les salles de réception de l'Empeur pour ensuite se retrouver dans ses appartements privés. Les bâtiments portent tous des noms bien chinois : la &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Salle de l'Harmonie Suprême&lt;/span&gt; est suivie de la &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Salle de l'Harmonie Parfaite&lt;/span&gt; et enfin de la &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Salle de l'Harmonie Préservée&lt;/span&gt; ; ou encore le&lt;span style="font-style: italic;"&gt; Palais de la Pureté Céleste&lt;/span&gt; jouxtant &lt;span style="font-style: italic;"&gt;le Palais de la Tranquilité Terrestre&lt;/span&gt;. C'est à la fois très harmonieux et très intimidant, et surtout tellement grand !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_38A2RWZR4XU/SkToSjuQvKI/AAAAAAAAAHA/C6DBFFkSsag/s1600-h/DSCF1289.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 240px; height: 320px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_38A2RWZR4XU/SkToSjuQvKI/AAAAAAAAAHA/C6DBFFkSsag/s320/DSCF1289.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5351657662747557026" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_38A2RWZR4XU/SkToSfActwI/AAAAAAAAAG4/VvrkQJHTHZA/s1600-h/DSCF1284.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 240px; height: 320px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_38A2RWZR4XU/SkToSfActwI/AAAAAAAAAG4/VvrkQJHTHZA/s320/DSCF1284.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5351657661481662210" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Nous finirons par nous réfugier dans une partie moins fréquentée où sont exposés des bijoux somptueux, des costumes cousus d'or et des horloges délirantes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous ressortons des heures plus tard, fascinés et épuisés. Nos estomacs grondent rageusement et nous finissons par trouver un providentiel kebab (toujours les chinois d'origine turque) devant lequel Charly exécute son habituelle danse de la brochette : yeux ronds, salive à la bouche, sourire enjôleur, pression du coude pour faire changer de direction, puis phrase innocente "&lt;span style="font-style: italic;"&gt;tu n'as pas envie d'une brochette Aglaé ?&lt;/span&gt;". Nous recommandons chaudement ce mets à un Français sympathique qui passait par là.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;2° L'usine à délires autorisés&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;Nous décidons de changer d'ambiance et de nous diriger vers un ancien quartier industriel transformé en centre d'art contemporain, &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;le 798&lt;/span&gt;. C'est un lieu subversif mais autorisé et encouragé par des autorités chinoises soucieuses de montrer un visage moderne et ouvert. C'est  aussi une véritable galère pour atteindre cet endroit car Pékin est immense.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_38A2RWZR4XU/SkTt5Qzj4hI/AAAAAAAAAHY/QbzaQ8D3X2U/s1600-h/DSCF1321.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 320px; height: 240px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_38A2RWZR4XU/SkTt5Qzj4hI/AAAAAAAAAHY/QbzaQ8D3X2U/s320/DSCF1321.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5351663825242546706" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Après deux métros et un bus éternel, peut commencer une errance surréaliste entre sculputures délirantes et dénudées, usines de brique à moitié écroulées, amas de tuyaux fumants, voies ferrées désaffectées, galeries d'art souvent fermées et slogans douteux comme "&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Beyond Globalization&lt;/span&gt;".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette ambiance nous plaît beaucoup. Les oeuvres d'art ne sont pas forcément toutes géniales, mais il est toujours évident que ces artistes sont Chinois et parlent de la société dans laquelle ils vivent. Ca change du caillou peint en rouge et posé sur un vieux morceau de moquette dont on a l'habitude en France et qui, apatride, aurait pu être "créé" par n'importe qui, n'importe où.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_38A2RWZR4XU/SkTt7INeKMI/AAAAAAAAAH4/wG-0ewiWV9c/s1600-h/DSCF1331.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 240px; height: 320px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_38A2RWZR4XU/SkTt7INeKMI/AAAAAAAAAH4/wG-0ewiWV9c/s320/DSCF1331.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5351663857295042754" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_38A2RWZR4XU/SkTt6pe8NuI/AAAAAAAAAHw/o62g4-Z0s_s/s1600-h/DSCF1329.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 240px; height: 320px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_38A2RWZR4XU/SkTt6pe8NuI/AAAAAAAAAHw/o62g4-Z0s_s/s320/DSCF1329.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5351663849046816482" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Pour finir, nos humbles contributions à l'esprit "art content-pour-rien" du lieu:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_38A2RWZR4XU/SkTt5zTIbiI/AAAAAAAAAHg/t0FlChhfogA/s1600-h/DSCF1327.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 240px; height: 320px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_38A2RWZR4XU/SkTt5zTIbiI/AAAAAAAAAHg/t0FlChhfogA/s320/DSCF1327.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5351663834501770786" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_38A2RWZR4XU/SkTt6VUxVbI/AAAAAAAAAHo/ZGNsDOt54sg/s1600-h/DSCF1328.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 240px; height: 320px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_38A2RWZR4XU/SkTt6VUxVbI/AAAAAAAAAHo/ZGNsDOt54sg/s320/DSCF1328.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5351663843635451314" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3918319069154570863-6577661386590874809?l=metromarcopolo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://metromarcopolo.blogspot.com/feeds/6577661386590874809/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://metromarcopolo.blogspot.com/2009/06/la-cite-interdite-aux-solitaires-et.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3918319069154570863/posts/default/6577661386590874809'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3918319069154570863/posts/default/6577661386590874809'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://metromarcopolo.blogspot.com/2009/06/la-cite-interdite-aux-solitaires-et.html' title='La Cité Interdite aux solitaires et l&apos;usine à délires autorisés'/><author><name>Aglaé</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10149911006554960819</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_38A2RWZR4XU/SSXnoRACWjI/AAAAAAAAAAM/_aNI_Y5wlKg/S220/Le+Grand+voyage+3662.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_38A2RWZR4XU/SkToTCwbPXI/AAAAAAAAAHQ/w5Sh4CmbMzg/s72-c/DSCF1304.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3918319069154570863.post-3618825209994428312</id><published>2009-06-26T15:16:00.008+02:00</published><updated>2009-07-07T11:47:36.000+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='resto'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Beijing'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Chine'/><title type='text'>La gastronomie chinoise à l'épreuve du feu</title><content type='html'>&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;CAS D'ETUDE N°1 : 21 avril&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après la visite de la colline du charbon, notre ventre étant particulièrement vide, nous nous dirigeons à pied vers un quartier censément sympathique pour sortir et dîner. En effet, nous voilà vite face à un des nombreux petits lacs qui parsèment la ville : néons des petits restaurants à terrasse, bars, musique douce, éternels pédalos en forme d'animaux glissant sur l'eau. Bizarrement très charmant, et pas (trop) kitsch.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous partons à la recherche d'une adresse donnée par un guide. Après s'être perdus dans les dédales d'un hutong (quartier de minuscules rues passant entre des bâtisses traditionnelles pékinoises), nous atterrissons dans le quartier des brochettes. Faciles à reconnaître, les restaurants arborent le signe chinois "brochette", reconnaissable à sa forme de... brochette : &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;串&lt;/span&gt; !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous voilà entrés dans le restaurant recherché. Une ambiance étudiante ahurissante, tout le monde entassé sur de minuscules tables. Aux murs des affiches du Che, de Mao, des vieilles publicités, et avec tout ça un air de vieille cave enfumée. Ca fume, ca mange des milliers de brochettes entassées sur les tables, et surtout ça avale de la bière.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après nous être assis, nous avisons la minuscule carte en chinois. On ne comprend rien. Le serveur arrive en courant, et nous montre qu'il nous faut nous dépêcher de faire notre commande. Nous lui montrons que nous ne lisons pas le chinois. Le type s'énerve franchement. Je lui demande de repasser, il nous lance des regards méprisants. Un peu échaudés, nous décidons de faire un effort, car le restaurant est vraiment sympathique. A ma droite, ils ne parlent pas anglais du tout, désolé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je demande à mes autres voisins, un jeune homme qui parle très près d'une jeune demoiselle, s'ils parlent anglais. Oui ! Le type essaie de nous aider, nous explique qu'il faut choisir une partie du poulet, du blanc, des ailes, des coeurs, des foies, etc. Nous nous décidons pour la spécialité de la maison, des ailes, et du maïs grillé, le tout arrosé de bière chinoise fraîche. On finit par comprendre qu'il faut choisir son degré de violence des épices. Ca va de "not so spicy" à "crazy spicy" (peu épicé  à follement épicé), on prend un degré intermédiaire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le gentil voisin passe commande pour nous en chinois, nous le remercions bien, et le laissons faire sa cour à la demoiselle. Pendant que nous attendons, nous les voyons se rapprocher, se caresser les cuisses, s'embrasser goulûment.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Une bonne anésthésie&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Nos plats arrivent, nous sommes ravis : les ailes de poulet sont absolument délicieuses. Les épices qui les parsèment sont absolument inconnues. Leur goût est neuf, fort, inoubliable. Surtout, nous nous rendons compte que, plus qu'elles ne piquent, ces épices nous insensibilisent totalement les lèvres. Au bout de deux brochettes, je ne sens plus du tout mes lèvres, plongées dans une profonde anesthésie très troublante.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Du coup nous en recommandons une tournée. Pendant ce temps-là, la situation de nos voisins a dramatiquement évolué. La jeune fille pleure à gros bouillons sur l'épaule de l'homme qu'elle embrassait il y a une seconde. L'inondation lacrymale s'amplifie, jusqu'à ce que l'homme décide de la faire sortir du restaurant en courant. Il nous jettera un dernier regard sympathique avant de partir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous lançons tout un tas d'hypothèses sur cette conduite un peu étrange. Version Aglaé : il lui a dit qu'il allait quitter sa promise pour aller avec elle et, trop heureuse, elle s'est mise à pleurer. Version Charles : elle est amoureuse de lui, elle rêve d'un dîner romantique, mais lui n'a rien compris et l'emmène manger des brochettes graisseuses et épicées, puis l'embrasse de ses lèvres huileuses et insensibilisées : elle pleure de honte devant le ridicule de la situation. N'hésitez pas à laisser des propositions dans les commentaires.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous sortons du restaurant, le ventre plein, légèrement ivres (bonne bière chinoise, d'ailleurs), ravis de la gastronomie chinoise.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;CAS D'ETUDE N°2 : lundi 27 avril&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Après notre retour de Chengde, je suis bien décidé à manger un canard laqué à Pékin. Je réussis à motiver Aglaé en lui dépeignant l'aspect d'un canard en livrée, prêt à tout pour nous servir : le fameux &lt;span style="font-style: italic;"&gt;canard laquais&lt;/span&gt;. Elle mort à l'hameçon et est prête à me suivre dans ma quête.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous optons pour la solution la plus authentique : une adresse célèbre auprès des Pékinois, perdue dans un hutong au Sud de Tian Nan Men. Nous réservons (ouf la dame parle anglais), et atterrissons dans le restaurant. L'atmosphère est en effet très rustique, un peu crade, mais le rapport qualité-prix marqué sur le guide a aussi joué.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous ouvrons les menus, tout en anglais (eh bien ils se sont adaptés à l'affluence de touristes ici) : le canard laqué est monstrueusement cher, quasiment autant qu'en France, aux environs de 30 euros. Ce qui en Chine, avec notre budget adapté au pays, est énorme. C'est quasiment deux fois le prix marqué sur le guide, édité il y a un an.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous nous enquerrons poliment de cette différence de prix à la serveuse. Celle-ci s'excuse gentiment avec une phrase plutôt drôle avec le recul : "&lt;span style="font-style: italic;"&gt;ah vous savez, c'est l'inflation...&lt;/span&gt;".&lt;br /&gt;Nous décidons de passer outre, et prenons notre canard, sans les soupes pas bonnes qu'ils voulaient nous pousser à commander pour gonfler l'addition. Mais mon moral gourmand est un peu atteint par ce qui est évidemment devenu un attrape-touristes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Du coup le canard était bon, mais je m'attendais à plus à manger...ambiance un peu triste... Je sors du restaurant un peu déçu, et Aglaé devra faire des pieds et des mains pour me consoler !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Moralité : mieux vaut un serveur sinophone malpoli dans un véritable restaurant de locaux que des serveurs anglophones mielleux dans une usine à touriste déguisée en restaurant de locaux !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et vive la gastronomie pékinoise !&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3918319069154570863-3618825209994428312?l=metromarcopolo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://metromarcopolo.blogspot.com/feeds/3618825209994428312/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://metromarcopolo.blogspot.com/2009/06/la-gastronomie-chinoise-lepreuve-du-feu.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3918319069154570863/posts/default/3618825209994428312'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3918319069154570863/posts/default/3618825209994428312'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://metromarcopolo.blogspot.com/2009/06/la-gastronomie-chinoise-lepreuve-du-feu.html' title='La gastronomie chinoise à l&apos;épreuve du feu'/><author><name>Charly</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08678658738618799979</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_HNc0MfZMMnQ/SSXfnrpu_ZI/AAAAAAAAAAw/LxE2sxJ4320/S220/DSCF6185.JPG'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3918319069154570863.post-7397730833121792891</id><published>2009-06-26T14:51:00.017+02:00</published><updated>2009-07-07T11:47:12.778+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='temples'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='jardin'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Beijing'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='ville'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Chine'/><title type='text'>Journée au 7e Ciel !</title><content type='html'>&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;21 avril&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le ciel demeure d'un bleu éclatant et plus nous visitons Pékin, plus nous aimons cette ville. Notre première étape est le Temple du Ciel: c'est en fait un ensemble de temples dans un grand parc, dédiés à aux divinités de la nature pour assurer de bonnes récoltes. Ces cultes sont très anciens et ont été plus ou moins mélangés au bouddhisme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_38A2RWZR4XU/SkTHuHL2YXI/AAAAAAAAAFY/o7EGRlmVcW8/s1600-h/DSCF1210.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 320px; height: 240px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_38A2RWZR4XU/SkTHuHL2YXI/AAAAAAAAAFY/o7EGRlmVcW8/s320/DSCF1210.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5351621852239651186" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;L'arrivée dans le parc est enchanteresse : c'est le paradis des petits vieux heureux. Certains ont mis de la musique et dansent, d'autres forment une chorale, jouent au mahjong ou aux échecs, font de la gymnastique ou simplement discutent. Mes préférés sont un papy et une mamie qui chantent de l'opéra chinois en jouant la jouvencelle et le fier damoiseau. Tous se fichent du regard des passants et ont le sourire aux lèvres. Ca fait plus envie que nos maisons de retraites!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les petits temples sont plus jolis les uns que les autres, leurs tuiles vernissées bleues brillent de milles feux. Il y a même des trucs marrants à faire dans les temples : dans l'un d'entre eux un effet d'écho étonnant me permet de parler tout bas près d'un mur à Charly et de l'entendre me répondre, alors qu'il est à une trentaine de mètre, derrière d'autres bâtiments.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_38A2RWZR4XU/SkTHujw_BbI/AAAAAAAAAFo/VDxZJ5z0KIE/s1600-h/DSCF1232.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 320px; height: 240px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_38A2RWZR4XU/SkTHujw_BbI/AAAAAAAAAFo/VDxZJ5z0KIE/s320/DSCF1232.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5351621859911599538" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Nous sommes sous le charme du lieu et errons de longs moments dans les immenses jardins remplis de fleurs et d'arbres biscornus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_38A2RWZR4XU/SkTHvTIFYUI/AAAAAAAAAF4/ycMQbdyoA_w/s1600-h/DSCF1242.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 240px; height: 320px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_38A2RWZR4XU/SkTHvTIFYUI/AAAAAAAAAF4/ycMQbdyoA_w/s320/DSCF1242.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5351621872624951618" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_38A2RWZR4XU/SkTHu1P97xI/AAAAAAAAAFw/VQrWhrYp11Q/s1600-h/DSCF1237.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 240px; height: 320px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_38A2RWZR4XU/SkTHu1P97xI/AAAAAAAAAFw/VQrWhrYp11Q/s320/DSCF1237.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5351621864604954386" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous trouvons difficilement un bus pour nous diriger vers l'immense place Tien-Nan-Men. Nous faisons d'abord un détour pour jeter un oeil au fameux nouvel Opéra de Pékin, surnommé "l'oeuf". Ultramoderne mais surtout affreux :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_HNc0MfZMMnQ/SkTV-U9qdbI/AAAAAAAAAUQ/0J1YH_aEN_k/s1600-h/DSCF1253.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 400px; height: 300px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_HNc0MfZMMnQ/SkTV-U9qdbI/AAAAAAAAAUQ/0J1YH_aEN_k/s400/DSCF1253.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5351637523978941874" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Retour à Tien Nan Men. Il y a des contrôles de sécurité minutieux à toutes les entrées de la célèbre place et pas mal de flics en faction. C'est gigantesque et dépareillé : d'anciennes portes chinoises côtoient des bâtiments austères en béton, des statues réalistes-socialistes, des drapeaux chinois, évidemment le portrait géant et le mausolée de Mao, mais surtout beaucoup, beaucoup de vide. On croise un peu partout de paysans venus du fin fond de la Chine faire l'unique voyage de leur vie: voir en 2 jours la momie de Mao, la Grande Muraille et la Cité Interdite. Les groupes, suivant au pas de course un guide à drapeau, sillonent les pavés gris dans tous les sens.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_38A2RWZR4XU/SkTPmCBnwmI/AAAAAAAAAGI/c77YOpLBFSg/s1600-h/DSCF1256.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 320px; height: 240px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_38A2RWZR4XU/SkTPmCBnwmI/AAAAAAAAAGI/c77YOpLBFSg/s320/DSCF1256.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5351630509508641378" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_38A2RWZR4XU/SkTPmYW3a2I/AAAAAAAAAGQ/btwoMcneaRM/s1600-h/DSCF1257.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 320px; height: 240px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_38A2RWZR4XU/SkTPmYW3a2I/AAAAAAAAAGQ/btwoMcneaRM/s320/DSCF1257.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5351630515503328098" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_38A2RWZR4XU/SkTPmln4-NI/AAAAAAAAAGY/z1hS_G4nZg0/s1600-h/DSCF1263.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 320px; height: 240px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_38A2RWZR4XU/SkTPmln4-NI/AAAAAAAAAGY/z1hS_G4nZg0/s320/DSCF1263.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5351630519064393938" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;La lumière se fait de plus en plus douce et nous décidons d'aller contempler la Cité Interdite pour la première fois du haut de la "Colline du Charbon". Cette colline artificielle, qui s'élève au nord de la Cité Interdite, a été construite pour barrer la route aux mauvais esprits (qui viennent toujours du Nord, allez savoir pourquoi).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour atteindre ce fameux point de vue, nous devons d'abord longer les hauts et longs, très longs murs rouges. Nos jambes commencent à nous lâcher car les distances sont gigantesques. Mais une fois le sommet de la colline atteint, nous sommes largement récompensés. L'océan de toits en tuiles jaunes de la Cité Interdite s'étend à nos pieds, et au loin la ville moderne à perte de vue. Splendide!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nos jambes protestent déjà à l'idée des centaines de bâtiments et de cours qu'il va falloir traverser demain, car nous prévoyons de visiter la Cité Interdite !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;                            &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Et pour la route, une incise en style Skyblog:&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_38A2RWZR4XU/SkTHuYr2CNI/AAAAAAAAAFg/QIFDZ1ISkOs/s1600-h/DSCF1226.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 320px; height: 240px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_38A2RWZR4XU/SkTHuYr2CNI/AAAAAAAAAFg/QIFDZ1ISkOs/s320/DSCF1226.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5351621856937248978" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;                                     Z'avé vu kom il est bô mon mec? Je le kiffe grave! :d&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3918319069154570863-7397730833121792891?l=metromarcopolo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://metromarcopolo.blogspot.com/feeds/7397730833121792891/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://metromarcopolo.blogspot.com/2009/06/journee-au-7e-ciel.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3918319069154570863/posts/default/7397730833121792891'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3918319069154570863/posts/default/7397730833121792891'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://metromarcopolo.blogspot.com/2009/06/journee-au-7e-ciel.html' title='Journée au 7e Ciel !'/><author><name>Aglaé</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10149911006554960819</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_38A2RWZR4XU/SSXnoRACWjI/AAAAAAAAAAM/_aNI_Y5wlKg/S220/Le+Grand+voyage+3662.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_38A2RWZR4XU/SkTHuHL2YXI/AAAAAAAAAFY/o7EGRlmVcW8/s72-c/DSCF1210.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3918319069154570863.post-2058605859872533268</id><published>2009-06-26T14:49:00.007+02:00</published><updated>2009-07-04T15:24:26.421+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='jardin'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Beijing'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='temple'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Chine'/><title type='text'>Bonnes nouvelles à Beijing</title><content type='html'>&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;20 avril &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les premiers jours à Beijing vont absolument à l'encontre de nos attentes. Les habitants, tout d'abord, nous suprennent : les Shanghaiens étaient globablement de gros rustres qui se croyaient tout permis, des types hargneux, vicieux et malpolis. Aucun habitant de Shanghai ne nous avait souri, ou avait tenté de quelque manière que ce soit de nous montrer qu'il n'y avait pas que des êtres vils dans cette ville.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A Pékin, c'est l'inverse : les Pékinois sont plus souriants et sympathiques que prévus, partout on les voit jouer, sourire, et ils semblent tous surpris et heureux de voir des touristes blancs - alors qu'on pourrait croire qu'ils en voient plus que partout ailleurs en Chine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais surtout Pékin, passé le premier jour où il faisait assez mauvais, nous est apparu comme une ville vivable, à taille humaine, une ville très verte, très aérée, avec quelques véritables vieux quartiers (les fameux &lt;span style="font-style: italic;"&gt;hutongs&lt;/span&gt;). Par ailleurs, nous avons eu une chance incroyable, dans la mesure où il a fait très beau temps tous les jours : dans une ville réputée pour son temps uniformément gris, les 6 jours de temps parfaitement ensoleillé furent un miracle dont nous étions pleinement conscients !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Enfin, last but not least, là où Shanghai n'était qu'avenues impersonnelles garnies de chaînes et de fast-food, Pékin est un fourmillement de vendeurs de rues, qui font rôtir ou bouillir à peu près tous les produits du monde, quand ce ne sont pas des fruits frais, des livres et des yahourts qu'on vous vend à tous les coins de placettes. Le grand gourmand que je suis en restera ravi à vie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_HNc0MfZMMnQ/SkTKTGRuCwI/AAAAAAAAATA/iIa4tjQIseU/s1600-h/DSCF1124.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 320px; height: 240px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_HNc0MfZMMnQ/SkTKTGRuCwI/AAAAAAAAATA/iIa4tjQIseU/s320/DSCF1124.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5351624686674250498" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Une décision difficile à prendre&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Ce dont nous ne vous avons jusque là pas parlé, c'est le fait que notre séjour raccourci au Japon nous a mis un peu avance sur notre planning. En effet, en restant 10 jours au lieu de 15 jours, nous nous retrouvons en Chine trop tôt. Or, notre avion Moscou-Paris étant déjà réservé, reste à savoir comment occuper ces 5 jours supplémentaires, question qui avec des erreurs d'estimation (nous pensions que le Transsibérien durait plus de temps que ça), et des contraintes un peu énervantes (il n'y a que deux Transmongoliens par semaine au départ de Pékin), nous plonge dans un casse-tête difficilement soluble.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour faire court, nous devons choisir entre trois options :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;1) rester en Chine 5 jours de plus, en visitant donc des endroits imprévus autour de Pékin, et faire un passage assez court en Mongolie et autour du lac Baïkal&lt;br /&gt;2) rester en Mongolie quinze jours&lt;br /&gt;3) rester en Russie deux semaines&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous découvrons vite que notre passage en Mongolie et en Russie n'est pas particulièrement bien adapté : c'est la saison des tempêtes de sable en Mongolie (!), et le temps peut changer très vite du très froid au très chaud ; quant à la Russie, impossible de savoir si le dégel est fini depuis longtemps (arriver après le dégel signifie patauger dans la boue en permanence).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après de longues hésitations et atermoiements, nous décidons de partir de Chine plus tard, en rajoutant à notre programme Chengde, ancienne résidence d'été des empereurs chinois, et Datong, où se trouveraient de splendides grottes bouddhiques. Ca tombe bien, Datong est sur le chemin du Transsibérien, et nous pourrons peut-être le prendre en route !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous nous rendons au bureau des réservations du Transsibérien, situé dans un hôtel de luxe non loin de la gare de Pékin (allez comprendre). Nous y croisons des Canadiens, déjà rencontrés à Xi'an, qui ont réussi à prendre un ticket de transsibérien pour le surlendemain. Nous sommes assez rassurés, car notre plus grande angoisse était que tous les trains soient complets, et que nous ne puissions plus partir de Pékin : lors des mois d'été les trains sont réservés plusieurs mois à l'avance, alors qu'à cette époque les trains sont juste vides. Ouf ! Nous avions un peu peur d'avoir fait les radins sur ce coup : on aurait pu prendre un ticket très à l'avance via une agence de voyage, mais 1) nous n'aurions pas pu changer notre programme au dernier moment comme ici   2) les frais d'agence étaient généralement délirants.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous demandons s'il est possible de prendre le train sur le chemin, à Datong. La dame du Bureau des Réservations Internationales, de très mauvaise humeur, nous livre des informations au compte-goutte, en faisant la tête. Aglaé est au bord de l'engueuler. Il nous faut appeler le bureau à Datong, qui nous fait la réservation et nous apprend par le même coup que le train vaut 2 fois moins cher que prévu, si on le prend de Datong ! On ne comprendra par quelle bizarrerie nous faisons ces économies, mais ça nous arrange bien...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je précise bien que ce fut une décision difficile à prendre, car elle impliquait de passer un temps minime en Mongolie et en Russie. Nous avons bien mis 4 jours à nous mettre d'accord, et le fait que nous nous plaisions beaucoup à Pékin a beaucoup pesé dans la balance.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Ambiance coloc'&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Quant à l'ambiance de la colocation de N, nous commençons à nous y faire. Comme nous logeons sur le canapé du salon, nous sentons que nous gênons un peu, et il nous faut attendre que tout le monde soit couché pour pouvoir dormir. Mais N nous a créé dans un coin de la pièce, qui peut être caché par des rideaux, un vrai petit nid douillet, dans lequel nous poussons le canapé pour pouvoir dormir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;N, avec qui nous dînons plusieurs fois, nous parle de cette vie si riche et si inattendue qui est celle des étudiants internationaux de Pékin. Nous sommes rapidement au courant de tous les ragots de son université !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J, le coloc d'Hong Kong, nous fait rire aux larmes malgré lui. Tous les soirs, nous sommes les témoins auditifs de son rituel de beauté. Après avoir pris une douche ponctuée de force raclements de gorge et crachats sonores, il passe systématiquement dix minutes sous le vent de son sèche-cheveux. Il ressort, le torse gonflé d'amour-propre : nous nous cachons pour rire dans le canapé. Moins drôle, il téléphone pendant de longues heures à ses amis à Hong-Kong. Longues conversations en cantonais, entre deux et trois heures du matin...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Promenade estivale au Palais d'Eté&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Le lendemain de notre arrivée, un Soleil éclatant nous rappelle ce conseil de N : "s'il fait beau, précipitez-vous au Palais d'Eté, c'est la plus belle chose de Pékin, c'est un grand parc qui vous paraîtra bien gris s'il ne fait pas soleil".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_HNc0MfZMMnQ/SkTKTtHOE4I/AAAAAAAAATQ/kaNRxArjkRU/s1600-h/DSCF1138.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 320px; height: 240px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_HNc0MfZMMnQ/SkTKTtHOE4I/AAAAAAAAATQ/kaNRxArjkRU/s320/DSCF1138.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5351624697099195266" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Nous sautons donc dans un bus urbain, et arrivons au milieu d'un flot de touristes devant le &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Palais_d%27%C3%A9t%C3%A9"&gt;Palais d'Eté&lt;/a&gt;. Après l'entrée, nous débouchons sur une série de petites cours classiques, très aérées, sympathiques, comme dans un jardin chinois habituel.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_HNc0MfZMMnQ/SkTLnx9oDKI/AAAAAAAAAUI/1SDZBuOwwbc/s1600-h/DSCF1203.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 400px; height: 300px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_HNc0MfZMMnQ/SkTLnx9oDKI/AAAAAAAAAUI/1SDZBuOwwbc/s400/DSCF1203.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5351626141510143138" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Puis, au détour d'un mur, nous voilà devant le Lac Kunming, immense lac artificiel posé au pied d'une colline artificielle (construite avec la terre arachée pour créer le lac), sur laquelle repose de délicats bâtiments. Le tout est un immense parc de saules pleureurs, ponctué de pêchers en fleurs, de ponts aux formes bizarroïdes enjambant des petits cours d'eau, et de pavillons délirants.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_HNc0MfZMMnQ/SkTKUIEeB6I/AAAAAAAAATY/Gi1uW4wq-RA/s1600-h/DSCF1162.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 320px; height: 240px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_HNc0MfZMMnQ/SkTKUIEeB6I/AAAAAAAAATY/Gi1uW4wq-RA/s320/DSCF1162.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5351624704335415202" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Les vues sont extraordinaires, nous avons du mal à y croire. Nous montons sur cette colline, traversons des bâtiments chinois à l'architecture d'un goût rare, apprécions la science du détail des toits et des sculptures, admirons la vue sur Pékin et ses environs verdoyants (surprise, moi qui m'attendais à voir des usines partout, qui ont sûrement dû être déplacées pour les JO).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_HNc0MfZMMnQ/SkTKUbEuKrI/AAAAAAAAATg/zh4JXlCboKI/s1600-h/DSCF1164.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 320px; height: 240px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_HNc0MfZMMnQ/SkTKUbEuKrI/AAAAAAAAATg/zh4JXlCboKI/s320/DSCF1164.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5351624709436746418" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_HNc0MfZMMnQ/SkTLmq-58uI/AAAAAAAAATo/RwYcWiOXz50/s1600-h/DSCF1174.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 400px; height: 300px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_HNc0MfZMMnQ/SkTLmq-58uI/AAAAAAAAATo/RwYcWiOXz50/s400/DSCF1174.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5351626122456593122" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;La foule en délire&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Comme dans tous les parcs-monuments de Pékin, un nombre insensé de petits vieux est venu ici pour pique-niquer, bavasser, faire du sport ou danser. Dans ce Versailles pékinois, on les trouve principalement le long d'une galerie couverte apparemment infinie, garnie de fines peintures tout le long. A nouveau, le monument semble vivre indépendamment du flux de touristes qui le visitent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_HNc0MfZMMnQ/SkTKTcgVu7I/AAAAAAAAATI/lnb1leZEwPc/s1600-h/DSCF1134.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 320px; height: 240px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_HNc0MfZMMnQ/SkTKTcgVu7I/AAAAAAAAATI/lnb1leZEwPc/s320/DSCF1134.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5351624692641151922" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans le registre délirant, l'impératrice Cixi, régente un peu folle de l'Empire Chinois à la fin du XIXe siècle, avait fait construire dans le palais le Bateau de Marbre, faux bâteau de pierre, très fin mais aussi complètement inutile.&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_HNc0MfZMMnQ/SkTLnRkZs3I/AAAAAAAAAUA/COturTe2gTk/s1600-h/DSCF1190.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 400px; height: 300px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_HNc0MfZMMnQ/SkTLnRkZs3I/AAAAAAAAAUA/COturTe2gTk/s400/DSCF1190.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5351626132814410610" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Nous rions bien, jusqu'à ce que deux Chinois nous demandent s'ils peuvent nous prendre en photo. Nous acceptons, parce que ça fait longtemps, mais une autre mamie chinoise vient nous prendre en photo, en réclame une autre, nous demande de prendre des poses. Rapidement, une petite foule se crée autour de nous, tout le monde réclamant une photo du couple parfait.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_HNc0MfZMMnQ/SkTLnNDhPuI/AAAAAAAAAT4/a7FYn6jhfaw/s1600-h/DSCF1189.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 400px; height: 300px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_HNc0MfZMMnQ/SkTLnNDhPuI/AAAAAAAAAT4/a7FYn6jhfaw/s400/DSCF1189.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5351626131602751202" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Nous fuyons le shooting de stars en riant, préférant faire le tour du lac : bizarrement, quand on s'éloigne de l'entrée, il n'y a plus beaucoup de touristes... Ceux-ci sont remplacés par de vénérables vieillards chinois, en veste et casquettes maos bleus, devisant gaiment les mains derrière le dos. Un vent féroce agite les saules et les eaux bleu marine du lac. La lassitude culturelle de la Pagode de l'Oie Sauvage de Xi'an est loin, bien loin derrière nous !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_HNc0MfZMMnQ/SkTLm-157VI/AAAAAAAAATw/09wFpTMGq38/s1600-h/DSCF1182.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 400px; height: 225px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_HNc0MfZMMnQ/SkTLm-157VI/AAAAAAAAATw/09wFpTMGq38/s400/DSCF1182.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5351626127787552082" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3918319069154570863-2058605859872533268?l=metromarcopolo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://metromarcopolo.blogspot.com/feeds/2058605859872533268/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://metromarcopolo.blogspot.com/2009/06/bonnes-nouvelles-beijing.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3918319069154570863/posts/default/2058605859872533268'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3918319069154570863/posts/default/2058605859872533268'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://metromarcopolo.blogspot.com/2009/06/bonnes-nouvelles-beijing.html' title='Bonnes nouvelles à Beijing'/><author><name>Charly</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08678658738618799979</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_HNc0MfZMMnQ/SSXfnrpu_ZI/AAAAAAAAAAw/LxE2sxJ4320/S220/DSCF6185.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_HNc0MfZMMnQ/SkTKTGRuCwI/AAAAAAAAATA/iIa4tjQIseU/s72-c/DSCF1124.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3918319069154570863.post-4445336994013562887</id><published>2009-06-26T14:48:00.002+02:00</published><updated>2009-07-03T10:25:33.619+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='resto'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Beijing'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='temple'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='rencontre'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Chine'/><title type='text'>Premier jour à Beijing : curiosité renouvellée</title><content type='html'>&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;19 avril&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt; Retrouvailles avec N, enfin pour Aglaé : je ne le connais quasiment pas. Il pousse un petit vélo : sûrement une technique de camouflage pour avoir l'air d'un Pékinois ! Il nous accompagne le long du trajet pas très court entre le métro et son immeuble, trajet que nous allons parcourir une bonne dizaine de fois pendant notre séjour sur place. Il nous montre son appartement, qu'il partage avec deux autres colocataires étranges : un Suédois autiste (il ne nous adressera jamais la parole, peut-être était-il muet) et un Hong-kongais, semi-top-modèle masculin à ses heures (si, si), qui s'aime beaucoup.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'appartement est une caricature de colocation de garçons, une garçonnière pur jus : une des marottes des trois amis est de se "trouver" des &lt;span style="font-style: italic;"&gt;girlfriends &lt;/span&gt; locales. Voilà donc un appartement très grand, très vide et très plein de poussière. S'y entassent dans la cuisine, dont les placards et le frigo ne sont pas très remplis, une dizaine de sacs poubelle prêts à exploser et des cadavres de bouteilles en plastique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_HNc0MfZMMnQ/SkOnF1psI6I/AAAAAAAAASw/H6d0tOxUSOU/s1600-h/DSCF1122.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 320px; height: 240px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_HNc0MfZMMnQ/SkOnF1psI6I/AAAAAAAAASw/H6d0tOxUSOU/s320/DSCF1122.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5351304500989404066" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;L'appartement me fait rire ; Aglaé, en bonne fille un peu maniaque, manque de s'étouffer. Point n'est besoin de dire qu'elle ne se sent pas très à l'aise dans l'appartement ! Mais nous sommes si contents d'être logés, qui plus est chez quelqu'un que nous connaissons, que nous oublions rapidement la "sobriété" du lieu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Lamas toujours cracher&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Après avoir un peu traîné, nous nous dirigeons vers le temple des Lamas. Un peu à reculons, je vous l'avoue, parce que nous sommes toujours sous le coup de l'overdose culturelle qui nous avait frappé à Xi'an. D'ailleurs, l'idée même de Pékin nous fait peur : il ne s'agit que d'aller voir des temples célèbres, de les visiter dans tous les coins, bref, de faire exactement ce dont nous sommes las.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_HNc0MfZMMnQ/SkOnGAIY1OI/AAAAAAAAAS4/VIDSNKpCW-E/s1600-h/DSCF1114.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 320px; height: 240px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_HNc0MfZMMnQ/SkOnGAIY1OI/AAAAAAAAAS4/VIDSNKpCW-E/s320/DSCF1114.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5351304503802516706" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Or, &lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;le Temple des Lamas&lt;/span&gt; est une merveille et nous réveille de notre engourdissement culturel : construit pour célébrer l'amitié (à l'époque) entre le Tibet et la Chine, il nous montre pour la première fois l'architecture tibétaine que beaucoup se démènent pour aller voir au Tibet. Tous contents de voir cette fameuse architecture, nous passons de bâtiment en bâtiment, découvrons les toits en tuile jaune qui sont la marque des temples pékinois. A l'intérieur du dernier temple, une gigantesque statue de Bouddha nous écrase et nous humilie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_HNc0MfZMMnQ/SkOnFqJf5eI/AAAAAAAAASo/8eCW9u5tT6Y/s1600-h/DSCF1101.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 320px; height: 240px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_HNc0MfZMMnQ/SkOnFqJf5eI/AAAAAAAAASo/8eCW9u5tT6Y/s320/DSCF1101.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5351304497901594082" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Ce qui est plus humiliant plus pour eux que pour nous, c'est ce petit panneau devant le temple :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_HNc0MfZMMnQ/SkOnFHNdXNI/AAAAAAAAASg/Zmo-SF6AR2c/s1600-h/DSCF1104.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 320px; height: 240px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_HNc0MfZMMnQ/SkOnFHNdXNI/AAAAAAAAASg/Zmo-SF6AR2c/s320/DSCF1104.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5351304488522964178" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Surtout, nous avons face à nous une ferveur jusqu'ici absente du paysage religieux chinois (qui était un paysage plutôt vide). Partout des gens qui brûlent des cierges, qui s'allongent quasiment par terre à force de faire des courbettes, qui se roulent dans des états mystiques assez frappants. Alors que le reste des Chinois a abandonné quasiment toute forme de bouddhisme, les bouddhistes d'obédience lamaïste (attention ce ne sont pas forcément des Tibétains) sont très très pieux. Cela fait un bien fou, et c'est peut-être la cause de la disparition de notre overdose culturelle : le Temple des Lamas affiche une vie, une ambiance, qui donne l'impression que le lieu est autre chose qu'une (belle) coquille vide.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_HNc0MfZMMnQ/SkOnExPYUqI/AAAAAAAAASY/AhWgyhahX3g/s1600-h/DSCF1089.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 240px; height: 320px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_HNc0MfZMMnQ/SkOnExPYUqI/AAAAAAAAASY/AhWgyhahX3g/s320/DSCF1089.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5351304482625442466" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;La soirée se termine dans un charmant petit restaurant de nouilles avec N, après s'être faits littéralement virer de l'appartement par J, le coloc' Hongkongais, qui voulait profiter de son temps avec une "amie" coréenne : après avoir passé 10 minutes à nous dire "ah vous partez, bon appétit alors, hein, au revoir, hein AU REVOIR, BON APPETIT", nous avons fini par mettre les voiles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les nouilles seront d'ailleurs parmi les plus délicieuses possibles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous avions un peu peur de l'ambiance grise et froide de Pékin, nous avions torts et en sommes ravis !&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3918319069154570863-4445336994013562887?l=metromarcopolo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://metromarcopolo.blogspot.com/feeds/4445336994013562887/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://metromarcopolo.blogspot.com/2009/06/premier-jour-beijing-curiosite.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3918319069154570863/posts/default/4445336994013562887'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3918319069154570863/posts/default/4445336994013562887'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://metromarcopolo.blogspot.com/2009/06/premier-jour-beijing-curiosite.html' title='Premier jour à Beijing : curiosité renouvellée'/><author><name>Charly</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08678658738618799979</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_HNc0MfZMMnQ/SSXfnrpu_ZI/AAAAAAAAAAw/LxE2sxJ4320/S220/DSCF6185.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_HNc0MfZMMnQ/SkOnF1psI6I/AAAAAAAAASw/H6d0tOxUSOU/s72-c/DSCF1122.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3918319069154570863.post-5264327151062792323</id><published>2009-06-26T14:46:00.007+02:00</published><updated>2009-07-02T17:04:04.641+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='galere'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='trajet'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='train'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Beijing'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='transport'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Chine'/><title type='text'>Votre mission si vous l'acceptez: atteindre Pékin</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_38A2RWZR4XU/SkOaxpFYkoI/AAAAAAAAAFQ/agIv1tN5bAY/s1600-h/mission-impossible-1996-11-g.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 320px; height: 159px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_38A2RWZR4XU/SkOaxpFYkoI/AAAAAAAAAFQ/agIv1tN5bAY/s320/mission-impossible-1996-11-g.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5351290959878984322" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;18 - 19 avril&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;16:08&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Alors que nous examinons les tickets de bus avec plus d'attention, notre sang se glace dans nos veines. En-dessous du signe "heure" est indiqué &lt;span style="font-style: italic;"&gt;11:00&lt;/span&gt;. La veille, Charly a pensé prendre un bus-couchette partant à 11h du soir car il n'y avait plus de places pas chères dans le train de nuit. Mais les Chinois écrivent &lt;span style="font-style: italic;"&gt;23:00&lt;/span&gt; pour 11h du soir...&lt;br /&gt;Charly est atterré et furieux car il avait demandé à la guichetière un bus-couchette et qu'elle avait semblé comprendre. Je lui en veux de ne pas avoir vérifié le ticket comme nous le faisons minutieusement à chaque fois. Mais d'un autre côté, elle parlait bien anglais et tout semblait clair...&lt;br /&gt;Catastrophés, nous sautons dans le premier bus pour la gare routière.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais le bus peine dans les embouteillages, il pleut : on craque. On se dit que si la SNCF ne rembourse plus une heure après le départ, pourquoi une obscure compagnie de bus chinois le ferait-elle ? Presque 50 euros de perdus, c'est beaucoup en Chine. C'est un gros trou dans notre budget en perspective et une raison de plus de s'énerver.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;16:44&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Quand nous arrivons enfin, nous nous précipitons sous la pluie battante et courons au guichet. Nous tentons d'expliquer notre situation à la guichetière, qui évidemment n'est pas la même que celle qui a vendu les tickets à Charly. Nous insistons patiemment, expliquons qu'il y a eu une incompréhension... Je suppose que mon air catastrophé nous aide un peu. Très gentiment, la guichetière nous propose de nous échanger notre billet pour partir le lendemain à 11h. Nous refusons en nous disant que tant pis, nous prendrons le train de ce soir en 1ere classe. Elle appelle alors la sous-chef qui nous emmène voir la grande chef : cette dernière autorise que l'intégralité du prix nous soit remboursé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous sommes surpris et ravis d'une telle compréhension. C'est un des traits des Chinois : tellement malpolis mais au fond tellement gentils !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il ne reste plus qu'à prendre un billet de train.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;17:15&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Nous ressortons sous la pluie. Déjà trempés par la visite de la Pagode de l'Oie sauvage, nous ressemblons à de vraies serpillères. Slalomant dans la foule, nous dénichons le guichet pour les étrangers et faisons la queue. Quand nous atteignons le guichet, le verdict tombe, implacable:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-C'est plein!&lt;br /&gt;-Même en &lt;span style="font-style: italic;"&gt;"couchettes molle&lt;/span&gt;s"? (la 1ere classe par opposition aux &lt;span style="font-style: italic;"&gt;"couchettes dures"&lt;/span&gt;)&lt;br /&gt;-Oui.&lt;br /&gt;-Et en &lt;span style="font-style: italic;"&gt;"sièges mous" &lt;/span&gt;ou &lt;span style="font-style: italic;"&gt;"sièges durs"&lt;/span&gt;?&lt;br /&gt;-Il ne reste rien. Rien du tout.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Hébétés, nous ressortons de la gare sous la pluie. Il semblerait que nous soyons forcés de passer une nuit de plus à Xi'An...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;17:37&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Nous retournons, honteux d'embêter encore la gentille gichetière, à la gare routière (heureusement en face de la gare ferroviaire). Nous refaisons la queue.&lt;br /&gt;La malédiction continue : il n'y a en fait pas de bus le lendemain matin à 11h, puisque c'est un dimanche !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous sommes à cours d'idées, le désespoir guette.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;18:00&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;Nous sommes de retour dans la cacophonie de la gare ferroviaire, trempés jusqu'aux os et le moral en dessous de zéro. Nous refaisons la queue au guichet pour les étrangers. Nous nous retrouvons face au même guichetier pressé. Nous demandons deux billets pour le  train de nuit du lendemain, ou pour n'importe quel train allant à Pékin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tous les trains du lendemain sont pleins à craquer. Tous.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;18:26&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;Nous sommes à nouveau sous la pluie, désespérés, à bout de nerfs.&lt;br /&gt;Que faire? Nous n'allons pas rester éternellement à Xi'An où le temps est dégueulasse et où nous avons fait le tour des attractions touristiques!&lt;br /&gt;Nous retournons dans la gare à la recherche d'une solution. Je nous vois déjà prendre un billet pour le surlendemain.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et là, c'est le miracle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;18:34&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;Une femme a repéré notre air égaré et s'avance vers nous. Elle nous apostrophe: "&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Beijing?&lt;/span&gt;" Nous lui répondons: &lt;span style="font-style: italic;"&gt;"Yes" &lt;/span&gt;d'un air perplexe. Elle sort alors de son porte-feuille deux tickets. Ils sont pour le train du soir même, en &lt;span style="font-style: italic;"&gt;"couchette molle&lt;/span&gt;", soit la première classe. &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;Nous lui demandons le prix, nous attendons à une proposition astronomique. Elle nous propose un prix légèrment inférieur à celui indiqué sur les billets. Nous n'en croyons pas nos oreilles mais ne perdons pas non plus le Nord et négocions un rabais supplémentaire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous acceptons la transaction avec une crainte. C'est trop beau pour être vrai!  Et si c'étaient de faux billets? Nous sommes quand même au royaume de la contre-façon! La dame sent notre réticence et nous donne la carte de son agence de voyage en guise de bonne foi. Je me souviens avoir lu qu'il existait un marché noir des billets de train et me dis que ça devrait marcher.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;18:45&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;Nous voilà à nouveau au pas de course sous la pluie : il nous faut rentrer à l'hôtel récupérer nos bagages et revenir avant le départ du train ! Nous attendons le bus au milieu d'une foule de mauvaise humeur. Quand il arrive, un mouvement de foule d'une grande violence se déchaine. Nous sommes séparés, compressés par des Chinois hostiles. Un monsieur avec un enfant dans ses bras manque de tomber et écume de rage. Une fois dans le bus, tout le monde tient sans problème... Nous fustigeons la stupidité des Chinois et regrettons la discipline des Japonais.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nouvelle course sour la pluie pour récupérer nos gros sacs à l'auberge de jeunesse. Nouveau bus blindé sentant le chien mouillé pour retourner à la gare.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;20:00&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;Nous sommes enfin dans le train, nos billets sont bien des vrais, les deux petits vieux Chinois partageant notre compartiment ont l'air placide, les couchettes sont plus moelleuses que d'habitude. Ouf!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous nous écroulons et essayons de sécher alors que le train s'ébranle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;22:00&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;Alors que nous songions à prendre un repos bien mérité, une Américaine passe la tête par la porte et nous propose une bière. Nous rejoignons son groupe dans le wagon voisin. Ce sont des profs américains de Boston visitant la Chine pour mieux connaître la culture de beaucoup de leurs élèves. Ils sont sympas et un peu émêchés, certains connaissent la France. L'un d'eux a même trouvé les Français agréables. Etonnés, je pousse un peu plus loin l'investigation et découvre qu'il n'a pas seulement visité Paris, mais aussi Lyon et aussi Annecy. Tout s'explique!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold; font-style: italic;"&gt;Le lendemain&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;04:30 &lt;/span&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;(du matin)&lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;Alors que nous dormons d'un sommeil paisible et bien mérité, je suis éveillé par une discussion en chinois. Non ce n'est pas possible, ce ne sont quand même pas nos voisins du dessous qui discutent à voix haute en pleine nuit? Et bien si! Leur air paisible nous a trompé sur leur vraie nature de Chinois bien malpolis.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Exaspérée, je lance un "shuuuttttt" retentissant. Rien n'y fait. Je recommence. Ils me tendent une chaussette que j'ai dû faire tomber par terre dans mon sommeil : ils ne comprennent vraimoent rien ! Je me penche de ma couchette et leur demande de se taire d'un ton énervé et mimant quelqu'un qui dort. Il s'arrêtent deux minutes et recommencent. Je commence à avoir des envies de meurtre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Charly se réveille aussi. Il est presque aussi scandalisé que moi. A force de protestations de plus en plus fortes et du ton le plus désagréable possible, ils finiront par un peu baisser la voix, et nous par nous rendormir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;07:00&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;Nous arrivons dans une des nombreuses gares de Pékin. Nous pensons être gare de l'Ouest car Charly a reconnue le caractère chinois &lt;span style="font-style: italic;"&gt;"Ouest"&lt;/span&gt; sur le billet de train. Ca tombe à pique car cette gare est sur la même ligne de métro que l'arrêt le plus proche de l'appart' de N. Mais qui est N?&lt;br /&gt;C'est un ami de Sciences-Po apprenant le chinois à Pékin : il a super gentiment proposé de nous héberger.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais la &lt;span style="font-style: italic;"&gt;loose &lt;/span&gt;nous poursuit: nous faisons trois fois le tour de l'immense gare toute en sous-sols sans pouvoir dénicher le métro. Nous demandons où est la ligne 13 et on nous répond qu'elle ne passe pas ici. Nous commençons à en avoir ras-le-bol.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;07:30&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;Nous finissons par tomber sur une jeune chinoise du bureau de tourisme, ravie de pratiquer son anglais hésitant. Elle nous indique une direction. Nous marchons, marchons, marchons dans une immense avenue sans fin. Il fait gris, les sacs pèsent lourds sur nos épaules. Le premier contact avec Pékin est rude.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous finissons par trouver le métro après 15mn de marche. En voyant le nom de la station, nous réalisons que nous étions bien gare de l'Ouest mais que la station de métro que nous cherchions était celle de la gare du Nord-Ouest ! Nuance cruciale, car aucun métro ne passe à la gare de l'Ouest ! Il nous faut faire deux changements pour atteindre la bonne ligne : N habite en fait à l'autre bout de la ville par rapport à notre point d'arrivée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;09:00&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;Nous finissons par émerger du métro. Nous appelons N pour qu'il nous explique comment rejoindre sa maison. Mais c'est trop loin et trop compliqué. Il faut donc qu'il vienne nous chercher, je me sens mal de déjà le déranger.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous nous asseyons dans un lieu accueillant pour l'attendre: "&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Tous les jours&lt;/span&gt;" une boulangerie qui propose des croissants. Et en plus ils sont bons!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A la première bouchée, je sais que notre mission est accomplie. Nous avons atteint Pékin et malgré la fatigue, nous serons d'attaque pour découvrir la ville grâce à ces vrais croissants... et peut-être aussi une petite sieste...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_38A2RWZR4XU/SkTKJHqbs0I/AAAAAAAAAGA/TJgp7-vRets/s1600-h/DSCF1086.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 320px; height: 240px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_38A2RWZR4XU/SkTKJHqbs0I/AAAAAAAAAGA/TJgp7-vRets/s320/DSCF1086.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5351624515247649602" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;                                      Nous vous laissons admirer le magnifique style architectural de la gare...&lt;br /&gt;                                  Haaa le mélange béton-stalinien/kitsch-chinois!&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3918319069154570863-5264327151062792323?l=metromarcopolo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://metromarcopolo.blogspot.com/feeds/5264327151062792323/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://metromarcopolo.blogspot.com/2009/06/votre-mission-si-vous-lacceptez.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3918319069154570863/posts/default/5264327151062792323'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3918319069154570863/posts/default/5264327151062792323'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://metromarcopolo.blogspot.com/2009/06/votre-mission-si-vous-lacceptez.html' title='Votre mission si vous l&apos;acceptez: atteindre Pékin'/><author><name>Aglaé</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10149911006554960819</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_38A2RWZR4XU/SSXnoRACWjI/AAAAAAAAAAM/_aNI_Y5wlKg/S220/Le+Grand+voyage+3662.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_38A2RWZR4XU/SkOaxpFYkoI/AAAAAAAAAFQ/agIv1tN5bAY/s72-c/mission-impossible-1996-11-g.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3918319069154570863.post-1436028121730543440</id><published>2009-06-26T14:45:00.003+02:00</published><updated>2009-07-02T00:08:56.867+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='musée'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='temple'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='ville'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Chine'/><title type='text'>La vraie-fausse armée et la fontaine musicale</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_HNc0MfZMMnQ/SkNqya-pAAI/AAAAAAAAARQ/pkJ2_LWozSQ/s1600-h/DSCF1016.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 320px; height: 240px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_HNc0MfZMMnQ/SkNqya-pAAI/AAAAAAAAARQ/pkJ2_LWozSQ/s320/DSCF1016.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5351238196714340354" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_HNc0MfZMMnQ/SkNqzWDh_HI/AAAAAAAAARo/wVJxKmuE-hM/s1600-h/DSCF1058.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 320px; height: 240px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_HNc0MfZMMnQ/SkNqzWDh_HI/AAAAAAAAARo/wVJxKmuE-hM/s320/DSCF1058.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5351238212572544114" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_HNc0MfZMMnQ/SkNqy0mmVJI/AAAAAAAAARg/uatjgp2meWE/s1600-h/DSCF1031.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 320px; height: 240px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_HNc0MfZMMnQ/SkNqy0mmVJI/AAAAAAAAARg/uatjgp2meWE/s320/DSCF1031.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5351238203592823954" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_HNc0MfZMMnQ/SkNqygrdi3I/AAAAAAAAARY/SWVhIf9Da-s/s1600-h/DSCF1019.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 320px; height: 240px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_HNc0MfZMMnQ/SkNqygrdi3I/AAAAAAAAARY/SWVhIf9Da-s/s320/DSCF1019.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5351238198244510578" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;17 et 18 avril 2009&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Suite de nos aventures à Xi'an, l'ancienne capitale de la Chine impériale.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Découverte dans les années 1970 et pas encore totalement mise au jour, &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Mausol%C3%A9e_de_l%27empereur_Qin"&gt;l'armée de terre cuite enterrée aux abords du tombeau de l'empereur Qin&lt;/a&gt; fait partie des merveilles archéologiques de notre planète. Il s'agit de milliers de soldats de terre cuite, parfaitement ressemblants, tous différents, enterrés dans un gigantesque tombeau dont personne n'a jamais su l'existence, et qui a été découvert par hasard par des paysans qui creusaient un puits, il y a bientôt 30 ans.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il s'agit d'un des sites les plus visités de la Chine, après bien entendu la Grande Muraille et la Cité Interdite. Pourtant il ne s'agit pas véritablement d'un musée, ou d'un site archéologique comme on pourrait l'entendre en Grèce, en Italie ou en Egypte : ici il s'agit dun site archéologique encore en train d'être fouillé !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Par conséquent, c'est assez décevant, tout le monde nous avait prévenu : on reste très loin des statues, et seule une petite partie des statues a été réparée (car on n'a retrouvé que des statues en fragments, qu'il faut recoller comme des pièces de puzzle).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pourtant, visiter ces grands hangars, avec ces milliers de statues d'achers, de cavaliers, de chars, reste vraiment impressionnant. Comment croire que ces vestiges ont plusieurs milliers d'années ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D'ailleurs, certains ne le croient pas, comme on peut le lire &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Mausol%C3%A9e_de_l%27empereur_Qin"&gt;au bas du lien que je vous ai donné&lt;/a&gt;. Il existe une théorie comme quoi ces statues seraient fausses. Indécidable pour le moment, la question n'en est pas moins dérangeante (nous avons appris son existence après la visite, fort heureusement), et nous ne sommes pas assez experts pour juger de la question. Et si c'était le cas, la taille de la supercherie serait tout de même formidable, et à féliciter !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quant à moi, j'ai des doutes : pourquoi les autorités chinoises auraient-elles créé de toutes pièces une "attraction touristique" aussi décevante, aussi nulle ? J'imagine que si ça avaient été des pièces archéologiques montées de toutes pièces, on aurait "retrouvé" des statues intactes, et non pas des décevants petits morceaux à reconstituer. Mais je suis d'accord qu'il y a des grosses zones d'ombres dans le dossier, et que l'obligation de se tenir à vingt mètres au-dessus du chantier génère une insatisfaction propice au soupçon.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y avait bien évidemment du monde dans les 3 hangars correspondant aux trois zones de fouille, se tordant le cou pour apercevoir les soldats. Mais la magie était là, et lorsque nous pénétrâmes dans la plus grande salle, ce fut le souffle coupé que nous découvrîmes toute cette terre cuite.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les quelques statues que nous pouvions approcher, exposés dans des vitrines, nous ont permis d'apprécier la finesse des détails et des expressions faciales des soldats enterrés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;La pagode du foie d'oie sauvage&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;La visite de l'armée enterrée, très excentrée par rapport à la ville de Xi'an, nous ayant pris la journée, le lendemain nous partons en quête de la Pagode de l'Oie Sauvage. Il fait un temps encore plus humide que la veille, et rapidement nous nous retrouvons sous la puie. Ce qui n'est pas gênant lorsqu'on est entassé dans un bus chinois, mais qui commence à être embêtant lorsqu'il s'agit de visiter une pagode.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_HNc0MfZMMnQ/SkNtKyLr8xI/AAAAAAAAASA/t4AfZsaGWvQ/s1600-h/DSCF1074.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 240px; height: 320px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_HNc0MfZMMnQ/SkNtKyLr8xI/AAAAAAAAASA/t4AfZsaGWvQ/s320/DSCF1074.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5351240814283191058" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Cette pluie battante tombe en même temps que la fameuse &lt;span style="font-style: italic;"&gt;overdose de temples&lt;/span&gt;. Nous sommes d'ailleurs étonnés qu'elle ne nous soit pas tombé dessus avant. Nous sommes venus pour visiter la Pagode de l'oie Sauvage, splendide et très vieille tour religieuse chinoise, mais tout ce que nous voyons, ce sont les sempiternels guichets d'entrée, les sempiternels tickets, les habituels panneaux explicatifs inintéressants, les mêmes salles de prière, les mêmes statues de Bouddha. La pluie ne participe pas à la bonne humeur, et nous sommes clairement lassés de tous ces temples, avec la honte qui y est liée : combien de personnes rêveraient d'être là, alors que nous y sommes et jouons les blasés ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Heureusement nous avons croisé des curieuses mariées :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_HNc0MfZMMnQ/SkNtKSzyTKI/AAAAAAAAAR4/hV2buCmO9gc/s1600-h/DSCF1070.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 320px; height: 240px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_HNc0MfZMMnQ/SkNtKSzyTKI/AAAAAAAAAR4/hV2buCmO9gc/s320/DSCF1070.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5351240805861444770" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;et un peu fait les idiots avec les statues un peu bêtes qui se trouvaient là :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_HNc0MfZMMnQ/SkNtKGkdezI/AAAAAAAAARw/l_SON3fJxJs/s1600-h/DSCF1068.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 320px; height: 240px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_HNc0MfZMMnQ/SkNtKGkdezI/AAAAAAAAARw/l_SON3fJxJs/s320/DSCF1068.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5351240802575940402" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Ville fontaine&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_HNc0MfZMMnQ/SkNtLDeQHZI/AAAAAAAAASI/5v5qcdXslis/s1600-h/DSCF1078.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 240px; height: 320px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_HNc0MfZMMnQ/SkNtLDeQHZI/AAAAAAAAASI/5v5qcdXslis/s320/DSCF1078.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5351240818924461458" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;La pluie tombe de plus en plus fort, au point que je suis forcé de me mettre une boîte de pop-corn vide sur la tête pour échapper à l'eau. Je ressemble à un rocker, les gens rient et viennent me prendre en photo. C'est alors que juste devant la pagode,  quelque chose de difficilement descriptible nous tire de notre torpeur : c'est l'heure du spectacle musical de &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;la plus grande fontaine du monde&lt;/span&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les Chinois, qui aiment bien faire les choses en grand, ont décidé de construire la plus grande fontaine du monde, et de faire des petits spectacles chorégraphiés, au rythme de musiques stupides. Toutes les deux heures, un monde fou se rassemble et admire avec des "oh" et des "ah" comment les fontaines font des petits mouvements accordés à la musique. Le bassin, tout en longueur, s'étend bien sur 250 mètres, et certaines fontaines crachent de l'eau à des altitudes inoubliables.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_HNc0MfZMMnQ/SkNtLsXTxjI/AAAAAAAAASQ/c8qzwGck6Yc/s1600-h/DSCF1083.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 320px; height: 240px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_HNc0MfZMMnQ/SkNtLsXTxjI/AAAAAAAAASQ/c8qzwGck6Yc/s320/DSCF1083.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5351240829901194802" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Trois mois avant, nous avions pu rire et admirer les fontaines musicales du Laos, déjà offertes par les Chinois, déjà de mauvais goût :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;object width="320" height="266" class="BLOG_video_class" id="BLOG_video-7c7099294b3e895a" classid="clsid:D27CDB6E-AE6D-11cf-96B8-444553540000" 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class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3918319069154570863-1436028121730543440?l=metromarcopolo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://metromarcopolo.blogspot.com/feeds/1436028121730543440/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://metromarcopolo.blogspot.com/2009/06/la-vraie-fausse-armee-et-la-fontaine.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3918319069154570863/posts/default/1436028121730543440'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3918319069154570863/posts/default/1436028121730543440'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://metromarcopolo.blogspot.com/2009/06/la-vraie-fausse-armee-et-la-fontaine.html' title='La vraie-fausse armée et la fontaine musicale'/><author><name>Charly</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08678658738618799979</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_HNc0MfZMMnQ/SSXfnrpu_ZI/AAAAAAAAAAw/LxE2sxJ4320/S220/DSCF6185.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_HNc0MfZMMnQ/SkNqya-pAAI/AAAAAAAAARQ/pkJ2_LWozSQ/s72-c/DSCF1016.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3918319069154570863.post-450111905009752323</id><published>2009-06-26T14:44:00.002+02:00</published><updated>2009-07-01T13:41:38.357+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='temples'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='balades'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='resto'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='musée'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Chine'/><title type='text'>Xi'an : des musulmans chinois</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_HNc0MfZMMnQ/SkNN8sFZBhI/AAAAAAAAARA/a_-4Fr5Y4Rk/s1600-h/DSCF0998.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 320px; height: 240px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_HNc0MfZMMnQ/SkNN8sFZBhI/AAAAAAAAARA/a_-4Fr5Y4Rk/s320/DSCF0998.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5351206487267542546" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;16 avril&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous arrivons à Xi'an après une nouvelle nuit de train-couchette sans accrocs. Pour une fois nous sommes bien organisés, et il y a même quelqu'un pour nous accueillir à la gare, et nous amener à l'hôtel. Du coup nous n'avons pas le temps d'acheter notre billet de train pour Beijing : nous n'avions pu le faire avant, car en Chine on ne peut pas acheter de billet de train partant d'une &lt;span style="font-style: italic;"&gt;autre&lt;/span&gt; gare que celle où vous êtes - oui c'est stupide, ça veut par exemple dire qu'il est impossible d'acheter un aller-retour !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous nous disons que nous irons le chercher plus tard, sans savoir que cette décision sera lourde de conséquences. A suivre...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'auberge de jeunesse, qui est probablement la moins chère de Chine (1€ par lit par nuit par personne), est un délice pour les yeux : une petite cour chinoise en longueur, entourée de balcons ouvrant sur les chambres. Pour un peu, on verrait Michelle Yeoh et Jackie Chan sauter des fenêtres pour se battre entre les touristes. Sans oublier que le personnel est adorable.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt; Déception culinaire et jus de raisin&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;Nous partons à l'assaut de la ville, avec pour intention ferme de visiter le quartier musulman. Alors qu'il est l'heure de déjeuner, nous passons devant un restaurant qui nous avait été chaudement recommandé par N, un ami qui avait vécu à Hong-Kong, comme le meilleur restaurant de raviolis chinois. Je suis absolument enchanté à l'idée de manger là, car cette idée m'avait aiguillonnée dans les pires moments de solitude en Chine : je me disais "ah c'est dur ces Chinois sont insupportables, mais à Xi'an m'attend un restaurant de raviolis chinois incroyable".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bon. Je pense que nous nous sommes trompés de restaurants. Il y avait au rez-de-chaussée la cantine pour touristes, avec pas beaucoup de choix, et le restaurant incroyable avec des raviolis à la tortue en forme de tortue était paraît-il en haut. Ca n'enlève rien au fait que c'était pas gratuit, pas bon, pas sympathique. Aglaé a eu envie de vomir toute l'après-midi. Je m'en voulais à mort.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Notre humeur s'est nettement amélioré lorsque nous avons atteint le quartier musulman. A l'époque de la route de la Soie, les caravanes turques avaient essaimé leur religion (l'islam) tout le long de leur trajet, et notamment dans le Xinjiang (région des Ouigours, à l'extrême Ouest du pays), et à Xi'an. Les musulmans y restent encore nombreux. Sous une lumière dorée de fin d'après-midi, nous arpentons les grandes rues du quartier musulman.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les visages sont toujours chinois, la langue est toujours chinoise, mais... il y a un changement net. Les étals des marchés à souvenirs sont tendus de toiles et d'écharpes qui les font ressembler à des souks, des petits vieux se promènent avec des petits carrés blancs sur la tête, comme les imams, les femmes sont voilées (pas de burqa, je vous rassure), on vend de la viande un peu partout. Une atmosphère définitivement arabo-musulmane s'est installée autour de nous, et nous ne sommes pas surpris de voir qu'un peu partout on vend des brochettes d'agneau (d'aillerus délicieuses). Il faudra attendre des musulmans de Pékin pour manger un kebab, mais nous y sommes quasiment.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_HNc0MfZMMnQ/SkNN7vFLqhI/AAAAAAAAAQo/r0OTIoPAD08/s1600-h/DSCF0976.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 320px; height: 240px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_HNc0MfZMMnQ/SkNN7vFLqhI/AAAAAAAAAQo/r0OTIoPAD08/s320/DSCF0976.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5351206470892104210" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Nouvelle expérience culinaire, plus probante cette fois : après être passés devant une trentaine d'étals produisant un liquide noir étrange, et après avoir éliminé la possibilité qu'il s'agisse de vin (islam oblige), j'essaie. Comme toute expérimentation dans ces pays, vous êtes motivé mais effrayé, vous approchez votre nez, votre bouche, votre main. C'est terrifiant, quel suspense, vais-je adorer ? Vais-je tout vomir ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_HNc0MfZMMnQ/SkNN8cacOoI/AAAAAAAAAQ4/At5rXFd4Usg/s1600-h/DSCF0980.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 240px; height: 320px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_HNc0MfZMMnQ/SkNN8cacOoI/AAAAAAAAAQ4/At5rXFd4Usg/s320/DSCF0980.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5351206483060865666" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_HNc0MfZMMnQ/SkNN7EQV-ZI/AAAAAAAAAQg/XQ_pqiNoo90/s1600-h/DSCF0973.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 320px; height: 240px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_HNc0MfZMMnQ/SkNN7EQV-ZI/AAAAAAAAAQg/XQ_pqiNoo90/s320/DSCF0973.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5351206459396192658" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Ah... c'était juste du jus de raisin... Quelle honte... M'enfin, c'était si bon que j'en ai repris trois.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Mosquée bouddhiste, ou temple musulman, c'est selon&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Après s'être perdus douze fois (nous sommes bien dans un quartier musulman), nous trouvons l'objet de notre visite, la Grande Mosquée. Ce sont nos retrouvailles avec le monde musulman depuis l'Inde du Nord, quelques mois auparavant. Et pourtant, aucune impression de retour en arrière : absolument unique, la Grande Mosquée de Xi'an n'a rien de l'architecture habituelle arabe, mais a tout du temple chinois. Un très beau temple chinois cependant !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En fait, cette mosquée ressemble beaucoup au &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Temple de la littérature&lt;/span&gt; que nous avions visité à Hanoi : une organisation de jardins tout en longueurs, jusqu'à arriver aux principaux bâtiments, tout au fond, après une série de petits pavillons délicats.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_HNc0MfZMMnQ/SkNN75zpdOI/AAAAAAAAAQw/-9BCJnzJJOE/s1600-h/DSCF0974.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 320px; height: 240px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_HNc0MfZMMnQ/SkNN75zpdOI/AAAAAAAAAQw/-9BCJnzJJOE/s320/DSCF0974.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5351206473771349218" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Il est assez fascinant d'observer les stèles de la mosquée, où entrent en compétition la calligraphie chinoise d'un côté, et la délicate calligraphie arabe de l'autre. Notre visite se fera en même temps que celle d'un groupe de jeunes Français, dont la particularité est d'être quasiment tous d'origine chinoise. C'était assez drôle de voir une trentaine d'ados chinois parler le Français le plus habituel pour des ados ("&lt;span style="font-style: italic;"&gt;oh trop énorme le truc, t'as vu la meuf, trop bonne, c'est clair, trop abusé")&lt;/span&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le soir, affamés, nous entrons un peu par hasard dans un restaurant-cantine minuscule et enfumé. Par un miracle encore inexplicable aujourd'hui, ils avaient d'un côté un menu en anglais, de l'autre des plats vraiment très bons. Sans parler de la petite serveuse timide, qui faisait tous les efforts du monde pour se rappeler ses quelques mots d'anglais, et comprendre mes quelques mots de chinois. Une ambiance intime et adorable, dont nous nous souviendrons assez pour vouloir y retourner tous nos soirs à Xi'an !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Demain si vous êtes sages, la célèbre armée enterrée de Xi'an.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3918319069154570863-450111905009752323?l=metromarcopolo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://metromarcopolo.blogspot.com/feeds/450111905009752323/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://metromarcopolo.blogspot.com/2009/06/xian-des-musulmans-chinois.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3918319069154570863/posts/default/450111905009752323'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3918319069154570863/posts/default/450111905009752323'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://metromarcopolo.blogspot.com/2009/06/xian-des-musulmans-chinois.html' title='Xi&apos;an : des musulmans chinois'/><author><name>Charly</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08678658738618799979</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_HNc0MfZMMnQ/SSXfnrpu_ZI/AAAAAAAAAAw/LxE2sxJ4320/S220/DSCF6185.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_HNc0MfZMMnQ/SkNN8sFZBhI/AAAAAAAAARA/a_-4Fr5Y4Rk/s72-c/DSCF0998.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3918319069154570863.post-8763293839087555524</id><published>2009-06-26T14:42:00.001+02:00</published><updated>2009-06-30T16:06:13.615+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Shanghai'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='musée'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='ville'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Chine'/><title type='text'>Universellement crétin</title><content type='html'>&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;15 avril&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Apparemment, les Chinois ont &lt;span style="font-style: italic;"&gt;besoin&lt;/span&gt; de reconnaissance internationale. On croirait même qu'ils ont attrapé un virus lorsqu'ils ont organisé les Jeux Olympiques de Pékin de 2008. Déjà parce que l'évènement a beau être passé, on voit encore partout des pubs, des stickers et des casquettes à l'effigie de l'évènement. Et ce même si on approche de la date anniversaire des JO de Beijing.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est probable qu'une minorité de gens ont remarqué le ridicule de la situation (vous vous imaginez, s'il y avait encore des pubs à la télévision pour France 98 ?), ou ont en tout cas compris qu'il n'allait pas être possible de surfer indéfiniment sur ces JOs. Toujours est-il qu'ils se sont trouvés une nouvelle marotte, ces Chinois futés : Shanghai a été choisie pour organiser l'Exposition Universelle de 2010.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il faut l'avouer, partout ailleurs dans le monde l'Exposition Universelle ne produit pas plus de ferveur qu'une partie de pétanque organisée chez Valérie Giscard d'Estaing. Mais à Shanghai, c'était LA principale raison de vivre. A tous les coins de rue, des statues de la mascotte de Shanghai, une espèce de... chose... indescriptible. Je joins une photo pour que vous vous rendiez compte :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_HNc0MfZMMnQ/SkIsTap2VqI/AAAAAAAAAPY/XO6IMXP9cyE/s1600-h/DSCF0811.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 320px; height: 240px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_HNc0MfZMMnQ/SkIsTap2VqI/AAAAAAAAAPY/XO6IMXP9cyE/s320/DSCF0811.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5350888019353556642" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;C'est une bonhomme bleu censé représenter l'Expo. Il est absolument partout, partout, partout. Petits dessins-animés sur les télés du métro ou du bus, en nounours, en dessins sur des bateaux, en carton sur des immeubles, sur les stylos, les magazines, les livres... Immanquable mais bien sûr insupportable, l'Exposition Universelle concentre tout le pouvoir de propagande du pouvoir central. On imagine bien l'idée derrière : c'est la crise, les Chinois commencent à avoir assez d'argent pour vouloir aussi la liberté qui va avec, envoyons-leur une mascotte bleue pour leur vider la tête ! Faisons de l'Expo Universelle une grande fête à laquelle tout le monde participera (participation = construire des nouveaux bâtiments pour accueillir les délégations de tous les pays), ça leur changera les idées.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le slogan, répété partout, est particulièrement crétin : "Better city, better life". Contrairement à tout ce que vous avez pu croire, avoir de quoi manger, avoir de quoi se soigner, avoir le droit de se déplacer librement dans son pays et dans d'autres pays, avoir droit à une justice équitable, tout ça n'est pas du tout l'assurance d'avoir une meilleure vie que les autres. Non, il faut juste une meilleure ville de Shanghai !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Wouah Shanghai !!!&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Blague à part, l'Expo Universelle était bien évidemment à l'honneur au Musée d'Urbanisme, notre pire expérience à Shanghai. J'y ai suivi Aglaé, qui avait très envie de le visiter, vu le métier qu'elle veut faire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une expérience horrible, oui. D'abord il y avait une salle insupportable censée représenter le Shanghai du temps des colons (pas bien ! mais joli hein, mais pas bien non plus!), assorti de mythiques vidéos ridicules, représentant sous les traits d'acteurs démoralisés des épisodes "hystoriques" Shanghai. On y voyait des pécheurs, des philosophes chinois, etc. Premier éclat de rire, le dernier probablement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Suite du musée, donc, avec l'étage entier consacré à l'exposition universelle. Succession de salles avec des milliers de textes écrits en chinois. Comme pour tout le reste du musée, un texte sur vingt est traduit (je dirais plutôt résumé) en anglais. Et pourtant, ils réussissent la prouesse bien chinoise de se répéter. Sacrés muséographes chinois, toujours là pour se répéter.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Joyau de l'étage, la vidéo envoyée par Shanghai au comité qui devait décider de la prochaine ville qui accueillerait l'expo. Sommet de kitscherie à la chinoise : musique au violon, sourires, ethnies chinoises partout, et surtout, surtout, les enfants. Au début, nous remarquons une présence ahurissante de mignons enfants chinois souriants (le film débute même par une enfant "trop chou" qui chantonne une chanson chinoise "trop mignonne"). Au bout d'un moment, je comprends qu'il s'agit DU PRINCIPAL argument de vente de Shanghai : je compte qu'un enfant est présent en moyenne un plan sur trois.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est littéralement du terrorisme intellectuel : comment pouvez-vous refuser de donner l'organisation lorsque vous avez vu tant d'enfants mignons ? Hein ? &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Ce serait vraiment dégueulasse, non ? &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le reste du musée est navrant : outre le manque d'intérêt criant des choses exposées, et le côté creux des discours, partout des écrans tactiles, des machines incroyables, des senseurs, des écrans à réalité double, des micros, des casques et... quasiment rien ne marche. "Des réglages sont en cours" à tous les étages.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Typique des Chinois actuellement, qui veulent tout faire comme les Occidentaux, trop vite, trop fort, mais qui n'ont pas les moyens techniques et financiers de suivre. Alors ils font illusion pendant cinq secondes et quand le monde a regardé ailleurs, rien ne marche déjà plus. Un peu comme dans la scène de &lt;span style="font-style: italic;"&gt;La vérité si je mens 2&lt;/span&gt; (eh oui la référence), où les héros font visiter l'usine en Tunisie, où aucun ordinateur ne marche, et où tout le monde fait semblant de taper sur des écrans éteints.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un peu comme les Soviétiques, oui, aussi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Enfin, clou non plus de l'étage, mais de la visite, une salle-cinéma à 360° (la seule "attraction" qui n'était pas cassée), où se pressaient des lycéens chinois. Un film en images de synthèse montrait le Shanghai de demain, ou d'aujourd'hui, ou d'après-demain, le temps d'une journée (pas bien compris). On survolait la ville à toute vitesse, comme dans un hélicoptère, pendant que deux voix-off d'enfants s'enthousiasmaient à force cris sur la ville.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(&lt;span style="font-style: italic;"&gt;mais pourquoi des voix d'enfants dans un musée d'urbanisme ? est-ce que tous les Chinois sont devenus idiots ?&lt;/span&gt;)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme ils parlaient en chinois, nous n'avons strictement rien compris, à part les réguliers "WAOUH" poussés par les enfants, faisant sembler de s'extasier sur Shanghai.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une vidéo drôle mais un peu déprimante, qui montrait une fois encore ce que nous vous disions il y a trois messages : Shanghai est une ville jolie de loin, très bien conçue vue d'avion, mais absolument pas pensée à échelle humaine. Une ville qu'on aimerait parcourir en hélicoptère, si seulement on en avait un !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(allez une autre pour la route)&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_HNc0MfZMMnQ/SkIsT8MqS6I/AAAAAAAAAPg/GjPB7bewqB0/s1600-h/DSCF0812.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 320px; height: 240px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_HNc0MfZMMnQ/SkIsT8MqS6I/AAAAAAAAAPg/GjPB7bewqB0/s320/DSCF0812.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5350888028357938082" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3918319069154570863-8763293839087555524?l=metromarcopolo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://metromarcopolo.blogspot.com/feeds/8763293839087555524/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://metromarcopolo.blogspot.com/2009/06/universellement-cretin_26.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3918319069154570863/posts/default/8763293839087555524'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3918319069154570863/posts/default/8763293839087555524'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://metromarcopolo.blogspot.com/2009/06/universellement-cretin_26.html' title='Universellement crétin'/><author><name>Charly</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08678658738618799979</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_HNc0MfZMMnQ/SSXfnrpu_ZI/AAAAAAAAAAw/LxE2sxJ4320/S220/DSCF6185.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_HNc0MfZMMnQ/SkIsTap2VqI/AAAAAAAAAPY/XO6IMXP9cyE/s72-c/DSCF0811.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3918319069154570863.post-4013196311161567542</id><published>2009-06-26T14:41:00.002+02:00</published><updated>2009-06-29T12:21:22.744+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Shanghai'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='sourire'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='musée'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='ville'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Chine'/><title type='text'>Rejoignons-nous dans Tong Li(t)</title><content type='html'>&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;14 avril&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Plusieurs petits villages charmants entourent Shanghai, chacun d'eux étant une Mecque du tourisme : Suzhou, Hangzhou, Zhouzhang. Il paraît que dès qu'il fait beau des foules ahurissantes s'y pressent et investissent chaque centimètre carré de leurs jardins chinois, de leurs canaux charmants, de leurs parcs, de leurs lacs et de leurs collines sacrées.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_HNc0MfZMMnQ/SkM_aDs0qTI/AAAAAAAAAQQ/EzdeLo_UENA/s1600-h/DSCF0944.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 320px; height: 240px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_HNc0MfZMMnQ/SkM_aDs0qTI/AAAAAAAAAQQ/EzdeLo_UENA/s320/DSCF0944.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5351190499148736818" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Aussi avons-nous décidé de plutôt opter pour Tongli, petit village moins touristique, peut-être moins beau, aux alentours de Suzhou, en lointaine banlieue Shanghaienne. Tongli, outre ses petits canaux et ses jardins chinois, propose en plus un musée de la culture sexuelle chinoise, qui à notre grande surprise, était recommandée par le Guide du Routard ET le Lonely Planet comme LA visite à faire dans la région.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Musée fondé par deux sociologues-anthropologue, il a été assez récemment déplacé de Shanghai, où il était un peu gênant, dans cette ancienne école de filles (!), à Suzhou. Le musée n'était pas notre raison de venir, mais vu les commentaires dythirambiques de ceux qui y étaient allés, nous avions décidé d'y faire un tour.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le trajet de Shanghai à Tongli, en TGV puis en bus, est long et pénible, dans la mesure où tous les TGV du matin étaient pleins à notre arrivée à la gare. Par ailleurs, lors du changement à Suzhou, le harcèlement des chauffeurs de taxis pour nous amener jusqu'à Tongli au tarif fort est rapidement énervant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous pénétrons finalement dans le village de Tongli (qui doit bien avoir 300 000 habitants). Dès qu'on rentre dans la vieille ville, l'enchantement est partout : des petits canaux ombragés sinuent le long de quais plantés d'arbres, où de petites tables semblent vous tendre des bras chargés de plats chinois salés, huileux et goutûs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous nous promenons de jardins chinois en jardins chinois, nous nous perdons dans les ruelles, évidemment, prenons un déjeuner au bord de l'eau, admirons une étrange femme qui fait de la pêche au cormoran (les oiseaux ont une ficelle serrée autour du cou pour éviter qu'ils avalent les poissons qu'ils pêchent), et qui pose pour les photographes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_HNc0MfZMMnQ/SkM_Y2_RzpI/AAAAAAAAAP4/b3FVOlwOwXg/s1600-h/DSCF0935.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 320px; height: 240px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_HNc0MfZMMnQ/SkM_Y2_RzpI/AAAAAAAAAP4/b3FVOlwOwXg/s320/DSCF0935.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5351190478556614290" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;The sex culture museum&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Certains d'entre vous attendent ces paragraphes avec impatience, je ne les juge pas.&lt;br /&gt;Avant tout, situé dans le ravissant village dont je vous parlais, le musée du sexe de Tongli, quasiment vide, est surtout un lieu magique : une enfilade de cours calmes, avec petits pavillons, verdure et tutti quanti, vous donne envie de vous arrêter de longues minutes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sauf que oui, dans ces jardins, il y a des statues... comment dire... ce sont des statues de toutes époques, certaines de cultures primitives, certaines récentes, et toutes sont vraiment, vraiment drôles. Les photos étaient interdites, et quand bien même il ne faut pas que ce blog soit interdit aux moins de 18 ans, donc vous ne les verrez pas. Disons juste que nous avons beaucoup ri.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le musée était très intéressant. Féministe, engagé, polémiste surtout dans une Chine encore héritière de la pudibonderie de Mao (qui avait imposé le port de sous-vêtements gris pour éviter que les travailleurs n'aient de &lt;span style="font-style: italic;"&gt;tentations&lt;/span&gt;). On découvre la Chine comme un continent où la sexualité n'était pas autant attachée à la faute qu'en Occident, puisque les valeurs judéo-chrétiennes n'existent pas. On découvre beaucoup d'humour, mais surtout beaucoup de sérieux dans ce musée parfois très naïf.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A un moment de notre visite de Tongli et de ses jardins, je regarde négligemment ma montre : nous nous rendons compte que l'heure approche où plus aucun bus ne partira de ce petit village pour rejoindre Suzhou, où nous devons prendre le train pour Shanghai. Catastrophe ! Nous avons tellement aimé notre visite que nous avons complètement oublié l'heure, comme toujours. Nous repartons de la partie vieille de la ville en courant, et arrivons exténués à la gare de bus, qui était assez lointaine. Nous attrapons le dernier bus, puis c'est le train, puis c'est le retour dans cette belle ville de Shanghai, avec JS et C.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(nous avons donc mangé turc, cherchez l'erreur)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_HNc0MfZMMnQ/SkM_ZRRg_mI/AAAAAAAAAQI/IJOuvoNcmd4/s1600-h/DSCF0951.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 320px; height: 240px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_HNc0MfZMMnQ/SkM_ZRRg_mI/AAAAAAAAAQI/IJOuvoNcmd4/s320/DSCF0951.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5351190485612428898" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_HNc0MfZMMnQ/SkM_ZOVvyYI/AAAAAAAAAQA/gE3FPT4zSlg/s1600-h/DSCF0936.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 240px; height: 320px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_HNc0MfZMMnQ/SkM_ZOVvyYI/AAAAAAAAAQA/gE3FPT4zSlg/s320/DSCF0936.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5351190484824869250" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_HNc0MfZMMnQ/SkM_YauHeSI/AAAAAAAAAPw/4qwJmF2e_-M/s1600-h/DSCF0931.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 320px; height: 240px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_HNc0MfZMMnQ/SkM_YauHeSI/AAAAAAAAAPw/4qwJmF2e_-M/s320/DSCF0931.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5351190470968441122" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3918319069154570863-4013196311161567542?l=metromarcopolo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://metromarcopolo.blogspot.com/feeds/4013196311161567542/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://metromarcopolo.blogspot.com/2009/06/rejoignons-nous-dans-tong-lit.html#comment-form' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3918319069154570863/posts/default/4013196311161567542'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3918319069154570863/posts/default/4013196311161567542'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://metromarcopolo.blogspot.com/2009/06/rejoignons-nous-dans-tong-lit.html' title='Rejoignons-nous dans Tong Li(t)'/><author><name>Charly</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08678658738618799979</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_HNc0MfZMMnQ/SSXfnrpu_ZI/AAAAAAAAAAw/LxE2sxJ4320/S220/DSCF6185.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_HNc0MfZMMnQ/SkM_aDs0qTI/AAAAAAAAAQQ/EzdeLo_UENA/s72-c/DSCF0944.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3918319069154570863.post-5510753508076246259</id><published>2009-06-26T14:34:00.002+02:00</published><updated>2009-06-28T10:56:28.936+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Shanghai'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='resto'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='musée'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Chine'/><title type='text'>Délices culturels et culinaires de Shanghai</title><content type='html'>&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;13 avril&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;Nous décidons de visiter un musée, histoire de se mettre un peu au point sur l'art chinois dont nous ne connaissons rien. En cherchant le musée Place du Peuple, nous nous retrouvons au milieu d'une expo d'art contemporain absurde, sur le thème des fleurs de tournesol fanées ou grillées par le soleil. C'est incroyablement moche. Nous réalisons alors que nous avons confondu l'&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Art Museum of Shanghai &lt;/span&gt;et le &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Shanghai Museum of Art&lt;/span&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une fois dans le bon musée, nous passons toute la journée à aller de mystérieux vases en bronze en magnifiques sculptures de Bouddha, de vases en porcelaine bleu et blanc en panneaux  recouverts de superbes calligraphies. C'est passionnant et la muséographie est très belle. Les explications sont partout en anglais et moins répétitives que d'habitude. Reste toujours le ridicule penchant des chinois pour un patriotisme forcené qui n'a pas sa place dans un musée: nous avons beaucoup ri en lisant que " &lt;span style="font-style: italic;"&gt;le monde entier est reconnaissant à la fantastique  et très raffinée civilisation chinoise pour son incroyable et merveilleuse invention de la porcelaine&lt;/span&gt;". Par contre, nous n'avons pas trop compris la passion des Chinois pour le jade.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aux alentours du grand parc dans lequel sont rassemblés tous les musées de Shanghai nous sommes abordés pas moins de trois fois par des couples d'étudiants voulant discuter avec nous pour pratiquer leur anglais autour d'un thé. C'est en fait une arnaque classique en Chine: la maison de thé où atterrissent les touristes leur apporte une addition démente que beaucoup n'osent pas refuser de payer. Heureusement que nous étions prévenus... Nous refusons poliment leur invitation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_38A2RWZR4XU/SkNIj89pvyI/AAAAAAAAAFI/mlJgaouX0rs/s1600-h/DSCF0928.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 320px; height: 240px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_38A2RWZR4XU/SkNIj89pvyI/AAAAAAAAAFI/mlJgaouX0rs/s320/DSCF0928.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5351200564743618338" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;                                                                                        Le quartier des musées&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Shanghai est aussi l'occasion de renouer avec la nourriture chinoise après les délices du Japon. Sur les conseils de JS et C nous testons deux restos chinois délicieux. Dans l'un d'entre eux, l'obstacle terrible de la carte écrite uniquement en chinois est surmonté grâce à une charmante Hong-Kongaise qui vole à notre secours.&lt;br /&gt;Mais la nourriture "&lt;span style="font-style: italic;"&gt;de la maison&lt;/span&gt;" commence aussi à me manquer. Pour combler cette nostalgie,  C nous concote très gentiment un délicieux gâteau en chocolat. Indubitablement le meilleur dessert qu'on ait mangé en Chine!&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3918319069154570863-5510753508076246259?l=metromarcopolo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://metromarcopolo.blogspot.com/feeds/5510753508076246259/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://metromarcopolo.blogspot.com/2009/06/delices-culturels-et-culinaires-de.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3918319069154570863/posts/default/5510753508076246259'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3918319069154570863/posts/default/5510753508076246259'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://metromarcopolo.blogspot.com/2009/06/delices-culturels-et-culinaires-de.html' title='Délices culturels et culinaires de Shanghai'/><author><name>Aglaé</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10149911006554960819</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_38A2RWZR4XU/SSXnoRACWjI/AAAAAAAAAAM/_aNI_Y5wlKg/S220/Le+Grand+voyage+3662.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_38A2RWZR4XU/SkNIj89pvyI/AAAAAAAAAFI/mlJgaouX0rs/s72-c/DSCF0928.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3918319069154570863.post-6091251478028737795</id><published>2009-06-26T14:31:00.001+02:00</published><updated>2009-06-27T13:07:59.232+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Shanghai'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='musée'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='ville'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Chine'/><title type='text'>A la recherche des charmes cachés de Shanghai</title><content type='html'>&lt;span style="font-weight: bold;"&gt; 12 avril &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;JS et C étant parti à Xi'An pour le week-end, nous bénéficions du luxe inouï d'avoir un bel appart pour nous. Après le rythme trépidant du Japon, nous étions bien contents de  nous faire des soirées DVD, avachis sur le canapé... comme à la maison!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous nous sommes aussi baladés dans des coins un peu plus calme de la ville. La concession française garde un joli charme grâce aux habituels platanes. Retrouvés au Laos et au Vietnam comme preuve irréfutable de la présence française, les platanes nous font avouer que planter des arbres le long des avenues est plutôt une bonne idée!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voir des habitations à taille humaine, parfois avec un petit charme désuet, nous fait du bien. Le clou de la balade est sans aucun doute l'ancien&lt;span style="font-style: italic;"&gt; Cercle Sportif Français&lt;/span&gt;. C'est un beau bâtiment Art Déco transformé en palace. L'intérieur est magnifique. Nous tombons sur un ascenseur et Charly propose de monter visiter. J'ai un peu peur car nous ne savons si c'est permis.  Je finis par acquiescer. L'ascenseur de verre monte, monte sans jamais sembler s'arrêter. Je ne comprends rien car nous sommes censés être dans un bâtiment de trois étages. Tout à coup les murs disparaissent et nous nous élevons au dessus de la ville. C'est époustouflant!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_38A2RWZR4XU/SkJSJGn4MAI/AAAAAAAAAFA/_K1KvFAHapk/s1600-h/DSCF0915.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 320px; height: 240px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_38A2RWZR4XU/SkJSJGn4MAI/AAAAAAAAAFA/_K1KvFAHapk/s320/DSCF0915.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5350929623619743746" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Nous sommes en fait en haut d'une tour de béton accolée au bâtiment original, que je n'avais pas remarquée en entrant dans l'hôtel. Nous contemplons l'incroyable forêt de tours à perte de vue, seulement entamée par des autoroutes aériennes. Après une longue contemplation, nous baissons les yeux et repérons plus bas un mariage dans le jardin de l'hôtel et décidons d'aller y jeter un coup d'oeil.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La cérémonie est calquée en tout point sur un mariage dans une série américaine : robe blanche, arche de fleurs, faux prêtre... Le pire reste la musique ajoutée au mariage : pleine de suspense pour l'échange des consentements, envolée de violons au moment du baiser des mariés, puis ABBA à fond pour clore joyeusement la cérémonie. Comme s'ils n'avaient pas compris que la musique dans les films américains était rajoutée après-coup, et non pas présente au moment du mariage. Sur ce, les deux mariés lâchent chacun un ballon en forme de coeur, donnant le signal à toute l'assistance de lâcher leurs propres ballons avec des cris de joie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_38A2RWZR4XU/SkJO7k5odnI/AAAAAAAAAEw/2v3yDrWdOW0/s1600-h/DSCF0919.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 320px; height: 240px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_38A2RWZR4XU/SkJO7k5odnI/AAAAAAAAAEw/2v3yDrWdOW0/s320/DSCF0919.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5350926092694222450" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Tout cela est tout à fait représentatif de la fascination des jeunes chinoises pour les mariages à l'occidentale. Certaines (alors qu'elles sont bouddhistes ou athées) vont même jusqu'à  se marier dans de fausses églises avec un faux prêtre pour faire comme dans les films!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous découvrons un mini-quartier de Shanghai, humain et sympa, nommé Xintiandi : de veilles maisons populaires ont été à peu près correctement restaurées, puis transformées en quartier branché avec restos en terrasses et boîtes de nuit. C'est devenu un lieu à la mode un peu surfait mais qui permet de retrouver quelques traits du vieux Shanghai. Un mini-musée retrace l'histoire du quartier et présente une maison meublée façon années 30. Un vrai voyage dans le temps ! On découvre enfin l'histoire de cette ville qui semblait jusqu'ici avoir rompu les amarres avec son passé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_38A2RWZR4XU/SkJO77ltrdI/AAAAAAAAAE4/RfnTixBp4zQ/s1600-h/DSCF0927.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 240px; height: 320px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_38A2RWZR4XU/SkJO77ltrdI/AAAAAAAAAE4/RfnTixBp4zQ/s320/DSCF0927.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5350926098784693714" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3918319069154570863-6091251478028737795?l=metromarcopolo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://metromarcopolo.blogspot.com/feeds/6091251478028737795/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://metromarcopolo.blogspot.com/2009/06/la-recherche-des-charmes-caches-de.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3918319069154570863/posts/default/6091251478028737795'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3918319069154570863/posts/default/6091251478028737795'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://metromarcopolo.blogspot.com/2009/06/la-recherche-des-charmes-caches-de.html' title='A la recherche des charmes cachés de Shanghai'/><author><name>Aglaé</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10149911006554960819</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_38A2RWZR4XU/SSXnoRACWjI/AAAAAAAAAAM/_aNI_Y5wlKg/S220/Le+Grand+voyage+3662.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_38A2RWZR4XU/SkJSJGn4MAI/AAAAAAAAAFA/_K1KvFAHapk/s72-c/DSCF0915.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3918319069154570863.post-4199171408253296352</id><published>2009-06-24T16:01:00.007+02:00</published><updated>2009-06-26T15:58:37.817+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='tourisme'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Chine'/><title type='text'>Une vidéo, un peu en retard</title><content type='html'>&lt;object width="320" height="266" class="BLOG_video_class" id="BLOG_video-6ab8d65077ea4578" classid="clsid:D27CDB6E-AE6D-11cf-96B8-444553540000" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.youtube.com/get_player"&gt;&lt;param name="bgcolor" value="#FFFFFF"&gt;&lt;param name="allowfullscreen" value="true"&gt;&lt;param name="flashvars" value="flvurl=http://v20.nonxt7.googlevideo.com/videoplayback?id%3D6ab8d65077ea4578%26itag%3D5%26app%3Dblogger%26ip%3D0.0.0.0%26ipbits%3D0%26expire%3D1331369945%26sparams%3Did,itag,ip,ipbits,expire%26signature%3D1FF5FA47DBC938DA77E6F46DAB8DF4A1A969C66C.654C1E049F50110CA00741DD8B004F6A10FBC2BF%26key%3Dck1&amp;amp;iurl=http://video.google.com/ThumbnailServer2?app%3Dblogger%26contentid%3D6ab8d65077ea4578%26offsetms%3D5000%26itag%3Dw160%26sigh%3D3luaIE6ubjtolPX1mlaKgPIAe_Y&amp;amp;autoplay=0&amp;amp;ps=blogger"&gt;&lt;embed src="http://www.youtube.com/get_player" type="application/x-shockwave-flash"width="320" height="266" bgcolor="#FFFFFF"flashvars="flvurl=http://v20.nonxt7.googlevideo.com/videoplayback?id%3D6ab8d65077ea4578%26itag%3D5%26app%3Dblogger%26ip%3D0.0.0.0%26ipbits%3D0%26expire%3D1331369945%26sparams%3Did,itag,ip,ipbits,expire%26signature%3D1FF5FA47DBC938DA77E6F46DAB8DF4A1A969C66C.654C1E049F50110CA00741DD8B004F6A10FBC2BF%26key%3Dck1&amp;iurl=http://video.google.com/ThumbnailServer2?app%3Dblogger%26contentid%3D6ab8d65077ea4578%26offsetms%3D5000%26itag%3Dw160%26sigh%3D3luaIE6ubjtolPX1mlaKgPIAe_Y&amp;autoplay=0&amp;ps=blogger"allowFullScreen="true" /&gt;&lt;/object&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous vous en avions parlé il y&lt;a href="http://metromarcopolo.blogspot.com/2009/04/voyage-vers-naxi-land-lijiang.html"&gt; a quelques temps&lt;/a&gt;... Voici une preuve pathétique&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3918319069154570863-4199171408253296352?l=metromarcopolo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='enclosure' type='video/mp4' href='http://www.blogger.com/video-play.mp4?contentId=6ab8d65077ea4578&amp;type=video%2Fmp4' length='0'/><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://metromarcopolo.blogspot.com/feeds/4199171408253296352/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://metromarcopolo.blogspot.com/2009/06/une-video-un-peu-retard.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3918319069154570863/posts/default/4199171408253296352'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3918319069154570863/posts/default/4199171408253296352'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://metromarcopolo.blogspot.com/2009/06/une-video-un-peu-retard.html' title='Une vidéo, un peu en retard'/><author><name>Charly</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08678658738618799979</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_HNc0MfZMMnQ/SSXfnrpu_ZI/AAAAAAAAAAw/LxE2sxJ4320/S220/DSCF6185.JPG'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3918319069154570863.post-3787542415060073295</id><published>2009-06-23T18:10:00.020+02:00</published><updated>2009-06-26T11:42:12.125+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='jardin'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Shanghai'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='rencontre'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='ville'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Chine'/><title type='text'>Réconciliation avec Shanghai</title><content type='html'>&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;11 avril&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Un super accueil!&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;Notre auberge de jeunesse prend définitivement un air de camp de réfugiés quand nous voyons une famille nombreuse avec un bébé sortir d'une des chambres. Ils ont l'air d'habiter là depuis longtemps. Nous explorons un peu plus la ville nouvelle de Pudong avant de partir chez JS. C'est toujours complètement disproportionné et les seuls lieux de vie sont d'immenses centres commerciaux... l'horreur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Remettre nos gros sacs sur nos dos complètement en compote est particulièrement douloureux. Mais l'arrivée chez JS (le frère d'une amie de Charly) et sa petite amie C est un soulagement. Ils vivent dans un grand appart' clair et super bien décoré et ils ont même un chien! Nous retenons des hurlements de joie quand la maman de JS, en visite à Shanghai, nous invite dans un resto français. Nous commençons à nous remettre de notre arrivée catastrophique, Charly retrouve son sourire qu'il avait laissé tomber dans son frappuccino Starbucks.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Jardin chinois et "vieille-neuve ville"&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;La première impression avait été désastreuse, mais nous décidons de visiter la "vieille ville" pour tenter de découvrir Shanghai sous un autre jour. Après avoir gémi de désespoir devant une fontaine en forme de dragon crachant de la vraie fumée, nous passons par une petite porte et nous retrouvons instantanément dans un endroit merveilleux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_38A2RWZR4XU/SkIzP5R-lyI/AAAAAAAAAEA/SkWvDGynnQ4/s1600-h/DSCF0832.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 320px; height: 240px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_38A2RWZR4XU/SkIzP5R-lyI/AAAAAAAAAEA/SkWvDGynnQ4/s320/DSCF0832.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5350895655436850978" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;C'est un très vieux jardin chinois, veritable refuge calme et rafiné au milieu de cette ville bruyante et de mauvais goût. Un jardin &lt;span style="font-style: italic;"&gt;chinois&lt;/span&gt;, qui n'a pas grand-chose d'un jardin, est constitué de multiples petits espaces à ciel ouvert, ceints de murs blancs eux-mêmes percés de portes rigolotes, chaque espace clos représentant un paysage différent qui incite à la méditation. Des petits pavillons de bois rouge, des étangs, des pierres aux formes étranges, des arbres tous tordus, des poissons rouges, des petits ponts et quelques fleurs forment un labyrinthe charmant. Nous nous y perdons volontiers.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_38A2RWZR4XU/SkIzQbWVx5I/AAAAAAAAAEI/01Lc4bQng4k/s1600-h/DSCF0839.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 240px; height: 320px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_38A2RWZR4XU/SkIzQbWVx5I/AAAAAAAAAEI/01Lc4bQng4k/s320/DSCF0839.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5350895664581953426" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_38A2RWZR4XU/SkIzQxcjhmI/AAAAAAAAAEQ/7McpEgrMddA/s1600-h/DSCF0854.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 320px; height: 240px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_38A2RWZR4XU/SkIzQxcjhmI/AAAAAAAAAEQ/7McpEgrMddA/s320/DSCF0854.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5350895670513600098" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Le retour à la réalité est un peu violent. En sortant, nous sommes attaqués par une odeur pestilencielle. Nous en cherchons l'origine et découvrons, effarés, qu'un restaurant propose des raviolis aux ovaires de crabes. Nous fuyons en courant à travers la vieille-ville.&lt;br /&gt;Les anciennes maisons ont toutes été repeintes d'un rouge criard et transformées au mieux en restos et magasins de souvenir, au pire en un véritable centre commercial. Ce style "faux-vieux" donne l'impression d'être à Disneyland, encore plus que dans le Yunnan. De toute façon, la "vieille-ville" ne fait que trois pâtés de maisons et nous nous retrouvons bientôt à nouveau encerclés par les pallisades, les terrains vagues et les grues.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_38A2RWZR4XU/SkIzkN_ZZJI/AAAAAAAAAEo/mw_B9_-ovgU/s1600-h/DSCF0870.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 240px; height: 320px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_38A2RWZR4XU/SkIzkN_ZZJI/AAAAAAAAAEo/mw_B9_-ovgU/s320/DSCF0870.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5350896004593443986" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Nous finissons par déboucher sur le Bund où nous étions la veille. De nuit et sans gros sac à dos, c'est beaucoup plus joli! Les vieux immeubles style New-York des années 30 sont vraiment très classes et la skyline sur la rive d'en face impressionnante. Cependant, le légendaire mauvais goût local n'est jamais très loin: des publicités se promènent sur l'eau par le biais d'écrans géants installés sur des bateaux, les télescopes à pièces mises à disposition des touristes se mettent à faire une musique ridicule losqu'elles sont en marche... Je ne peux retenir un soupir en constatant que même l'élégante tour "décapsuleur", de couleur gris-acier la journée, est éclairée en violet scintille la nuit...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_38A2RWZR4XU/SkIzRkmoS5I/AAAAAAAAAEY/rLXDavc6XC8/s1600-h/DSCF0875.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 320px; height: 240px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_38A2RWZR4XU/SkIzRkmoS5I/AAAAAAAAAEY/rLXDavc6XC8/s320/DSCF0875.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5350895684246064018" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Nous rentrons par la grande rue commerçante que nous avons tant parcouru la veille pour rejoindre le métro. Les néons multicolores brille de mille feux, Shanghai nous laisse un peu dégoutés, un peu fascinés mais surtout fatigués!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_38A2RWZR4XU/SkIzSA5Wx-I/AAAAAAAAAEg/UXMwWq689xE/s1600-h/DSCF0903.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 320px; height: 240px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_38A2RWZR4XU/SkIzSA5Wx-I/AAAAAAAAAEg/UXMwWq689xE/s320/DSCF0903.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5350895691840800738" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3918319069154570863-3787542415060073295?l=metromarcopolo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://metromarcopolo.blogspot.com/feeds/3787542415060073295/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://metromarcopolo.blogspot.com/2009/06/reconciliation-avec-shanghai.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3918319069154570863/posts/default/3787542415060073295'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3918319069154570863/posts/default/3787542415060073295'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://metromarcopolo.blogspot.com/2009/06/reconciliation-avec-shanghai.html' title='Réconciliation avec Shanghai'/><author><name>Aglaé</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10149911006554960819</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_38A2RWZR4XU/SSXnoRACWjI/AAAAAAAAAAM/_aNI_Y5wlKg/S220/Le+Grand+voyage+3662.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_38A2RWZR4XU/SkIzP5R-lyI/AAAAAAAAAEA/SkWvDGynnQ4/s72-c/DSCF0832.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3918319069154570863.post-8581334109324115696</id><published>2009-06-23T16:14:00.014+02:00</published><updated>2009-06-25T12:03:17.237+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Shanghai'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='resto'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='galere'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='probleme'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='gratte-ciels'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='ville'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Chine'/><title type='text'>Une première journée vraiment nulle à Shanghai (2/2)</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_HNc0MfZMMnQ/SkDq2U7Md3I/AAAAAAAAAOw/n6DBAGIp9z4/s1600-h/DSCF0781.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 320px; height: 180px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_HNc0MfZMMnQ/SkDq2U7Md3I/AAAAAAAAAOw/n6DBAGIp9z4/s320/DSCF0781.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5350534576366974834" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;vue de Pudong depuis le Bund&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Toujours le 10 avril&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Après avoir mangé quelque chose de consistant, car nous avons enfin plein d'argent (Aglaé doit m'arrêter car je veux tout acheter), nous appelons JS.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous passons d'abord deux heures à essayer de l'appeler depuis notre téléphone portable, qui conserve encore la carte SIM qui fonctionnait à merveille lorsque nous étions dans le Yunnan (c'est Silvia qui nous l'avait passée, et nous l'avions rechargée à Kunming) . Ce que nous ne savons pas, c'est que notre carte SIM ne marche plus ; d'ailleurs nous ne comprendrons jamais pourquoi elle a cessé de marcher. Donc pendant plusieurs heures nous croyons que c'est le téléphone de JS qui ne marche plus ou qui est éteint... comment savoir ce que raconte la voix en chinois ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Un cyber inoubliable&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Nous vous parlons régulièrement des cybercafés que nous avons pu visiter pendant le voyage. Impossible de ne pas évoquer celui de Shanghai, où nous nous rendons pour vérifier le numéro de portable de JS et lui envoyer un mail pour lui dire que nous ne parvenons pas à le joindre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La femme qui nous accueille est à l'opposée de tous les gens que nous avons pu rencontrer au Japon, et symbolise toute la mauvaise grâce chinoise. C'est une jeune fille, un peu grasse, habillée et maquillée avec outrance, dans le style gothique. Elle a un air perpétuellement ennuyé, parfois irrité. Lorsque nous nous adressons à elle pour lui demander deux ordinateurs, elle semble énervée, genre "mais pourquoi faut-il que ça tombe sur moi ?". Elle nous demande nos passeports sans nous regarder, les enregistre, nous demande l'argent d'un air méprisant, puis nous jette la monnaie dessus. Quand je dis "jette", ce n'est pas l'image habituelle, c'est littéral : elle nous jette les billets au visage, de la façon la plus sèche et la plus méprisante possible.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aglaé et moi choisissons d'en rire, mais autant de mauvaise humeur fait mal. Nous sommes pourtant rassurés, d'une certaine manière, par le fait que les autres personnes qui s'adressent à la jeune gothique sont accueillies avec autant de haine muette.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une fois notre affaire faite, nous nous déconnectons, avant de nous rendre compte que nous avons oublié de faire quelque chose sur internet. Nous retournons au comptoir pour demander une heure supplémentaire à cette chinoise (qui bien entendu ne parle qu'à peine anglais). Elle finit par me regarder, lance un long soupir, puis : "WHAT DO YOU WANT AGAIN ?". Charmante demoiselle, dont il était difficile de ne pas tomber amoureux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous ressortons, nos sacs toujours sur le dos, et décidons d'aller nous promener en attendant que JS rallume son portable. Je fais découvrir à Aglaé le Bund, alors que la masse de touristes semble assez surprise de nous voir avec nos énormes bagages sur le dos. La vue est vraiment spectaculaire, et semble presque fabriquée, avec d'un côté l'Histoire, et de l'autre les gratte-ciels mégalos.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;.&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_HNc0MfZMMnQ/SkDq3AAqFmI/AAAAAAAAAPA/eCAuG-ZI6l8/s1600-h/DSCF0785.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 320px; height: 240px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_HNc0MfZMMnQ/SkDq3AAqFmI/AAAAAAAAAPA/eCAuG-ZI6l8/s320/DSCF0785.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5350534587932612194" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_HNc0MfZMMnQ/SkDq27YtsGI/AAAAAAAAAO4/Nz6AMQtFwxg/s1600-h/DSCF0784.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 240px; height: 320px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_HNc0MfZMMnQ/SkDq27YtsGI/AAAAAAAAAO4/Nz6AMQtFwxg/s320/DSCF0784.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5350534586691334242" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;La Chine ne manque pas de selles&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;La monumentalité et la majestuosité de l'ensemble sont vite interrompus lorsque, à côté de nous, la mère d'un petit enfant chinois ouvre les boutons pressions de l'arrière du pantalon de son marmot, et le fait déféquer sur le tarmac de l'avenue la plus prestigieuse du pays.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Oui, il faut vous expliquer, c'est un peu déstabilisant. Il faut vous dire que les petits enfants chinois ne portent pas de couches. Jusqu'à ce qu'ils aient environ 10 ans, tous les enfants ont ces pantalons ouverts au niveau des fesses. Lorsqu'une envie leur prend, ils s'accroupissent, ouvrent cette "braguette arrière", généralement fermée par des pressions, et se soulagent. Dans la rue, à l'intérieur (souvenez-vous de la gare de bus à la frontière chinoise), dans le métro : quel que soit l'endroit, ils se lâchent. On voit alors arriver la mère, parfois une femme très élégante, avec du papier toilette à la main, et un sac plastique. Comme avec les chiens en ville, il s'agit de ramasser la crotte, et de la jeter à la poubelle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Des touristes occidentaux m'ont dit avoir vu des mères remuer leur enfant au-dessus de poubelles, afin de s'épargner l'étape du sac plastique... Poésie...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour les Chinois, par contre, aucune honte, puisque cette pratique est complètement normale et acceptée. Deux semaines plus tard, à Pékin, nous avons même vu une splendide statue dépeignant des petits enfants jouant, et même sur cette statue, on pouvait apercevoir leurs petites fesses à travers les trous des pantalons. C'est culturel, comme on dit !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_HNc0MfZMMnQ/SkNAup5RXtI/AAAAAAAAAQY/FTrI04EQVE8/s1600-h/DSCF1318.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 240px; height: 320px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_HNc0MfZMMnQ/SkNAup5RXtI/AAAAAAAAAQY/FTrI04EQVE8/s320/DSCF1318.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5351191952510508754" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Starbucks - téléphone - starbucks - téléphone&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Nous rentrons déjeuner dans le centre-ville. Il fait vraiment chaud, et les sacs pèsent. Nous décidons de nous rapatrier dans un Starbucks après déjeuner. Histoire de continuer avec les grandes chaînes capitalistes, après McDonald's et notre déjeuner à Yoshinoya (chaîne de fast-food japonais). Il y fait frais, et à part les clochards qui passent toutes les dix minutes (le même muet repasse toutes les 30 minutes, et s'énervera à chaque fois un peu plus que nous ne voulions pas lui donner d'argent), personne ne nous dérange. Il y a même des toilettes aisément accessibles et propres dans le centre commercial qui le jouxte. A un moment d'abattement, plus tard dans la journée, j'aurai même l'occasion d'y faire une sieste, perfidement immortalisée par l'appareil photo d'Aglaé :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_HNc0MfZMMnQ/SkDq39arShI/AAAAAAAAAPQ/lDl-YRrkohE/s1600-h/DSCF0796.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 320px; height: 240px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_HNc0MfZMMnQ/SkDq39arShI/AAAAAAAAAPQ/lDl-YRrkohE/s320/DSCF0796.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5350534604416305682" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;De ce Starbucks nous passerons la journée à faire des allers-retours entre le café et la cabine téléphonique de l'avenue à côté. En effet après avoir compris que le problème venait de notre téléphone, nous avons acheté une carte, et passons l'après-midi à tenter d'appeler JS.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Toujours aucune nouvelle de lui, ni par mail, ni par téléphone et, lentement mais sûrement, nous commençons à désespérer. Nous sommes arrivés depuis l'aube dans cette ville pas forcément très accueillante, il fait chaud, nous ne savons que faire de nos valises, et n'arrivons pas à joindre notre toit pour la nuit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après plusieurs heures où nous finissons par être un peu à bout, la nuit tombe. Les immeubles se parent d'atours colorés et de néons kitschs. Un homme joue du saxophone à la fenêtre d'un centre commercial. Je continue à faire mes allers-retours, nous continuons à squatter le Starbucks, le clodo continue à nous harceler (quelle misère que les grandes villes chinoises !).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous décidons d'arrêter de tenter de joindre JS, qui a dû avoir un problème. Nous nous mettons alors à appeler la poignée d'hôtels que nous pouvons nous offrir à Shanghai. Tous sont pleins, et le désespoir monte en même temps que les prix des hôtels non-pleins. Finalement, au moment où nous nous enfonçons dans l'échec, je demande à tout hasard au patron d'une énième auberge de jeunesse pleine s'il connaît un établissement libre :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;- Nous avons une annexe à Pudong, mais je ne sais pas s'il y a de la place, je n'ai pas accès à leurs fichiers !&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous appelons l'annexe du &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Captain Hostel&lt;/span&gt; située de l'autre côté du fleuve : elle dispose bien de lits pour nous ! Soulagement intense, mais nous sommes quand même à bout de forces, après cette journée à attendre... pour rien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Pudong, dessin d'architecte&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous prenons le métro, et débarquons à Pudong, le pays des extra-terrestres.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'exagère à peine. Pudong, de loin, est une cité visuellement superbe : grands immeubles de verre conçus par les plus grands architectes, qui se livrent à une stimulante course à l'audace verticale. De près, l'impression d'être des fourmis prédomine l'ensemble. A New-York, à Bangkok, vous êtes une fourmi au milieu des immeubles, mais il y a tellement de fourmis qui vivent autour de vous, que ce n'est pas grave, que vous n'avez aucun complexe à faire des choses de fourmis au milieu des géants.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A Pudong, il n'y a pas de fourmis autour de vous. Il n'y a que des voitures. Les avenues y sont plus gigantesques que de l'autre côté du fleuve, les trottoirs sont des autoroutes, il n'y a pas de magasins : Pudong est une ville morte. Tout le monde semble s'être réfugié dans les étages des grandes tours. Nous errons bien 40 minutes pour trouver notre hôtel, faisons des détours gigantesques, car il est impossible de ne pas se perdre dans cet endroit. Faire 100 mètres est aussi long que faire un kilomètre, dès lors qu'il faut traverser des rues à 8 voies, dont les feux sont rarements piétons.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pudong représente le plus grand défaut de l'urbanisme à la chinoise (qui a des milliers de qualités), qui est un urbanisme centralisé, autoritaire, tout-puissant : son principal risque est de créer des villes qui ressemblent à des plans d'architecte, très impersonnelles, et en tout cas pas du tout à échelle d'humain.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Captain Hostel&lt;/span&gt;, ambiance visuellement fun (l'auberge est une reconstitution de bateau, avec fenêtres rondes comme des hublots, et mille détails faisant d'elle une auberge "à thème"), mais accueil froid comme tout : deux énergumènes qui ont oublié leur sourire dans leur village natal nous font signer les formulaires sans nous parler.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aglaé fera une rencontre étonnante dans son dortoir : elle sympathise avec une Chinoise qui semble littéralement vivre là. En effet cette dernière, qui n'a pas la jeunesse afférente à une auberge de jeunesse, a amené tous ses habits, qu'elle accroche sur un portant à l'origine mystérieuse, ou qu'elle plie sur un des lits, qui n'appartient visiblement à personne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans mon dortoir, un vieillard fait irruption, crache tout l'intérieur de son gosier, puis va se coucher. Ne sommes-nous pas plutôt dans une auberge de vieillesse ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour clore cette journée impossible, nous décidons, avant de nous coucher, un peu au hasard, de passer un coup de fil à JS. Et là, miracle, il décroche :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Allô, JS ?&lt;br /&gt;- Oui, c'est toi Charly ?&lt;br /&gt;- Ouah... tu es vivant ? Pas eu d'accident ?&lt;br /&gt;- Non, non, ça va, j'ai essayé de t'appeler toute la journée, pas réussi à t'avoir, il est cassé ton téléphone ou quoi ?&lt;br /&gt;- euh oui, mais nous aussi on a essayé de t'appeler, on n'a pas réussi à t'avoir !&lt;br /&gt;- mon portable était déchargé, je sais, désolé. En tout cas, moi j'ai relu le mail que tu m'avais envoyé, tu m'avais dit que vous arriviez dans deux jours !&lt;br /&gt;- Quoi ?&lt;br /&gt;- Oui oui, tu m'avais dit que tu arrivais le tant, c'est dans deux jours. Donc moi je peux vous loger à partir de demain, pas de soucis, mais pour ce soir c'est mort, y a ma mère qui loge chez nous.&lt;br /&gt;- Ah mais non c'est pas grave, nous avons une auberge de jeunesse pour ce soir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je raccroche. Je repense à ce mail, que j'avais dû envoyer en me trompant, à l'époque où nous pensions encore prendre un autre bateau depuis le Japon, qui arrivait directement à Shanghai.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Silence. Je regarde Aglaé que j'avais osé engueuler quand elle s'était trompé de date pour le bateau. Son regard est particulièrement haineux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_HNc0MfZMMnQ/SkDq3gfxY-I/AAAAAAAAAPI/N9TLv09BuVM/s1600-h/DSCF0786.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 240px; height: 320px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_HNc0MfZMMnQ/SkDq3gfxY-I/AAAAAAAAAPI/N9TLv09BuVM/s320/DSCF0786.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5350534596653048802" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3918319069154570863-8581334109324115696?l=metromarcopolo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://metromarcopolo.blogspot.com/feeds/8581334109324115696/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://metromarcopolo.blogspot.com/2009/06/une-premiere-journee-vraiment-nulle.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3918319069154570863/posts/default/8581334109324115696'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3918319069154570863/posts/default/8581334109324115696'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://metromarcopolo.blogspot.com/2009/06/une-premiere-journee-vraiment-nulle.html' title='Une première journée vraiment nulle à Shanghai (2/2)'/><author><name>Charly</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08678658738618799979</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_HNc0MfZMMnQ/SSXfnrpu_ZI/AAAAAAAAAAw/LxE2sxJ4320/S220/DSCF6185.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_HNc0MfZMMnQ/SkDq2U7Md3I/AAAAAAAAAOw/n6DBAGIp9z4/s72-c/DSCF0781.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3918319069154570863.post-2555810168786731462</id><published>2009-06-23T16:04:00.007+02:00</published><updated>2009-06-24T16:32:45.083+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='metro'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Shanghai'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='galere'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='argent'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='probleme'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Chine'/><title type='text'>Une première journée à Shanghai vraiment nulle (1/2)</title><content type='html'>&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;10 avril&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais qu'est-ce que c'est que ce titre, Charly ? &lt;/span&gt;Comment peux-tu qualifier de "nulle" une journée dans une ville que tout le monde rêverait de visiter ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est-à-dire que ça n'était pas entièrement dû à la ville, mais il s'agissait d'une journée nulle quand même.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je vous avais laissé à notre arrivée en pleine nuit dans un quartier misérable de la ville. Nous demandons au personnel du bus-couchette, avant qu'ils ne partent, où se situe la gare de Shanghai, dont nous sommes censés être proches. Ils indiquent une vague direction, comme souvent avec les Chinois. N'ayant pas d'autre choix, nous jetons nos sacs sur notre dos, et partons à l'aventure. Les rues sont vraiment sales, miteuses, boueuses, à mille lieues de l'étincelante cité moderne que nous avait décrite une amie. Nous finissons par tomber sur une venelle un peu plus large, avec un nom de rue. Après s'être escrimés les yeux sur notre plan, nous découvrons que nous sommes bel et bien à Shanghaï, et bel et bien aux abords de la gare. Le chauffeur ne nous a pas menti !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le paysage évolue rapidement, de ce quartier miteux vers des terrains vagues en chantier. C'est à notre grande surprise le trait principal de la ville de Shanghai, que d'être autant composée d'immeubles construits que d'immeubles &lt;span style="font-style: italic;"&gt;en construction&lt;/span&gt;. Nous atteignons le dos de la gare, au sens propre comme au sens figuré : alors que la façade avant de la gare sera moderne, entourée de grands immeubles, et représente l'idéal rêvé de Shanghai, la façade arrière de la gare, immense chantier abritant des clochards partout, représente le refoulé des villes chinoises : la pauvreté et la crasse d'un pays en transition. Nous sommes choqués car notre premier contact avec la ville se fait par cette porte arrière.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous avons trois objectifs : premièrement nous débarrasser de nos bagages encombrants et sacrément lourds, deuxièmement retirer de l'argent chinois dans une banque HSBC, troisièmement contacter notre ami JS qui doit nous accueillir chez lui ce soir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le premier objectif est un rapide échec : après s'être fait refouler du métro (pourquoi ?), nous trouvons l'avant de la gare, mais les consignes sont gérées par des opérateurs privés, qui pratiquent des prix délirants, que de toute façon nous ne pouvons pas nous permettre de payer, avec la faible réserve de liquide qu'il nous reste. Nous nous rappelons des tarifs dérisoires pratiqués dans le Yunnan, et enrageons. Aglaé est trop énervée pour me laisser marchander avec les escrocs de la gare (qui n'affichent aucun tarif officiel, et semblent réfléchir un long moment avant d'annoncer leurs prix). Le Japon nous manque déjà.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Une banque fantôme&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Nous utilisons nos derniers yuans pour prendre le métro jusqu'au centre-ville, puis pour acheter un café au McDonald's, qui nous donnera le droit de poser Aglaé, accompagnée de ses bagages dans un endroit plutôt calme. Partout dans le restaurant, il y a des clochards endormis sur les tables : ce McDo est ouvert 24h/24.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_HNc0MfZMMnQ/SkDhgynzESI/AAAAAAAAAOo/TaM_2wBUIC4/s1600-h/DSCF0772.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 320px; height: 240px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_HNc0MfZMMnQ/SkDhgynzESI/AAAAAAAAAOo/TaM_2wBUIC4/s320/DSCF0772.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5350524310776910114" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je dois pour ma part m'occuper de la deuxième mission : chercher la banque HSBC, qui sur le guide en notre possession, de la dernière édition d'ailleurs, se trouve sur le Bund. Cette avenue, qui longe la rivière de Shanghai, est un endroit historique : s'y alignent les plus grandes banques du monde, dans de magnifiques bâtiments du 19e siècle. En face, les gratte-ciels de Pudong, le centre d'affaires d'une des villes les plus dynamiques du monde. J'arrive là alors que le soleil vient de se lever derrière les grands immeubles modernes. Il n'y a pas encore trop de touristes, et l'ambiance est magique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_HNc0MfZMMnQ/SkDLRJPhoxI/AAAAAAAAAN4/lbFVj6A2Ex0/s1600-h/DSCF0766.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 320px; height: 240px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_HNc0MfZMMnQ/SkDLRJPhoxI/AAAAAAAAAN4/lbFVj6A2Ex0/s320/DSCF0766.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5350499852715402002" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'enchantement est de courte durée, car je ne trouve pas la banque. Je longe le Bund pendant un long moment, comprenant au passage que Shanghaï n'est pas faite pour les piétons : partout des chantiers qu'il faut contourner, partout des passages souterrains à prendre pour traverser d'immenses avenues, partout du bruit, partout des voitures qui veulent vous écraser. A cela on doit ajouter les distances extraordinaires à franchir pour se rendre d'un point A à un point B.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quant à ma quête, elle devient vite d'une ironie à pleurer : il s'agit du quartier des banques, et je trouve absolument toutes les banques de Chine, sauf la mienne : ICBC, Bank of China, Bank of Shanghai, etc. Nulle part je ne vois le sigle de la &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Hong-Kong Shanghai Banking Company&lt;/span&gt; (HSBC), alors que nous sommes à Shanghai ! Visiblement, la banque a disparu, ce qui ne m'étonne pas vu le nombre de chantiers m'entourant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Démoralisé je vais retrouver Aglaé dans son McDo. Sur le chemin, j'aperçois toute la Chine qui s'éveille, miracle renouvellé chaque jour, et qui vaut le détour. De toutes les rues jaillissent des petits vieux, des petites vieilles, des cadres, des enfants, qui se rassemblent pour faire de la gym, du footing, du tennis-football. Dans la grande rue piétonne qui mène au restaurant d'Aglaé, il y a au moins 5 groupes qui font du tango, de la salsa, ou des danses traditionnelles chinoises. Quatre personnes ont installé un filet devant un magasin encore fermé et jouent au badminton.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Juste avant de retrouver ma partenaire de voyage, j'aperçois le pompon : une quinzaine de cuisiniers, en file indienne, trottent au rythme de deux chefs-cuistots (reconnaissables à leur toque), sortes de kapos autoritaires. Toute la Chine est là : absence de honte, omniprésence du collectif, dictature acceptée. Je retiens à peine un rire pour éviter un incident diplomatique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_HNc0MfZMMnQ/SkDLQR55fqI/AAAAAAAAANo/CUzMj0A3lL4/s1600-h/DSCF0762.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 320px; height: 240px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_HNc0MfZMMnQ/SkDLQR55fqI/AAAAAAAAANo/CUzMj0A3lL4/s320/DSCF0762.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5350499837860740770" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_HNc0MfZMMnQ/SkDLQLA0nkI/AAAAAAAAANg/IoK_5T9XyNc/s1600-h/DSCF0760.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 240px; height: 320px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_HNc0MfZMMnQ/SkDLQLA0nkI/AAAAAAAAANg/IoK_5T9XyNc/s320/DSCF0760.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5350499836010733122" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_HNc0MfZMMnQ/SkDLPl86UYI/AAAAAAAAANY/XZkXv-liJlM/s1600-h/DSCF0757.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 320px; height: 240px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_HNc0MfZMMnQ/SkDLPl86UYI/AAAAAAAAANY/XZkXv-liJlM/s320/DSCF0757.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5350499826062217602" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Privé de métro ! &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aglaé est aussi effondrée que moi devant la disparition du HSBC. Nous en trouvons un autre mentionné sur le plan de notre guide. Le problème c'est qu'il se trouve à deux kilomètres, juste à côté d'un arrêt de métro, et que nous n'avons même plus les 3 yuans nécessaires pour prendre le métro (30 cents d'euros, oui). Je décide donc d'y aller à pied, vu qu'il fait beau (c'est déjà ça), laissant toujours Aglaé dans son McDonald's. Cette dernière est au bord du craquage nerveux, car elle a fini par remarquer que c'est toujours la même musique qui passe dans le restaurant, en boucle. Une seule chanson de trois minutes, une espèce de nullité américaine, vaguement hip-hop...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quant à moi je découvre un peu plus les quartiers "brillants" de Shanghai : comme à Singapour, comme à Hong-Kong, c'est la même succession de centres commerciaux, de &lt;span style="font-style: italic;"&gt;malls&lt;/span&gt;, censée indiquer que les gens sont devenus riches (alors qu'environ 5% des habitants de Shanghai peuvent acheter quelque chose dans ces magasins). Puis partout les avenues à 6 voies, intraversables, les escaliers à prendre pour traverser les routes, l'impression que le piéton, que le marcheur, que celui qui prend son temps, est un indésirable dans un monde dédié à la voiture.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans un centre commercial encore plus chic que les autres (il abrite aussi un grand hôtel), je déniche le HSBC tant recherché. Je fais des petits bonds ridicules, et me jette dans les bras chauds du distributeur automatique. Je reviens au McDonalds, cette fois-ci en métro : le luxe !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il ne nous restait &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;plus&lt;/span&gt; qu'à joindre JS pour se trouver un toit et commencer à explorer la ville. Chose facile, non ?&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3918319069154570863-2555810168786731462?l=metromarcopolo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://metromarcopolo.blogspot.com/feeds/2555810168786731462/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://metromarcopolo.blogspot.com/2009/06/une-premiere-journee-shanghai-vraiment.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3918319069154570863/posts/default/2555810168786731462'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3918319069154570863/posts/default/2555810168786731462'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://metromarcopolo.blogspot.com/2009/06/une-premiere-journee-shanghai-vraiment.html' title='Une première journée à Shanghai vraiment nulle (1/2)'/><author><name>Charly</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08678658738618799979</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_HNc0MfZMMnQ/SSXfnrpu_ZI/AAAAAAAAAAw/LxE2sxJ4320/S220/DSCF6185.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_HNc0MfZMMnQ/SkDhgynzESI/AAAAAAAAAOo/TaM_2wBUIC4/s72-c/DSCF0772.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3918319069154570863.post-223353079932445449</id><published>2009-06-23T15:55:00.003+02:00</published><updated>2009-06-25T12:02:58.231+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='bus'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='galere'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='trajet'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='argent'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='ville'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Chine'/><title type='text'>De Qingdao à Shanghai : une arrivée classiquement catastrophique</title><content type='html'>Autant notre première arrivée sur territoire chinois, deux semaines plus tôt, s'était plutôt bien déroulée, malgré des problèmes de taille (nous n'avions pas de téléphone et il fallait joindre Silvia, etc), autant notre seconde arrivée en Chine était plutôt... bizarre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En raison des changements et surprises des compagnies de bateaux, nous avions, comme je vous l'avais raconté, pris un bateau de Shimonoseki, obscur port japonais, vers Qingdao, grande ville chinoise assez peu connue. Qingdao étant &lt;span style="font-style: italic;"&gt;grosso modo&lt;/span&gt; située entre Shanghai et Pékin, notre but était de rejoindre cette première le plus vite possible, car c'est originellement là que nous voulions aller.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En débarquant du bateau, il nous fallut donc nous précipiter vers la gare routière de la ville. Nous rencontrons sur le chemin un paquet de gens qui veulent absolument nous loger dans leur hôtel, et qui nous poursuivent avec des photos de chambres. Nous refusons poliment, mais leur demandons le chemin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Demander son chemin : à éviter en Chine dans les endroits passants. Car, la curiosité des Chinois aidant, vous risquez vite de vous retrouver entouré d'une marée humaine, chacun discutant de la question, des pours, des contres, des pourquoi (en chinois). Nous rions beaucoup de l'attroupement, mais sommes un peu gênés aussi de toute cette attention. Une femme nous suivra jusqu'à la gare routière, en nous parlant en chinois, et en répétant "Shanghai, Beijing" en continu. Nous ne saurons jamais si elle voulait nous aider ou nous vendre un truc. Nous sommes un peu décoiffés par la brutalité des moeurs chinoises, que la douceur des japonaises nous avait fait un peu oublier.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Rebelotte à la gare routière, on nous saute dessus dans tous les coins, tout ça sent l'arnaque, mais au guichet, c'est le même prix qu'on nous annonce. Le bus-couchette part immédiatement, nous n'aurons pas le temps de boire une fameuse bière de la ville.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une bière de la ville ?  Fameuse ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Eh oui en chinois Qingdao se prononce plus au moins Tsingtao, comme la bière qu'on trouve dans tous les restaurants chinois et japonais de France. Qingdao était en effet un ancien comptoir allemand : la ville conserve paraît-il beaucoup de son héritage architectural allemand, mais garde aussi de cette époque une brasserie qui est devenue une réussite économique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Pourquoi tant de haine ?&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span&gt;Le bus est un des pires que nous avons pris en Chine : odeur pestilentielle, inconfort, et toujours les inénarrables films à la noix qui passent sur la télé (cette fois-ci c'est un film de cape et d'épée chinois, mortellement ennuyeux). Ce qui est horrible, c'est que nous sommes censés avoir un voyage long de 18h, et que nous ne savons pas comment nous allons tenir tout ce temps, allongés sur ces couchettes. Par chance cependant, le coucher de soleil au moment où nous montons dans le bus est magnifique, et nous sommes allongés côte à côte. Aglaé craque un peu car sa migraine persiste.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Moins drôle, nous sommes obligés de survivre sur les biscuits qu'il nous reste du voyage en bateau, car nous n'avons déjà plus de yuans (monnaie chinoise) : nous voulions attendre les HSBC de Shanghai pour retirer de l'argent, et pensions pouvoir tenir avec les billets qu'il nous restait de notre précédent passage en Chine. Or le bus coûtant deux fois plus que prévu, il ne nous reste vraiment pas grand-chose !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A un arrêt nocturne, où nous pourrons nous soulager dans des toilettes tellement sales que les hommes y urinent &lt;span style="font-style: italic;"&gt;depuis l'extérieur&lt;/span&gt; (porte ouverte, pour ne pas avoir à rentrer), nous rassemblons nos derniers yuans pour nous acheter le seul truc passable en vente (c'est-à-dire qui n'est pas de l'immonde viande séchée aromatisée), à savoir des biscuits ruisselants d'huile cancérigène.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Erreur de calcul&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Nous nous étions couchés en espérant dormir le plus longtemps possible pour éviter de supporter ce trajet. Nous sommes réveillés en sursaut, en pleine nuit. Le chauffeur et deux membres de l'équipage nous regardent en riant, et nous disent de descendre. Bien habitués à ce genre d'arnaque (typique en Inde, typique au Vietnam), qui consiste à faire descendre les gens par cruauté, ou plus souvent pour qu'ils prennent un taxi, nous refusons de descendre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ils ne parlent pas anglais, mais nous répètent qu'ici c'est Shanghai. Nous voyons bien un taxi passer (ce qui signifie &lt;span style="font-style: italic;"&gt;a priori&lt;/span&gt; que nous sommes dans une grande ville), mais non, cette rue vide et minable et moche et sale, ça ne peut pas être la belle Shanghai étincelante ! Et pourquoi ne sommes-nous pas dans une gare routière ? Il y en a plusieurs à Shanghai !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous refusons de comprendre pendant longtemps, nous leur demandons de nous situer sur des plans de Shanghai, etc. Mais ils semblent tous s'entendre, passagers comme chauffeurs. Pourtant, ces sourires, qui s'avèreront être des sourires curieux et amusés, nous font croire qu'on se moque de nous. Nous finissons par descendre, interloqués aussi qu'ils ne se soient pas énervés ou emportés (alors que nous retardons leur trajet), récupérons nos bagages, et n'arrivons toujours pas à croire que nous sommes peut-être près de la gare de Shanghai. Le trajet a seulement duré 10h en 2009, au lieu de 18h en 2007!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est 5 heures du matin, et lorsque le jour commencera à venir, il n'apportera au départ que du gris. C'est le début d'une journée particulièrement nulle, peut-être la plus nulle du voyage.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3918319069154570863-223353079932445449?l=metromarcopolo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://metromarcopolo.blogspot.com/feeds/223353079932445449/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://metromarcopolo.blogspot.com/2009/06/de-qingdao-shanghai-une-arrivee.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3918319069154570863/posts/default/223353079932445449'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3918319069154570863/posts/default/223353079932445449'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://metromarcopolo.blogspot.com/2009/06/de-qingdao-shanghai-une-arrivee.html' title='De Qingdao à Shanghai : une arrivée classiquement catastrophique'/><author><name>Charly</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08678658738618799979</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_HNc0MfZMMnQ/SSXfnrpu_ZI/AAAAAAAAAAw/LxE2sxJ4320/S220/DSCF6185.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3918319069154570863.post-2417785419002651145</id><published>2009-06-23T15:09:00.008+02:00</published><updated>2009-06-23T16:36:57.995+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='galere'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='bateau'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='trajet'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='transport'/><title type='text'>Mais qu'allaient-ils faire dans cette galère?</title><content type='html'>&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;8 - 9 avril&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;Le 7 avril, veille de notre grand départ en bateau pour retourner en Chine, je reçois un mail alarmant. Un monsieur japonais me demande pourquoi nous ne nous sommes pas présentés à l'embarquement du ferry le 6 avril. &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Horreur, je me suis plantée de date dans mon mail de réservation&lt;/span&gt;! Le pire c'est que je l'ai relu 2 fois et Charly une fois, lors de notre marathon des réservations en catastrophe, avant de partir de Hong-Kong. Nous avions déjà fait une erreur pour notre guesthouse de Nikko, là ça commence à faire beaucoup. Charly est atterré par ma bêtise et moi aussi...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je ne cède pas à la panique, renvoie un mail en m'excusant mille fois et demande de nous réserver deux places pour le lendemain. Je me dis qu'en cette saison le ferry ne sera pas plein. Charly n'arrive pas à partager mon optimisme. Nous allons nous coucher en priant pour ne pas rester bloqués au Japon.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lever très tôt car il faut d'abord rejoindre le port de Shimonosaki en &lt;span style="font-style: italic;"&gt;shinkansen&lt;/span&gt;. Je trouve un Charly le visage défait en sortant de ma douche. Il m'explique que&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- son sac est fermé par un cadenas&lt;br /&gt;- un autre cadenas ferme le casier de la chambre, contenant nos appareils photo et nos passeports&lt;br /&gt;- il y a deux sets de clés pour ouvrir ces cadenas&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;- le premier est dans un sac dans le casier fermé par un cadenas&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;- le second est dans la poche du pantalon de Charly, qu'il a rangé dans son sac avant de le verrouiller !!&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;Nous avons en effet pris le réflexe de toujours fermer nos sacs quand nous les laissons sans surveillance. Ce sont nos vraies maisons et chaque chose à l'intérieur nous est indispensable.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'essaie de ne pas paniquer malgré l'heure qui tourne. Je me dis que la bêtise est contagieuse. Mais Charly passe du blanc au rouge, nous voit déjà loupant le bateau ; d'un air égaré il va chercher un couteau dans la cuisine et commence à éventrer son sac par le côté. Je l'arrête, lui rappelant qu'on ne peut pas massacrer ce sac dont on a absolument besoin. Il s'énerve en me reprochant mon calme, &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;il a l'air d'un vrai fou furieux avec son couteau à la main ! &lt;/span&gt;Mais il finit par entendre raison et par inciser délicatement le précieux sac à l'intérieur de la poche de devant pour limiter la casse. Je glisse ma main dans l'ouverture et parvient à extraire le pantalon. Les clefs sont dans la poche... victoire!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous réussissons à avoir notre train et arrivons à Shimonoseki suffisament en avance. Après une attente angoissée et  quelques palabres au guichet, nous apprenons, soulagés, que nous avons des places à bord. Nous commençons à nous détendre et allons faire des provisions.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous finissons par monter à bord de l'immense ferry. Il transporte surtout des conteneurs et peut accueillir une centaine de passager. Mais toutes les coursives sont désertes, on doit être 20 à bord. On se croirait sur un bateau de croisière fantôme. Notre cabine pour 6 personnes est, elle aussi, vide.&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_38A2RWZR4XU/SkDX3YkTDDI/AAAAAAAAADY/KDUD50YNDWQ/s1600-h/DSCF0737.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 320px; height: 240px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_38A2RWZR4XU/SkDX3YkTDDI/AAAAAAAAADY/KDUD50YNDWQ/s320/DSCF0737.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5350513703803620402" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Nous apprenons que les passagers ne sont pas autorisés à sortir sur le pont. Or ça sent quand même pas mal le renfermé... Tant pis, nous nous installons dans un salon décrépit. Charly recoud son sac avec application, je poursuis mon scrapbook. Nous rencontrons un couple franco-luxembourgeois qui  viennent de passer trois mois (en travaillant parfois) au Japon. Le mec nous explique que ça fait plusieurs années qu'il ne passe pas le concours de l'IUFM car ça tombe toujours pendant ses voyages (!).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_38A2RWZR4XU/SkDX3rPxhxI/AAAAAAAAADg/Dyg6JgbFe60/s1600-h/DSCF0740.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 320px; height: 240px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_38A2RWZR4XU/SkDX3rPxhxI/AAAAAAAAADg/Dyg6JgbFe60/s320/DSCF0740.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5350513708817811218" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Un des rares passagers...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;Pendant les 24 heures que dure la traversée, nous glandons, mangeons des nouilles instantanées et dormons beaucoup. Charly apprécie cette ambiance un peu hors du temps, je suis de mon côté attaquée sournoisement par une grosse migraine. J'y avais échapé depuis le début du voyage, il ne fallait pas rêver!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je reste dans mon lit toute la fin du voyage, désespérée de ne pas pouvoir sortir prendre l'air. On nous laisse enfin sortir sur le pont une heure avant l'arrivée: c'est la libération!&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_38A2RWZR4XU/SkDX4aCMfrI/AAAAAAAAADw/Gy3cDzbIlAM/s1600-h/DSCF0746.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 240px; height: 320px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_38A2RWZR4XU/SkDX4aCMfrI/AAAAAAAAADw/Gy3cDzbIlAM/s320/DSCF0746.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5350513721377324722" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_38A2RWZR4XU/SkDX36W50kI/AAAAAAAAADo/ZSaIcSTz7NI/s1600-h/DSCF0745.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 320px; height: 240px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_38A2RWZR4XU/SkDX36W50kI/AAAAAAAAADo/ZSaIcSTz7NI/s320/DSCF0745.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5350513712874246722" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Nous entrons dans le port chinois de Qingdao et observons les marins lancer d'énormes cordages pour amarrer le bateau. Nous devons encore attendre une heure que les services de la douane fassent leur cinéma et pouvons enfin débarquer, entourés de policiers nous conduisant en rangs serrés jusqu'à la douane.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_38A2RWZR4XU/SkDX4r5CkBI/AAAAAAAAAD4/hEKNAnfrHhs/s1600-h/DSCF0755.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 240px; height: 320px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_38A2RWZR4XU/SkDX4r5CkBI/AAAAAAAAAD4/hEKNAnfrHhs/s320/DSCF0755.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5350513726170763282" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3918319069154570863-2417785419002651145?l=metromarcopolo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://metromarcopolo.blogspot.com/feeds/2417785419002651145/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://metromarcopolo.blogspot.com/2009/06/mais-quallaient-ils-faire-dans-cette.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3918319069154570863/posts/default/2417785419002651145'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3918319069154570863/posts/default/2417785419002651145'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://metromarcopolo.blogspot.com/2009/06/mais-quallaient-ils-faire-dans-cette.html' title='Mais qu&apos;allaient-ils faire dans cette galère?'/><author><name>Aglaé</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10149911006554960819</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_38A2RWZR4XU/SSXnoRACWjI/AAAAAAAAAAM/_aNI_Y5wlKg/S220/Le+Grand+voyage+3662.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_38A2RWZR4XU/SkDX3YkTDDI/AAAAAAAAADY/KDUD50YNDWQ/s72-c/DSCF0737.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3918319069154570863.post-8234312219134788984</id><published>2009-06-23T14:22:00.012+02:00</published><updated>2009-06-23T15:14:37.692+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Japon'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='bateau'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='musée'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='temple'/><title type='text'>Hiroshima, une journée atomique</title><content type='html'>&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;7 avril&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;Nous partons de bon matin en direction de Miyajima, une île sacrée et célèbre pour sa célèbre &lt;span style="font-style: italic;"&gt;tori&lt;/span&gt; (une porte shinto) posée dans l'eau. Une courte traversée dans un ferry bondé de touristes nous permet de découvrir le fameuse porte, qui semble flotter sur les flots bleus. Une fois sur la terre ferme, nous découvrons un temple entièrement sur pilotis. Les pèlerins arrivaient en bateau, passaient sous la porte, priaient dans le temple et ne posaient ainsi pas le pied sur l'île sacrée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_38A2RWZR4XU/SkDOeEPcBXI/AAAAAAAAACw/9szIeXeCP8w/s1600-h/DSCF0682.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 320px; height: 240px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_38A2RWZR4XU/SkDOeEPcBXI/AAAAAAAAACw/9szIeXeCP8w/s320/DSCF0682.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5350503373246039410" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Aujourd'hui, l'île est ouverte aux touristes et organisée &lt;span style="font-style: italic;"&gt;pour&lt;/span&gt; eux. Des petits chemins mènent de temples en temples, le tout saupoudré de cerisiers en fleurs et de pagodes fait une charmante balade.&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_38A2RWZR4XU/SkDOeWhAsrI/AAAAAAAAAC4/guxF3i5HdXU/s1600-h/DSCF0686.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 320px; height: 240px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_38A2RWZR4XU/SkDOeWhAsrI/AAAAAAAAAC4/guxF3i5HdXU/s320/DSCF0686.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5350503378151584434" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Nous vivons des expériences étranges sur cette île : nous croisons des touristes français ne râlant pas et ayant le sens de l'humour (!), nous descendons dans le sous-sol d'un temple (il y fait noir comme dans un four et on y a créé un labyrinthe avec des images de Bouddha brillant dans l'obscurité), nous nous perdons au milieu de 500 statues de vieillards tous différents , et croisons des statues absurdes:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_38A2RWZR4XU/SkDOe22f9tI/AAAAAAAAADA/ajla5MfIsYY/s1600-h/DSCF0702.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 320px; height: 240px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_38A2RWZR4XU/SkDOe22f9tI/AAAAAAAAADA/ajla5MfIsYY/s320/DSCF0702.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5350503386831648466" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Affamés par tant d'aventures, nous nous régalons d'anguilles grillées, la spécialité du coin. Non seulement j'ai goûté, mais en plus j'ai aimé!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous regagnons Hiroshima pour visiter le Musée de la bombe. Il est plutôt intéressant, avec de grandes maquettes, des photos de ruines, les lettres écrites par Einstein ou Roosvelt sur le sujet... Mais il y a aussi une vidéo présentant le sujet à l'entrée, assortie d'une musique ATROCE et pas du tout de circonstance. Le musée est un immense hall et donc on l'entend partout, en boucle. J'avoue avoir du mal à me concentrer pour lire les panneaux, Charly est au bord de la crise de nerfs et se bouche les oreilles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous passons enfin dans la deuxième partie du musée où sont rassemblés des témoignages terrifiants et des restes de vêtements ou d'objets offerts au musée par les familles de victimes. Nous ressortons de là d'une humeur un peu sinistre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous retrouvons le sourire dans le "parc de la paix" qui recouvre tout l'île qui est, au centre de la ville, l'épicentre de la bombe A. C'est là que ce trouve le fameux dôme, resté miraculeusement debout:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_38A2RWZR4XU/SkDOfFBjeeI/AAAAAAAAADI/zeR5cmftdtk/s1600-h/DSCF0731.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 320px; height: 240px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_38A2RWZR4XU/SkDOfFBjeeI/AAAAAAAAADI/zeR5cmftdtk/s320/DSCF0731.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5350503390636112354" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Des lieux de mémoires sont dispersés un peu partout. Le plus beau est celui dédié aux enfants victimes de la bombe. Une petite fille de 10 ans, atteiente de leucémie à la suite de son irradiation, avait décidé que si elle arrivait à plier 1 000 grues en origami, elle guérirait. Elle est morte avant d'avoir pu terminer, mais aujourd'hui des miliers et des miliers d'oiseaux de papiers ornent ce mémorial.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous avons donc passé la soirée à apprendre à faire des origammis de grues (qui battent même des ailes!)... Ici une photo de Marius posant à côté d'une grue :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_38A2RWZR4XU/SkDTTDGY8AI/AAAAAAAAADQ/WFqpkv-__JE/s1600-h/DSCF0735.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 320px; height: 240px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_38A2RWZR4XU/SkDTTDGY8AI/AAAAAAAAADQ/WFqpkv-__JE/s320/DSCF0735.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5350508681519230978" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3918319069154570863-8234312219134788984?l=metromarcopolo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://metromarcopolo.blogspot.com/feeds/8234312219134788984/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://metromarcopolo.blogspot.com/2009/06/hiroshima-une-journee-atomique.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3918319069154570863/posts/default/8234312219134788984'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3918319069154570863/posts/default/8234312219134788984'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://metromarcopolo.blogspot.com/2009/06/hiroshima-une-journee-atomique.html' title='Hiroshima, une journée atomique'/><author><name>Aglaé</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10149911006554960819</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_38A2RWZR4XU/SSXnoRACWjI/AAAAAAAAAAM/_aNI_Y5wlKg/S220/Le+Grand+voyage+3662.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_38A2RWZR4XU/SkDOeEPcBXI/AAAAAAAAACw/9szIeXeCP8w/s72-c/DSCF0682.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3918319069154570863.post-1835615040453641940</id><published>2009-06-10T17:30:00.014+02:00</published><updated>2009-06-23T15:09:34.432+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Japon'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='hotel'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='temple'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='animaux'/><title type='text'>Nara: Bambi attaque, Bouddha médite</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_38A2RWZR4XU/Si_X4un1n4I/AAAAAAAAACY/Blxh5xvcYXM/s1600-h/DSCF0615.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 320px; height: 240px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_38A2RWZR4XU/Si_X4un1n4I/AAAAAAAAACY/Blxh5xvcYXM/s320/DSCF0615.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5345728652299837314" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;6 avril&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span&gt;Réveil dans le merveilleux ryokan décrit par Charly, dernier coup d'œil au pont japonais du jardin avant de partir découvrir Nara, ancienne capitale du Japon (avant Kyoto et Tokyo). De grands temples en bois sont dispersés dans un grand parc et une forêt, lieux colonisés par des biches "sacrées". Ces &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Bambis mal brossés, &lt;/span&gt;malgré le danger qu'ils représentent d'après les panneaux (effrayants), ravissent les familles japonaise.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_38A2RWZR4XU/Si_XJTNuo-I/AAAAAAAAACQ/ZKH0XymYZd4/s1600-h/DSCF0656.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 320px; height: 240px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_38A2RWZR4XU/Si_XJTNuo-I/AAAAAAAAACQ/ZKH0XymYZd4/s320/DSCF0656.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5345727837488718818" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Nous approchons ensuite à pas lents, émerveillés, du f&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;ameux Todaï-ji.&lt;/span&gt; C'est le plus grand bâtiment en bois du monde; un immense temple surmonté de cornes dorées et entourés d'arbres en fleurs. Il est gardé par une porte contenant deux gardiens effrayants (pour ne pas laisser entre le mal), comme tous les temples bouddhistes. Mais les gardiens sont ici aussi démesurés que le temple, ce sont &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;deux géants de bois&lt;/span&gt;, à la chevelure ébouriffée, aux muscles saillants et au regard féroce.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_38A2RWZR4XU/Si_XIptWFTI/AAAAAAAAACA/fF5dKJswHTY/s1600-h/DSCF0618.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 320px; height: 240px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_38A2RWZR4XU/Si_XIptWFTI/AAAAAAAAACA/fF5dKJswHTY/s320/DSCF0618.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5345727826347038002" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Mais c'est l'intérieur du temple qui m'époustoufle le plus. Y médite depuis des siècles &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;le plus grand Bouddha en bois du monde&lt;/span&gt;. Pour parvenir à contempler son sourire serein, on risque le torticolis.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_38A2RWZR4XU/SjAv1XyKU0I/AAAAAAAAACo/jhglEbC5eyk/s1600-h/DSCF0634.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 240px; height: 320px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_38A2RWZR4XU/SjAv1XyKU0I/AAAAAAAAACo/jhglEbC5eyk/s320/DSCF0634.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5345825351652758338" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Une fois passés derrière le grand Bouddha, nous passons brusquement de la merveille d'art sacré à la superstition la plus triviale: des gens se tortillent pour parvenir à se glisser dans un trou étroit creusé au pied d'une colonne du temple. Ce trou fait la taille d'une narine du grand Bouddha, et si on réussit à s'y glisser... on est certain de parvenir à l'illumination... !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Notre journée ne sera qu'une longue promenade de temples en temples, certain shintôs (dédiés aux esprits de la nature, animisme primitif toujours très présent au Japon), d'autres bouddhiques. Les deux croyances cohabitent et se mélangent allègrement. Le grand musée est fermé, cette malédiction semble planer sur nous depuis notre arrivée au Japon. Nous nous contentons d'une mini-collection de Bouddhas magnifiques et de dieux à la coiffure digne des mangas. Des bambis continuent à gambader autour de nous...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_38A2RWZR4XU/Si_XHsvD91I/AAAAAAAAABw/BI0f1rMLXG0/s1600-h/DSCF0614.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 320px; height: 240px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_38A2RWZR4XU/Si_XHsvD91I/AAAAAAAAABw/BI0f1rMLXG0/s320/DSCF0614.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5345727809979676498" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;span&gt;&lt;br /&gt;Nous courons pour attraper notre train, puis un autre, puis encore un autre. Tout s'enchaîne parfaitement, à la minute près. Nous débarquons à Hiroshima de nuit, sautons dans le tram puis traversons à pied l'île abritant tous les lieux de mémoires. Au loin, le dôme, symbole du martyre de la ville, est illuminé. Tout est extrêmement calme. Nous atteignons enfin notre auberge de jeunesse, lieu tellement convivial qu'à peine notre sac posé, on nous invite à manger des takoyakis (boulettes de pieuvre).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais toute auberge de jeunesse a ses &lt;span style="font-style: italic;"&gt;freaks &lt;/span&gt;(gens bizarres):&lt;br /&gt;- un américain tellement &lt;span style="font-style: italic;"&gt;friendly &lt;/span&gt;qu'il en est flippant. Il se présente ainsi &lt;span style="font-style: italic;"&gt;"I am from America ! The country of Barack Obama!" &lt;/span&gt;et ne cesse de vous parler alors que vous voulez juste vous brosser les dents.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;-une fille apparamment charmante mais qui, dès que les autres pensionnaires ont le dos tourné, vole tous les rideaux accrochés entre les lits (pour s'isoler de la lumière), afin de se faire une chambre d'hôtel à elle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- et enfin une terrible ronfleuse qui a donné à Charly des envies de meurtre&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3918319069154570863-1835615040453641940?l=metromarcopolo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://metromarcopolo.blogspot.com/feeds/1835615040453641940/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://metromarcopolo.blogspot.com/2009/06/nara-bambi-attaque-bouddha-medite.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3918319069154570863/posts/default/1835615040453641940'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3918319069154570863/posts/default/1835615040453641940'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://metromarcopolo.blogspot.com/2009/06/nara-bambi-attaque-bouddha-medite.html' title='Nara: Bambi attaque, Bouddha médite'/><author><name>Aglaé</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10149911006554960819</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_38A2RWZR4XU/SSXnoRACWjI/AAAAAAAAAAM/_aNI_Y5wlKg/S220/Le+Grand+voyage+3662.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_38A2RWZR4XU/Si_X4un1n4I/AAAAAAAAACY/Blxh5xvcYXM/s72-c/DSCF0615.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3918319069154570863.post-8090324988500214814</id><published>2009-06-10T16:52:00.008+02:00</published><updated>2009-06-11T00:06:08.579+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Japon'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='culture'/><title type='text'>La magie des parapluies</title><content type='html'>&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Kyoto&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_38A2RWZR4XU/SjAuMoGncnI/AAAAAAAAACg/gupiPNOzGJ4/s1600-h/DSCF0508.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 240px; height: 320px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_38A2RWZR4XU/SjAuMoGncnI/AAAAAAAAACg/gupiPNOzGJ4/s320/DSCF0508.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5345823552147255922" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Tout le monde est familier avec le &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;fameux dilemme du parapluie&lt;/span&gt;: si on l'emporte, il ne pleut pas, on s'encombre pour rien et on le perd souvent; si on ne l'emporte pas, on est assuré de se faire rincer par une averse perverse. Au Japon, le dilemme du parapluie n'existe pas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Charly m'avait déjà raconté que lors de son premier séjour au Japon, alors qu'il était en train de marcher sous la pluie, un inconnu bienveillant lui avait tendu un parapluie puis avait aussitôt disparu. J'avais attribué ce geste à l'immense gentillesse des Japonais envers les touristes un peu paumés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il n'en est rien. Il existe au Japon un &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;communisme des parapluies&lt;/span&gt;: dans chaque magasin, restaurant ou hôtel, vous en trouverez à disposition à l'entrée. S'il pleut, chacun peut se servir. S'il ne pleut plus, on repose le parapluie dans la première échoppe. Ainsi, pas besoin de se trimballer un parapluie tout le temps... sans rien avoir à craindre des averses!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Superbe idée, non?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_38A2RWZR4XU/Si_NOj8iOMI/AAAAAAAAABo/SsC5mf1n3qc/s1600-h/DSCF0524.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 320px; height: 240px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_38A2RWZR4XU/Si_NOj8iOMI/AAAAAAAAABo/SsC5mf1n3qc/s320/DSCF0524.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5345716932763072706" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Ps: la pluie battante ne suffit pas à décourager les Japonais. Après le ballet des parapluies abritant de courageux pèlerins dans les temples,  nous constatons ahuris que les gens continuent à pique-niquer au pied des cerisiers, malgré les flaques de boue et le froid.&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3918319069154570863-8090324988500214814?l=metromarcopolo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://metromarcopolo.blogspot.com/feeds/8090324988500214814/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://metromarcopolo.blogspot.com/2009/06/la-magie-des-parapluies.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3918319069154570863/posts/default/8090324988500214814'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3918319069154570863/posts/default/8090324988500214814'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://metromarcopolo.blogspot.com/2009/06/la-magie-des-parapluies.html' title='La magie des parapluies'/><author><name>Aglaé</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10149911006554960819</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_38A2RWZR4XU/SSXnoRACWjI/AAAAAAAAAAM/_aNI_Y5wlKg/S220/Le+Grand+voyage+3662.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_38A2RWZR4XU/SjAuMoGncnI/AAAAAAAAACg/gupiPNOzGJ4/s72-c/DSCF0508.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3918319069154570863.post-1178822727841512069</id><published>2009-06-07T16:32:00.005+02:00</published><updated>2009-06-10T17:37:08.688+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Japon'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='hotel'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='ville'/><title type='text'>Une journée de cerises et de soleil</title><content type='html'>&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;5 avril&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;Le Japon n'a rien à faire des cerises. Je me demande même s'ils mangent les fruits de leurs millions de cerisiers. Seules comptent les fleurs, les excroissances blanches, fulgurances d'avril, qui ont inondé notre séjour.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La dernière journée que nous avons passé à Kyoto en était particulièrement pleine, de ces fleurs blanches et passagères. Nous nous étions mis en tête de passer d'un temple à un autre par le fameux Chemin de la Philosophie, ancien chemin utilisé par les penseurs et méditants des temps anciens du Japon. Le premier des temples n'avait, à mon souvenir, pas d'intérêt particulier : il restait aussi beau que la plupart des temples zens de Kyoto, sans être marquants. Grands espaces, arbres tombants, ombre et calme. Mais, en ce dimanche rayonnant de soleil (contrairement à la veille où nous avions subi le crachin), tout le monde semble s'être donné rendez-vous dans les environs. D'où une effervescence dans le vent qui souffle dans les environs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous suivons au hasard un vieil acqueduc qui semble survoler des parties cachées du temple. Il y a là un monde fou, suivant un petit cours d'eau - celui-là même qui donnait sur l'acqueduc. Nous marchons un peu au hasard, sans savoir s'il s'agit là de la voie à suivre pour atteindre le chemin de la Philsophie (probablement non). Nous débouchons dans un minuscule parc, devant une vieille usine de traitement d'eau, transformée en relique rouillée. L'endroit est charmant, la foule limite oppressante. Nous prenons un autre chemin, qui nous guidera jusqu'au chemin de la Philosophie de la manière la plus douce qui soit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En effet se trouve ici une voie ferrée désaffectée, qui descend en pente douce le long d'une longue ligne de cerisiers gorgés de fleurs. Des vendeurs de hot-dogs et de glaces jalonnent ce parcours parfait, fait de rails poussiéreux, de larges planches pourries et de pétales rose-blanc. Inutile de préciser qu'il y a beaucoup de monde, mais à quoi bon s'en plaindre ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Partout où il y a des cerisiers au Japon, il y a d'ailleurs un certain nombre d'appareils photos accompagnés de leurs propriétaires. Ces allumés de l'appareil photo, avec leurs télé-objectifs plus longs que leurs bras, s'extasient et mitraillent les cerisiers, chaque année depuis des années. Je suis assez curieux de l'utilisation qu'ils font des piles de photos de fleurs de cerisiers. Mille photos par an, multipliées par une moyenne de 30 ans, cela fait un nombre de photos de cerisiers qui donne le tournis.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous descendons cette allée un peu comme dans un rêve. Aglaé est plus qu'enchantée, elle est au bord du délire devant ce déluge de fleurs. Je suis presque jaloux de cet amant, la Nature, qui lui fait un cadeau que je ne pourrai jamais égaler, même en dévalisant plusieurs Monceau Fleurs dans la même journée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Le Philosophe, solitaire devant sa pensée&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Nous finissons par atteindre la promenade de la Philosophie. Soudain, l'impression d'être à H&amp;amp;M un jour de soldes, ou à la poste du Louvre le dernier jour pour payer ses impôts : un flot continu de gens avance mollement, tel un long verre de terre fatigué. La Promenade de la Philosophie, qui longe elle aussi un cours d'eau charmant entrecoupé de petits ponts charmants et de cerisiers charmants, est littéralement bondée. Comme toujours au Japon, bondée à raison. Plutôt qu'un chemin, il s'agit bien plutôt d'une grande rue, où il est difficile de déterminer qui, des touristes ou des fleurs de cerisiers, sont les plus nombreux. Difficile de réfléchir aux grandes questions philosophiques, dans ces conditions. C'est terrifiant parce que c'est très beau mais très oppressant. A un moment donné, nous nous extirpons de ce flot humain pour regagner un havre de paix, un petit temple isolé dans d'épais bois. Malheureusement, il est en train de fermer, et nous en déduisons qu'il faut nous dépêcher de nous rendre à l'arrivée de l'Autoroute de la Philosophie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;S'y trouve en effet un des plus célèbres temples de Kyoto, le Pavillon d'Argent. Très mystérieux en cette fin d'après-midi, le Pavillon d'Argent est un rêve de jardinier : masses de gravier en forme de cônes, murailles de végétation, une trentaine de mousses de couleurs différentes pour les dégradés, et une promenade pour avoir de beaux points de vue sur le temple (qui, en travaux, n'avait aucun intérêt en lui-même). Nous sourions en voyant un enfant se faire sauvagement réprimander lorsqu'il dépasser les barrières pour aller jouer avec les tas de graviers méticuleusement disposés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Au revoir Kyoto&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Un retour en bus, qui prendra vraiment des heures, avant de s'interrompre brutalement (tout le monde a dû sortir du bus d'un coup, notre absence de maîtrise du japonais n'a pas aidé à éclaircir la situation), mettra fin à notre séjour à Kyoto. Nous sommes un peu tristes de partir de cette ville : une ambiance douce, facile, humaine, un patrimoine culturel dont il est impossible de faire le tour en moins d'une semaine, des bons souvenirs uniquement. Nous sommes aussi un peu en rage d'avoir perdu tant de temps dans les transports entre Kyoto et Osaka, à cause de tous ces hôtels pleins dans l'ancienne capitale impériale.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous récupérons une dernière fois nos bagages à Osaka, et repartons en quatrième vitesse pour Nara, ville qui possède le temple le plus fou du Japon, que nous voulons rapidement visiter le lendemain. Nous nous sommes faits une des rares folies du séjour dans le pays en réservant une nuit dans un ryokan.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Mais qu'est-ce qu'un Ryokan, Charles ? &lt;/span&gt; Tous les hébergements du monde sont identiques, au fond. Vous êtes soit dans un dortoir, soit dans une chambre, dont la qualité variera, mais ça restera toujours un modèle européen. Un lit, une table de nuit, des draps, une petite salle de bain privée. Vous pourriez être partout, si vous ne regardez pas par la fenêtre. Avec un peu de chance, vous pouvez finir dans un bungalow, mais même là seul l'extérieur changera d'aspect. A l'intérieur, toujours la même chambre d'hôtel. Seul le Japon propose un type d'hébergement absolument unique, le ryokan. Il s'agit d'une auberge japonaise, à la japonaise, où tous les détails sont légèrement différents. Les chaussures à laisser à l'entrée, les chaussons pour se déplacer dans l'hôtel, les petits chaussons pour les toilettes, est un classique japonais auquel, à ce moment du voyage, nous sommes quasiment déjà habitués. Mais dans un ryokan c'est bien plus que ça.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les chambres du nôtre s'organisaient autour d'une cour-jardin, un jardin japonais déjà ravissant en soi : lanternes japonaises, petit pont, petites mares, végétation luxuriante. Le tout, baigné par la lune, était d'un romantisme à se damner. Autour de ce jardin, les bâtiments en bois qui accueillaient les chambres, des petites chambres japonaises. Le sol est recouvert de tatamis, le lit est caché dans un placard (on le déroule par terre avant de se coucher), l'ameublement est minimaliste et zen. Des panneaux coulissants permettent d'atteindre une terrasse qui donne sur le jardin. De quoi faire du thé japonais, et de l'eau chaude. Des yukatas, robes de chambre japonaises, nous attendent sagement pliées. Et je peux vous dire, une fois que vous avez pris votre bain dans la salle de bain commune, avec baignoire d'eau brûlante gigantesque (comme dans un onsen, sauf que là nous étions seuls), une fois que vous avez déroulé votre futon sur le tatamis, pris votre thé, refermé les panneaux coulissants, vous vous doutez que vous êtes au Japon !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_HNc0MfZMMnQ/Si0JvqYFxwI/AAAAAAAAANQ/lXsQnGQAqw4/s1600-h/DSCF0585.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 320px; height: 240px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_HNc0MfZMMnQ/Si0JvqYFxwI/AAAAAAAAANQ/lXsQnGQAqw4/s320/DSCF0585.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5344939047192479490" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_HNc0MfZMMnQ/Si0Jvd-VdMI/AAAAAAAAANI/fIkCI_T89rc/s1600-h/DSCF0534.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 320px; height: 240px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_HNc0MfZMMnQ/Si0Jvd-VdMI/AAAAAAAAANI/fIkCI_T89rc/s320/DSCF0534.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5344939043863229634" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_HNc0MfZMMnQ/Si0JvOS96NI/AAAAAAAAANA/ysLnhmTm9Is/s1600-h/DSCF0535.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 320px; height: 240px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_HNc0MfZMMnQ/Si0JvOS96NI/AAAAAAAAANA/ysLnhmTm9Is/s320/DSCF0535.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5344939039654799570" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_HNc0MfZMMnQ/Si0Ju1coKSI/AAAAAAAAAM4/qqHTg6Rymeo/s1600-h/DSCF0401.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 320px; height: 240px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_HNc0MfZMMnQ/Si0Ju1coKSI/AAAAAAAAAM4/qqHTg6Rymeo/s320/DSCF0401.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5344939032984430882" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_HNc0MfZMMnQ/Si0JuXi-rjI/AAAAAAAAAMw/fcLEvzZChgk/s1600-h/DSCF0392.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 320px; height: 240px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_HNc0MfZMMnQ/Si0JuXi-rjI/AAAAAAAAAMw/fcLEvzZChgk/s320/DSCF0392.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5344939024958008882" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3918319069154570863-1178822727841512069?l=metromarcopolo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://metromarcopolo.blogspot.com/feeds/1178822727841512069/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://metromarcopolo.blogspot.com/2009/06/une-journee-de-cerises-et-de-soleil.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3918319069154570863/posts/default/1178822727841512069'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3918319069154570863/posts/default/1178822727841512069'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://metromarcopolo.blogspot.com/2009/06/une-journee-de-cerises-et-de-soleil.html' title='Une journée de cerises et de soleil'/><author><name>Charly</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08678658738618799979</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_HNc0MfZMMnQ/SSXfnrpu_ZI/AAAAAAAAAAw/LxE2sxJ4320/S220/DSCF6185.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_HNc0MfZMMnQ/Si0JvqYFxwI/AAAAAAAAANQ/lXsQnGQAqw4/s72-c/DSCF0585.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3918319069154570863.post-4016871913519963623</id><published>2009-06-07T15:39:00.006+02:00</published><updated>2009-06-10T17:37:37.421+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Japon'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='temples'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='ville'/><title type='text'>Kyoto donc</title><content type='html'>&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;3 - 5 avril&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Malgré l'éloignement relatif de notre base à Osaka, nous découvrons bien évidemment les fameux temples de Kyoto. Le Ginkaku-ji, ou Pavillon d'Or, merveille de finesse, le Ryoan-Ji, le Kinkaku-Ji, etc etc. Il serait je trouve un peu vain de tous vous les énumérer, car comme on dit, nous avons bouffé du temple pendant ces trois jours sur place. Les jardins sont la plupart du temps plus enchanteurs que les bâtiments eux-mêmes. Nous découvrons aussi avec une certaine réserve les "jardins zen", qui consistent en de grandes surfaces de gravier, avec trois rochers dedans : symboles de la perfection artistique pour les Japonais, ils nous laissent véritablement... de pierre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bien entendu la fatigue guette, et au millième temple on finit par tout confondre, comme cela nous arriva avec l'art bouddhique d'Asie du Sud-Est, lorsque nous arrivâmes en Thaïlande. D'autant qu'un des plus gros jours de visite fut marqué par une pluie battante qui ne rendait pas les longs trajets des plus aisés. Mais la science des jardins, la disposition des temples, le calme qui y règne, semblent toujours apporter un renouveau, une fraîcheur, qui nous fait toujours vouloir en voir plus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Chaque temple avait sa particularité, bien évidemment. Celui pourtant qui nous marquera le plus, outre le fameux Pavillon d'Or, sera un temple unique, dont le nom m'échappe et qu'on baptisera volontiers "temple aux portes shinto". Il s'agit de se promener le long de chemins entre des groupes de temples, chemins entièrement recouvert des fameuses portes japonaises orange. Surgit l'impression d'être dans un film fantastique, en train de traverser un passage spatio-temporel, au milieu d'une paisible nature. Je n'avais pas eu le temps de visiter ce temple lors de mon premier passage, je suis ravi de le découvrir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et puis, bien entendu, ce qui est pour moi une des merveilles du monde, le Sanjusangendo, le Hall des 1000 Bouddhas, 1000 représentations identiques de Kannon, le Bouddha debout, entourant une représentation géante de Kannon assise, de 20 mètres de haut. Le tout est protégé par 40 divinités fort stylisées, dans un long hall qui semble ne jamais devoir finir de délivrer son cortège de statues à la finesse rare. Impossible de faire des photos, aussi vous ne verrez rien d'une chose absolument hallucinante.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Kyoto c'est aussi une ambiance, comme on dit. Pas uniquement celle de la vieille ville, toute droite sortie d'un film de Kurosawa, des ruelles à lanternes japonaises et des geishas entraperçues à travers les vitres d'une voiture de luxe. Kyoto est surtout une ville japonaise normale, molle, douce, bourrée de petits restaurants sympas et populaires, de pubs animés et de gros restaurants pour touristes. Kyoto est, plus peut-être que Tokyo, un condensé du Japon, de ses contradictions permanentes entre modernité et traditions. Un coup religieuse. Un coup ultra-moderne. Un coup jeune. Un coup vieille.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une image nous a d'ailleurs particulièrement marqué : à la sortie de la visite du Pavillon d'Or, un stand vendait des bondieuseries griffées Hello Kitty. Comme si le bouddhisme et le capitalisme à la japonaise avaient enfin fini par se marier.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_HNc0MfZMMnQ/SivFhq3ZwDI/AAAAAAAAAMo/eOn3tpGnyDM/s1600-h/DSCF0455.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 320px; height: 240px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_HNc0MfZMMnQ/SivFhq3ZwDI/AAAAAAAAAMo/eOn3tpGnyDM/s320/DSCF0455.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5344582565038243890" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_HNc0MfZMMnQ/SivFhcZZCVI/AAAAAAAAAMg/LW7fQninIN8/s1600-h/DSCF0424.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 240px; height: 320px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_HNc0MfZMMnQ/SivFhcZZCVI/AAAAAAAAAMg/LW7fQninIN8/s320/DSCF0424.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5344582561154271570" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_HNc0MfZMMnQ/SivFhL4Lx9I/AAAAAAAAAMY/wUg08Q71qoQ/s1600-h/DSCF0403.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 240px; height: 320px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_HNc0MfZMMnQ/SivFhL4Lx9I/AAAAAAAAAMY/wUg08Q71qoQ/s320/DSCF0403.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5344582556720023506" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_HNc0MfZMMnQ/SivFgwIv7DI/AAAAAAAAAMQ/1uPUS8inppI/s1600-h/DSCF0385.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 320px; height: 240px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_HNc0MfZMMnQ/SivFgwIv7DI/AAAAAAAAAMQ/1uPUS8inppI/s320/DSCF0385.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5344582549273308210" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_HNc0MfZMMnQ/SivFgk1XBDI/AAAAAAAAAMI/c6v4OUvymBk/s1600-h/DSCF0374.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 320px; height: 240px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_HNc0MfZMMnQ/SivFgk1XBDI/AAAAAAAAAMI/c6v4OUvymBk/s320/DSCF0374.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5344582546239194162" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3918319069154570863-4016871913519963623?l=metromarcopolo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://metromarcopolo.blogspot.com/feeds/4016871913519963623/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://metromarcopolo.blogspot.com/2009/06/kyoto-donc.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3918319069154570863/posts/default/4016871913519963623'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3918319069154570863/posts/default/4016871913519963623'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://metromarcopolo.blogspot.com/2009/06/kyoto-donc.html' title='Kyoto donc'/><author><name>Charly</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08678658738618799979</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_HNc0MfZMMnQ/SSXfnrpu_ZI/AAAAAAAAAAw/LxE2sxJ4320/S220/DSCF6185.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_HNc0MfZMMnQ/SivFhq3ZwDI/AAAAAAAAAMo/eOn3tpGnyDM/s72-c/DSCF0455.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3918319069154570863.post-5248720441814494611</id><published>2009-06-02T17:02:00.005+02:00</published><updated>2009-06-02T17:11:06.459+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Japon'/><title type='text'>Deux photos d'Osaka</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_HNc0MfZMMnQ/SiVAD7TjSII/AAAAAAAAAMA/RvmZb4o4eIE/s1600-h/DSCF0530.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 320px; height: 240px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_HNc0MfZMMnQ/SiVAD7TjSII/AAAAAAAAAMA/RvmZb4o4eIE/s320/DSCF0530.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5342746969148442754" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_HNc0MfZMMnQ/SiVADqPye-I/AAAAAAAAAL4/2BlUXXzEmBo/s1600-h/DSCF0529.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 240px; height: 320px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_HNc0MfZMMnQ/SiVADqPye-I/AAAAAAAAAL4/2BlUXXzEmBo/s320/DSCF0529.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5342746964569258978" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;qui ne rentraient pas dans le message précédent, où l'on découvre  de fort étranges enseignes de restaurant.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3918319069154570863-5248720441814494611?l=metromarcopolo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://metromarcopolo.blogspot.com/feeds/5248720441814494611/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://metromarcopolo.blogspot.com/2009/06/deux-photos-dosaka.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3918319069154570863/posts/default/5248720441814494611'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3918319069154570863/posts/default/5248720441814494611'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://metromarcopolo.blogspot.com/2009/06/deux-photos-dosaka.html' title='Deux photos d&apos;Osaka'/><author><name>Charly</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08678658738618799979</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_HNc0MfZMMnQ/SSXfnrpu_ZI/AAAAAAAAAAw/LxE2sxJ4320/S220/DSCF6185.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_HNc0MfZMMnQ/SiVAD7TjSII/AAAAAAAAAMA/RvmZb4o4eIE/s72-c/DSCF0530.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3918319069154570863.post-7437305853551889540</id><published>2009-06-02T16:39:00.001+02:00</published><updated>2009-06-26T15:55:28.761+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Japon'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='hotel'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='resto'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='rencontre'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='ville'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='transport'/><title type='text'>Osaka et Kyoto : culture et trains de banlieue</title><content type='html'>Je crois que vous infliger un récit chronologique et détaillé de notre passage à Kyoto/Osaka serait ardu et un peu vicieux. Au bout de la 13e description d'un temple magnifique, vous commenceriez vous aussi à sentir la lassitude-des-temples, maladie très connue du voyageur en Asie. L'important est de glaner, ici, et là, les circonstances de notre séjour dans cette "petite" grande ville japonaise, où nous avons passé plus de temps qu'à Tokyo.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si Rome est la ville des églises, Moscou la cité aux 2000 églises orthodoxes, Kyoto, ancienne cité impériale, est LE réservoir de temples shintos et bouddhiques. A tous les coins de rue, il semble y avoir un jardin zen à voir absolument, un sanctuaire shinto immanquable, etc. Difficile de faire son choix, à partir du moment où on ne peut pas passer deux semaines dans la ville. Qui plus est, les plus grandes "attractions" sont disséminées aux quatre coins de cette grande ville, qui hormis deux quartiers historiques, est d'une laideur et d'une banalité confondantes. Visiter Kyoto consiste donc à prendre sans arrêt des bus bondés de touristes japonais, des bus lents, toujours coincés dans les embouteillages, où on finit toujours par s'endormir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une fois ces obstacles passés, derrière la laideur de Kyoto on découvre aussi une ville plus simple que Tokyo. Tout, restaurants, rues, organisation urbaine, y est moins intimidant, moins compliqué, qu'à Tokyo. On aurait presque envie de vivre là, au milieu de ces rues impersonnelles et de ces bâtiments laids en béton. D'autant que les quartiers historiques, anciens quartiers des plaisirs du temps d'Edo, sont intimidants de beauté. Ruelles pleines de bars chics et discrets, voitures qui passent pleines de geishas (Kyoto est la dernière ville où il y en a beaucoup), cerisiers en fleurs partout, petits ruisseaux, lumières, toutes les femmes dans de délicats kimonos.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les kimonos, d'ailleurs. De tout notre voyage, seules les Indiennes et les Japonaises semblaient avoir conservé leurs habits traditionnels. Dans tout le reste du monde, il semblerait que le jean, la chemise et la jupe soient passés par là, et aient forcé tout le monde à s'habiller comme des Occidentaux. Ce qui montre par contraste la puissance des cultures indiennes et japonaises, qui malgré l'influence des maîtres du monde européens ont réussi à conserver des modes de vie très particuliers.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_HNc0MfZMMnQ/SiU-I3YjZHI/AAAAAAAAALw/TylelnCQjgc/s1600-h/DSCF0370.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 320px; height: 240px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_HNc0MfZMMnQ/SiU-I3YjZHI/AAAAAAAAALw/TylelnCQjgc/s320/DSCF0370.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5342744854971769970" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_HNc0MfZMMnQ/SiU-IrgcNsI/AAAAAAAAALo/W56vNyUrIy8/s1600-h/DSCF0356.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 240px; height: 320px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_HNc0MfZMMnQ/SiU-IrgcNsI/AAAAAAAAALo/W56vNyUrIy8/s320/DSCF0356.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5342744851783628482" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_HNc0MfZMMnQ/SiU-IQKPoKI/AAAAAAAAALg/VvlQ5UGzEuY/s1600-h/DSCF0352.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 240px; height: 320px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_HNc0MfZMMnQ/SiU-IQKPoKI/AAAAAAAAALg/VvlQ5UGzEuY/s320/DSCF0352.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5342744844442771618" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_HNc0MfZMMnQ/SiU-IHFKFRI/AAAAAAAAALY/7P8B1624kBI/s1600-h/DSCF0347.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 240px; height: 320px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_HNc0MfZMMnQ/SiU-IHFKFRI/AAAAAAAAALY/7P8B1624kBI/s320/DSCF0347.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5342744842005517586" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_HNc0MfZMMnQ/SiU-HzJQXUI/AAAAAAAAALQ/MRzxn3vGkQ4/s1600-h/DSCF0343.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 240px; height: 320px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_HNc0MfZMMnQ/SiU-HzJQXUI/AAAAAAAAALQ/MRzxn3vGkQ4/s320/DSCF0343.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5342744836653997378" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous ne passerons qu'une seule nuit à Kyoto, la première. Nous sommes logés dans une auberge de jeunesse excentrée, un immeuble de 6 étages fin comme une aiguille (il occupait une surface de 10m2 maximum, la réception en faisait 2). Le patron, qui a l'air de gérer tout ça tout seul, nous prête son ordinateur lorsque nous voulons nous connecter à internet ; nous prendrons un thé le soir dans la cuisine commune, au milieu d'une famille hong-kongaise qui n'a pas l'air de toute première jeunesse - mais nous avons déjà remarqué qu'au Japon, les auberges de jeunesse ne logent qu'en partie des jeunes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Poireaux et ours polaires&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;A notre grand malheur, tous les hôtels de Kyoto sont pleins depuis des mois, car nous sommes en ville pendant un week-end du Sakura (floraison des cerisiers). A moins de 500 euros la nuit par personne, point de salut. Nous sommes donc obligés, les autres soirs, de rentrer tous les soirs à Osaka, deuxième plus grosse ville du Japon, située à une grosse demi-heure de la gare de Kyoto.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme à Osaka il n'y à rien à voir, nous avons trouvé un gros business hotel à prix démesurément bas : des centaines de chambres individuelles sont alignées le long de couloirs glauques, il y a de grandes salles de bains aux éclairages livides, des douches peu accueillantes (mais un accès gratuit aux bains publics d'un hôtel de l'autre côté de la rue, ouvert à certaines heures pour les hommes, à d'autres pour les femmes). Ici vivent une petite armée de travailleurs japonais - certains y passent une nuit, d'autres un mois, tous semblent assez ahuris de la présence d'Occidentaux ici. Les patrons, quant à eux, nous ont accueillis avec une gentillesse rare, typique des Japonais.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Deux obstacles de taille nuiront cependant à la qualité de notre séjour dans cet hôtel un peu sinistre : le premier est l'odeur qui règne dans la chambre d'Aglaé, une odeur rapidement identifiée comme celle du poireau en décomposition, odeur qui flottera dans l'air à chaque fois que nous retournerons dans la chambre pour y récupérer quelques affaires. En effet, nous avons rapidement décidé de nous blottir tous deux dans ma chambre, dont l'odeur est plus neutre, et de laisser sécher notre lessive dans la Chambre aux Poireaux - d'où un léger fumet léguminé qui hantera certains de nos T-shirts pendant quelques jours.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le second obstacle, impossible à contrer pour le coup, fut le froid. Nous étions déjà habitués à la température glaciale des cabinets de toilettes au Japon (jamais chauffés, à part la cuvette), mais nous n'étions pas préparés à la mode de cet hôtel, qui consistait à maintenir un froid polaire dans tout l'hôtel. Ainsi toutes les fenêtres étaient toujours grandes ouvertes, et ce malgré une température extérieure qui tenait encore de l'hiver : dans les salles de bains, dans les couloirs, et même dans les chambres à notre arrivée.Excusez moi j'ai le syndrome de tourette ecrit. Des minables chauffes-lits nous laissèrent croire qu'on pourrait lutter contre le froid ambiant, mais ils ne délivraient qu'une tiédeur moqueuse. Par esprit chevaleresque, j'ai donc tenté pendant trois nuits de fermer les fenêtres des couloirs et des salles de bains, qui rendaient toute sortie de la chambre carrément invivable. C'était sans compter sur la malignité d'une femme de ménage, dont la température corporelle devait être de 45°C, qui courait systématiquement ouvrir en grand les fenêtres que je venais de clore. Sont fous ces Japonais.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Tapas en el casa Osaka&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Un dernier mot sur Osaka. Bien entendu, nous n'avons pas eu le temps de visiter la ville, qui promettait pourtant beaucoup, mais tout de même nettement moins que sa voisine Kyoto. Nous en avons pourtant exploré le quartier jeune et chic, bars et restaurants, lorsque nous avons retrouvé CB, LJ et VJ, trois amis à moi. CB étudie toute l'année à Osaka, quant à LJ et VJ, ils sont plus ou moins en voyages de noces. Nous retrouver entre amis de Paris, autour de tapas et grandes bières, fut un moment particulièrement hors du temps. Moults remarques sur les Japonais, nouvelles des amis français laissés derrière nous, récits de voyages...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A Osaka, nous avons aussi trouvé, un peu par hasard, un restaurant particulièrement charmant. Nous avions froid et faim, et la buée sur les vitres de ce minuscule restaurant nous a irrésistiblement attirés. C'était un restaurant de grillade, on choisit sa viande à une dame, on dit ce qu'on veut avec, et on peut la griller sur la grande plaque qui fait le tour de la pièce. Délicieux et modique, ce restaurant nous a permis d'observer les Japonais de la rue, les moins riches, ceux qui, débardeur sur le dos, avaient l'air de gros routiers. Personne ne semblait nous remarquer, tout le monde avait l'air d'être très heureux d'être là. Pendant un instant, nous n'étions plus des touristes, et presque des habitués. Bonheur.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3918319069154570863-7437305853551889540?l=metromarcopolo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://metromarcopolo.blogspot.com/feeds/7437305853551889540/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://metromarcopolo.blogspot.com/2009/06/osaka-et-kyoto-culture-et-trains-de.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3918319069154570863/posts/default/7437305853551889540'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3918319069154570863/posts/default/7437305853551889540'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://metromarcopolo.blogspot.com/2009/06/osaka-et-kyoto-culture-et-trains-de.html' title='Osaka et Kyoto : culture et trains de banlieue'/><author><name>Charly</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08678658738618799979</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_HNc0MfZMMnQ/SSXfnrpu_ZI/AAAAAAAAAAw/LxE2sxJ4320/S220/DSCF6185.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_HNc0MfZMMnQ/SiU-I3YjZHI/AAAAAAAAALw/TylelnCQjgc/s72-c/DSCF0370.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3918319069154570863.post-730326099738328385</id><published>2009-05-06T12:25:00.005+02:00</published><updated>2009-06-10T17:40:18.230+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Japon'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='visa'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='nourriture'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='train'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='montagne'/><title type='text'>De la ponctualite des trains japonais</title><content type='html'>&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;2 avril&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_HNc0MfZMMnQ/SiU7jCIXPMI/AAAAAAAAALI/2B9naD8Po5U/s1600-h/DSCF0333.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 320px; height: 240px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_HNc0MfZMMnQ/SiU7jCIXPMI/AAAAAAAAALI/2B9naD8Po5U/s320/DSCF0333.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5342742005998369986" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Faire le tour de Tokyo pour aller chercher deux visas mongols au milieu d'un quartier residentiel a la noix, c'est deja penible. Mais le faire alors que vous avez un train qui part en début d'après-midi signifie que vous allez participer à une course en transports en commun. C'est-à-dire que ce sera psychologiquement une torture. Laissant Aglaé à l'hôtel (toujours le blog à rédiger), je m'occupe de ces formalités. Oh la joie de ressortir de l'ambassade de Mongolie avec le tout dernier visa du voyage !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lorsque je reviens, j'ai beau etre affamé, il faut repartir en 4e vitesse, dans l'autre sens, afin de chopper notre train pour Kyoto. C'est la première expérience de Shinkansen d'Aglaé, elle en est toute excitée d'avance, mais encore faut-il être assurés que nous l'attraperons, ce satané train !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au fond, un Français n'est jamais totalement stressé lorsqu'il est en retard pour son train : la probabilité que le train parte sacrément en retard est toujours là, tapie derrière l'hypothèse d'une grève éclair, d'un "incident de signalisation", voire de l'affreux "incident de voyageur". Au Japon, ce rêve est une chimère : nous voyageons au pays des trains qui partent à l'heure. Le slogan de JR, la SNCF nippone : vous pouvez régler vos montres sur l'arrivée du train en gare. Et le plus fou, c'est que ce slogan est vrai, le train part à la seconde près.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aglaé ne croit pas une seconde à mon espoir fou d'attraper le train quand même : "c'est pas grave, on aura le prochain, Charly". Quant à moi j'y crois dur comme fer, avec l'assurance stupide de celui qui ne veut pas avoir tort (encore moins face à une femme ah ah ah). Assurance stupide ou pas, nous courons dans les couloirs de la gare, tournons sur nous-mêmes, guettons les panneaux de signalisation, et parvenons "in extremis" à nous ruer dans ce Shinkansen (TGV japonais) dont les machoires de fer se referment sur nos ombres.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;De la psychorigidité des hôtesses japonaises&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Nous sommes exténués, en sueur, au bord de la crise d'hypoglycémie,&lt;strong&gt;&lt;em&gt; mais&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; nous sommes dans notre foutu train. Cerise sur le gateau : j'avais raison et Aglaé avait tort. Les Shinkansen sont une merveille : magnifiques à l'extérieur, luxueux à l'intérieur, rapides comme des flèches, ponctuels et surtout très fréquents (sur la ligne principale, un départ toutes les 5 minutes en moyenne, à comparer avec l'unique départ par heure du TGV Paris-Lyon, dont nous sommes si fiers).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bombant le torse, je propose d'aller lui chercher à manger. Le train roule déjà dans l'infinie banlieue de Tokyo, mais je ne trouve d'abord pas l'hôtesse qui, habituellement dans les trains japonais, pousse un énorme caddie rempli de victuailles salées ou chocolatées.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je reviens, et m'aperçois qu'Aglaé, à mon image, est au bord de s'évanouir de faim. Je repart dans une quête de l'hôtesse, la trouve arrivant dans le wagon d'à côté. Je m'approche d'elle, souriant, sort mon porte-monnaie. Non. Pas possible. Il faut attendre que je vienne à votre niveau, dans votre wagon, devant votre siège. Refus de vente : nous découvrons un des traits les plus compliqués du caractères japonais. Le manque de souplesse. Si les Japonais dans leurs relations sociales sont prêts à tout quitter pour aider l'autre, dès qu'ils travaillent ils trouvent un goût de la chose bien faite qui les fait se fermer à toute alternative. On a donc un service parfait, mais qui sera toujours celui prévu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous finirons par pouvoir lui acheter les denrées nécessaires à notre survie, mais après être passé au bord de la famine, à quelques mètres de son chariot...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour ceux qui n'en ont jamais entendu parler, il y a d'ailleurs quelque chose de très drôle dans les trains japonais, qu'on ne remarque pas forcément si on n'y fait pas attention. Quand un membre de la compagnie (contrôleur, femme au chariot, conducteur) traverse le wagon et atteint le vasistas qui le mènera au wagon suivant, il se bloque, se retourne, et fait une longue courbette aux honorables passagers. Qu'importe le nombre de passagers, et surtout qu'importe qu'ils le regardent ou pas (personne n'y fait attention de manière générale). Une Française rencontrée plus tard dans le voyage nous racontait qu'une fois elle était seule dans un wagon, que le contrôleur avait fait sa courbette habituelle, qu'elle avait hurlé de rire : le type s'était aussi mis à rire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Complètement Fouji&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;Il parait que certains Japonais font le trajet Tokyo-Kyoto des centaines de fois, et qu'ils ne voient jamais le Mont Fuji, qui est pourtant théoriquement très visible depuis la ligne de Shinkansen. La faute à la brume et aux nuages, qui coiffent souvent l'honorée montagne si chère aux coeurs nippons.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et nous, pour notre premier trajet, que ne voyons-nous pas l'incroyable Mont Fuji, seul et majestueux, trônant au milieu de sa morne plaine, promenant son chapeau de neiges éternelles avec fierté et orgueil ! Oh la chance, oh la joie. Les photos suivront, ne vous inquiétez pas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et quand à notre arrivée à Kyoto, ce sera pour le message suivant.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3918319069154570863-730326099738328385?l=metromarcopolo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://metromarcopolo.blogspot.com/feeds/730326099738328385/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://metromarcopolo.blogspot.com/2009/05/de-la-ponctualite-des-trains-japonais.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3918319069154570863/posts/default/730326099738328385'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3918319069154570863/posts/default/730326099738328385'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://metromarcopolo.blogspot.com/2009/05/de-la-ponctualite-des-trains-japonais.html' title='De la ponctualite des trains japonais'/><author><name>Charly</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08678658738618799979</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_HNc0MfZMMnQ/SSXfnrpu_ZI/AAAAAAAAAAw/LxE2sxJ4320/S220/DSCF6185.JPG'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_HNc0MfZMMnQ/SiU7jCIXPMI/AAAAAAAAALI/2B9naD8Po5U/s72-c/DSCF0333.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3918319069154570863.post-5033508633436916455</id><published>2009-05-06T10:17:00.007+02:00</published><updated>2009-06-24T16:09:39.218+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Japon'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='cadeaux'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='resto'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='nourriture'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='rencontre'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='ville'/><title type='text'>Le KFC de Tokyo</title><content type='html'>&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;1er avril&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une fois rentres a Tokyo, les consequences de notre desorganisation de la derniere fois se font encore sentir, puisqu'il faut reserver un hotel pour le soir meme. Par miracle, il reste une derniere chambre dans l'auberge de jeunesse qui nous avait tant plus quelques jours auparavant. Ce qui est moins miraculeux, c'est que je ne comprends pas bien le prix qu'on me donne au telephone, prix qui est 3 fois plus grand que celui que nous avions paye la derniere fois, "parce qu'il ne reste plus qu'une chambre triple".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quelques negociations avec le patron qui se trouve etre un francais, et nous nous arrangeons. Il se fait vite tard, et nous devons nous nourrir. Le probleme c'est qu'il se met a pleuvoir tres fort dehors, et qu'il n'y a pas beaucoup de restaurants dans le quartier. L'autre probleme, c'est qu'Aglae, assez fatiguee, nous fait un petit caprice fort comprehensible : apres des mois de restaurants chinois et apres 5 jours de restaurants japonais, elle a juste envie d'un McDonald's avec de rassurants nuggets.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sauf que le McDonalds est tres loin, qu'il pleut, que la pluie se transforme en orage, que la foudre se rapproche, et que moi j'ai tres envie de manger japonais. Mini-dispute assez absurde :&lt;br /&gt;"&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Mais va manger ton japonais, je t'accompagne, puis on ira au McDo !&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;- Ah ben bonjour l'ambiance, hein, chacun a regarder l'autre bouffer !&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;- Mais j'ai pas envie de manger japonais, Charly, c'est tres bon mais j'en peux plus des nouveaux plats !&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;- Mais le McDo berk on en a pris a Hong-Kong il y a a peine une semaine !&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je vous laisse imaginer le niveau intellectuel de la brouille, motive pour ma part par des considerations ethiques assez viles. Nous finissons par nous decider a manger l'un apres l'autre dans un resto japonais, puis au Donald's, si possible avant de mourir foudroyes. Je mange de delicieux beignets de gambas dans un succulent bouillon de nouilles, mais lorsque nous nous retrouvons devant le McDonalds, catastrophe ! Au Japon, les McDo ferment a 20h30 ! Et ils en sont fiers en plus, ils mettent un panneau : nous on ferme a 20h30 !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aglae s'embarque donc dans un processus tres feminin : la culpabilite. Elle se persuade a la vitesse de l'eclair que c'est sa faute, elle n'avait qu'a pas faire de caprices. Et lorsque nous echouons dans un KFC (la seule chose ouverte pas loin), ces restos de poulet pane frit, elle decide de prendre le plat le plus petit et le moins cher pour expier sa faute imaginaire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Moi :&lt;span style="font-style: italic;"&gt; Arrete Aglae c'est absurde, nourris-toi, quoi ! &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Aglae :&lt;span style="font-style: italic;"&gt; non, c'est bon, j'ai pas faim !&lt;/span&gt; (les connaisseurs reconnaitront une replique bien feminine)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Le moine sauveur des estomacs vides&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;Alors que nous sommes un peu deprimes par la tournure de la soiree, j'entends un souffle rauque, et me tourne vers l'escalier - car nous mangeons a l'etage du fast-food. C'est un homme de la soixantaine, peut-etre moins, qui est en train de s'echiner a faire monter a une enorme valise les nombreuses marches qui separent les deux etages. L'homme est un veritable comedien : il nous regarde avec un petit sourire miserable, il fait des mines, essuie de son front une sueur imaginaire. Il est a moitie en train d'appeler a l'aide.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je me leve donc et porte sa valise (vraiment lourde) pour les 6 derniers marches. Puis, d'autorite, je l'amene jusqu'a la place qu'il s'est choisie. L'homme, duquel emane une puissante odeur d'alcool, fait des mimes pour faire rire Aglae pendant que je porte sa valise, puis se confond en remerciements. Nous regagnons notre place, mais deux minutes plus tard, l'homme revient vers nous. Il nous parle en japonais, fait signe vers notre plateau degarni, vers lui, vers le comptoir de l'etage en-dessous. Au debut nous ne comprenons rien, puis je me demande s'il ne veut pas nous offrir quelque chose, d'autant qu'il fait les signes de manger et de boire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Enfin, lasse de notre manque de comprehension de la langue nippone, il me prend par le bras et me fait descendre les degres qui menent au comptoir du fast-food. La, il explique au serveur ce qu'il veut, me fait des mines vers les photos des menus, et exige de moi une decision ferme. Je commence a comprendre, mais suis evidemment trop gene : pourquoi volerais-je l'argent d'un miserable ivre mort ? Excede de ma gene, le vieil homme demande au serveur de choisir pour moi un menu avec deux boissons, deux frites et une tonne de poulet.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous remontons. A savoir d'ailleurs : les Japonais ont completement biaise le principe du fast-food, puisque les serveurs vous &lt;span style="font-style: italic;"&gt;amenent&lt;/span&gt; vos plateaux a votre table, et les debarrassent quand vous avez fini. Comme un restaurant, oui... Nous remercions dix fois, quinze fois, et acceptons l'invitation du monsieur de le rejoindre a sa table. Il ne parle toujours pas un mot d'anglais.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;S'ensuivront des moments incroyables, qu'on peut difficilement trouver hors du Japon : des contorsions et des dessins pour expliquer au monsieur qui nous sommes, la meme chose de sa part pour nous faire comprendre qu'il est un moine bouddhiste (enfin nous n'en serons jamais surs), lui qui montre ses photos de voyage a la femme qui fait le menage dans le KFC, elle qui ecoute patiemment et gentiment parce qu'on ne froisse JAMAIS un aine, meme et surtout quand il est ivre, une dame d'age mur, tres elegante meme avec un poulet tout gras dans les mains, qui nous regardait avec un rire de connivence, le moine ivre qui ne mange rien et qui nous donne a finir ses plats (en plus de l'enorme truc qu'il nous a commande)...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A la fin, il ordonne aux serveurs de nous faire un paquet avec les morceaux que, le ventre gonfle a craquer, nous n'avons pas pu finir. Puis il sort une cigarette, nous demande si nous fumons. Devant notre refus, il refuse que nous soyons incommodes par sa fumee, et nous congedie assez brutalement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous nous retrouvons dans la rue, hebetes, un sachet a la main rempli de morceaux de poulet frit tout froid, une serviette de table dans l'autre, gribouillee d'informations sur le moine ivre -informations en japonais que nous n'avons toujours pas pu faire decrypter. Il ne pleut plus, et Aglae ne regrette plus son caprice.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous venons de vivre une des rencontres les plus extraordinaires de notre voyage, a egalite avec la discussion avec Maharadjah Shiva, il y a de ca 3 mois.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3918319069154570863-5033508633436916455?l=metromarcopolo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://metromarcopolo.blogspot.com/feeds/5033508633436916455/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://metromarcopolo.blogspot.com/2009/05/le-kfc-de-tokyo.html#comment-form' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3918319069154570863/posts/default/5033508633436916455'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3918319069154570863/posts/default/5033508633436916455'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://metromarcopolo.blogspot.com/2009/05/le-kfc-de-tokyo.html' title='Le KFC de Tokyo'/><author><name>Charly</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08678658738618799979</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_HNc0MfZMMnQ/SSXfnrpu_ZI/AAAAAAAAAAw/LxE2sxJ4320/S220/DSCF6185.JPG'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3918319069154570863.post-1807461478550830850</id><published>2009-05-06T05:31:00.016+02:00</published><updated>2009-06-23T15:01:14.751+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Japon'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='temples'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='balades'/><title type='text'>Nikko: nudite et lieux sacres</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_HNc0MfZMMnQ/SkDQhXHO1iI/AAAAAAAAAOg/QnI2Zbz6KK4/s1600-h/DSCF0277.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 320px; height: 240px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_HNc0MfZMMnQ/SkDQhXHO1iI/AAAAAAAAAOg/QnI2Zbz6KK4/s320/DSCF0277.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5350505628874757666" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://3.bp.blogspot.com/_HNc0MfZMMnQ/SkDQg9nJTiI/AAAAAAAAAOY/xCPGxpN9Zao/s1600-h/DSCF0245.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 240px; height: 320px;" src="http://3.bp.blogspot.com/_HNc0MfZMMnQ/SkDQg9nJTiI/AAAAAAAAAOY/xCPGxpN9Zao/s320/DSCF0245.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5350505622029291042" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://4.bp.blogspot.com/_HNc0MfZMMnQ/SkDQgmAXYAI/AAAAAAAAAOQ/v8M2GGyBph4/s1600-h/DSCF0259.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 240px; height: 320px;" src="http://4.bp.blogspot.com/_HNc0MfZMMnQ/SkDQgmAXYAI/AAAAAAAAAOQ/v8M2GGyBph4/s320/DSCF0259.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5350505615692619778" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://1.bp.blogspot.com/_HNc0MfZMMnQ/SkDQgBI2zrI/AAAAAAAAAOI/KgL2napIpjw/s1600-h/DSCF0257.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 320px; height: 240px;" src="http://1.bp.blogspot.com/_HNc0MfZMMnQ/SkDQgBI2zrI/AAAAAAAAAOI/KgL2napIpjw/s320/DSCF0257.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5350505605796122290" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_HNc0MfZMMnQ/SkDQf1qgvoI/AAAAAAAAAOA/UIPoGjpuTp8/s1600-h/DSCF0242.JPG"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer; width: 320px; height: 240px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_HNc0MfZMMnQ/SkDQf1qgvoI/AAAAAAAAAOA/UIPoGjpuTp8/s320/DSCF0242.JPG" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5350505602716057218" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;31 mars -  1er avril &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La journee commence par un &lt;span style="font-style: italic;"&gt;ptit-dej &lt;/span&gt;pantagruelique servi par une mamie tout sourire. Elle nous donne l'impression d'etre une vraie grand-mere poule lorsqu'elle nous met en garde contre le froid et la nuit qui tombe vite.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Beaute froide&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Nous sautons dans un bus qui, au bout d'une route aux lacets impressionnants, nous depose pres d'un grand lac entoure de montagnes enneigees. Nous allons voir une impressionnante cascade puis nous baladons sur les rives du lac. Il reste encore un peu de neige, tous les restaurants et hotels sont fermes, nous sommes seuls. Une multitude de pedalos en forme de cygnes git sur la berge, en attente des Tokyoites avides d'air frais qui viendront en masse cet ete. Cette atmosphere hors-saison donne au lieu un air nostalgique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le froid n'est pas trop vif et la balade tres agreable. Nous passons par un petit temple en bois tout aussi solitaire. Cette longue marche me rappelle un peu "mon" lac par une belle journne d'hiver...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous finissons par atteindre une riviere qui se jette dans le lac. En la remontant, nous tombons sur une suite de cascades chantonnantes. Nous sommes affames et decouvrons a ravissement un petit resto cosy donnant sur une des cascades. Un peu rechauffes, nous repartons en sens inverse. Les montagnes au formes etranges se refletent dans le lac, des rayons de soleil percent les nuages et viennent gentiment rechauffer nos nez tous froids.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous finissons par revenir a la realite et jetons un oeil aux horaires de bus : nous faisons la fin de la balade en courant. Peine perdue, nous loupons notre bus. Et le prochain est dans 50 minutes !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au bord de la congelation, nous nous refugions dans le seul resto ouvert et voulons commander un cafe. Le Monsieur ne parle pas un mot d'anglais ; Charly lui montre les signes japonais marques sur le panneau d'une grande marque de cafe... et il nous apporte 5mn plus tard des &lt;span style="font-style: italic;"&gt;gyozas&lt;/span&gt;. Ce sont de petits raviolis a la viande, tres parfumes, delicieux, mais par pour le gouter! Nous finissons par reussir a lui faire comprendre notre meprise et avalons enfin le precieux liquide rechauffant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Chaud-froid&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Le bus suivant finit par arriver. Avant de retourner a Nikko, nous sautons en route. Apres un peu de marche sur une route deserte, nous atteignons notre second but de la journee: un grand &lt;span style="font-style: italic;"&gt;onsen&lt;/span&gt;. Nous vous avions deja explique que les grands bains communs d'eau chaude etaient la regle dans l'hotelerie japonaise. Il existe donc bien sur de grands bains publics a l'eau thermale un peu partout au Japon, surtout dans les montagnes. Pays volcanique oblige.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Charly part du cote hommes, moi du cote femmes. Nudite oui, mixite non ! Il y a beaucoup de monde et je suis la seule non-japonaise, ce qui est un peu intimidant. Pourtant les gens ne se regardent pas, pour eux c'est tout naturel. L'eau brulante fait un bien fou apres cette longue marche dans le froid. J'en ai la tete qui tourne. Il y a meme un bain tout fumant dehors, a l'air libre. On peut donc s'allonger sur de gros cailloux au bord du bain, en mode sirene, et rester ainsi a l'air libre pendant 15mn sans avoir froid, tant le corps a emmagasine de chaleur. Les corps nus fument, cela fait une etrange impression.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un peu etourdie, je sors et retrouve Charly. Il a recroise l'Espagnol de notre auberge de jeunesse dans le &lt;span style="font-style: italic;"&gt;onsen&lt;/span&gt; : c'est quand meme un peu genant de discuter a poil avec quelqu'un qu'on connait a peine ! Malgre cet aspect un peu intimidant, nous pensons tous deux que cette tradition des &lt;span style="font-style: italic;"&gt;onsen&lt;/span&gt;s est vraiment agreable et relaxante.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La route du retour est encore plus tortueuse que celle de l'aller. La montagne est tellement pentue a certains endroits qu'il n'y a pas une route, mais deux routes,  l'une pour les vehicules qui montent, l'autre pour ceux qui descendent. Nous manquons de nous sentir mal tellement ca tourne. Heureusement, de savoureuses brochettes viennent vite remplir nos estomacs creux! Rien a voir avec les brochettes des restos japonais de Paris...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Merveilles dans la foret&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le lendemain le ciel est gris. La petite mamie de l'auberge de jeunesse nous previent qu'il va pleuvoir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Charly avait adore les temples de Nikko a son precedent passage, il m'en avait beaucoup parle et j'avais peur d'etre decue. Point du tout, c'est l'emerveillement!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un ensemble de grands temples tout en bois est niche au milieu d'une foret de hauts cedres, tres majestueuse. Une lumiere un peu poussiereuse filtre a travers les arbres et donne au lieu un cote solennel et mysterieux. Les temples, portes, tours du tambour et de la cloche sont d'une grande finesse. Aux plafonds, des dragons tiennent des perles dans leur gueule, des gardiens terrifiants protegent les portes des temples, des bouddhas aux demi-sourires emergent de l'ombre des sanctuaires...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Apres une delicieuse matinee de temple en temple, nous retournons dans le resto a brochettes de la veille. Les murs sont couverts de photos et de petits mots laisses par des voyageurs des 4 coins du monde. Nous realisons soudain que quelqu'un de familier nous regarde nous empiffrer avec delice:  c'est la photo de Cecile, une de nos amies de Paris, qui etudie cette annee au Japon !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Bonnets rouges sous la pluie&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Malgre une fine bruine, nous allons nous promener le long d'une jolie riviere sacree pour les gens du coin. Le long de la rive on ete posees des centaines de statues de Bouddha en pierre. Certaines sont en parfait etat, d'autre sont usees par le temps, voire completement en ruine. Toutes sont habillees de petits bonnets et de bavoirs rouge vif, couleur tellement eclatante par rapport a la vetuste des statues. Ce sont les gens qui ont perdu un enfant qui viennent habiller ses statues. Nous sommes seuls sur ce chemin pluvieux et la beaute du lieu se melange a un etrange sentiment de tristesse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous finissons par arriver pres d'une centrale electrique et d'une ecluse. Tout semble rouille et abandonne, on se croirait dans le jeu&lt;span style="font-style: italic;"&gt; Myst&lt;/span&gt;. La pluie devient de plus en plus forte (mamie nous avait prevenu!), nous faisons demi-tour et rentrons, rinces.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous sautons dans le train direction Tokyo: adieu le calme d'une nature sacralisee, retour dans le bouillonnement de la megalopole.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3918319069154570863-1807461478550830850?l=metromarcopolo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://metromarcopolo.blogspot.com/feeds/1807461478550830850/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://metromarcopolo.blogspot.com/2009/05/nikko-nudite-et-lieux-sacres.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3918319069154570863/posts/default/1807461478550830850'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3918319069154570863/posts/default/1807461478550830850'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://metromarcopolo.blogspot.com/2009/05/nikko-nudite-et-lieux-sacres.html' title='Nikko: nudite et lieux sacres'/><author><name>Aglaé</name><uri>http://www.blogger.com/profile/10149911006554960819</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='32' height='24' src='http://3.bp.blogspot.com/_38A2RWZR4XU/SSXnoRACWjI/AAAAAAAAAAM/_aNI_Y5wlKg/S220/Le+Grand+voyage+3662.jpg'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_HNc0MfZMMnQ/SkDQhXHO1iI/AAAAAAAAAOg/QnI2Zbz6KK4/s72-c/DSCF0277.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3918319069154570863.post-3965415677187415182</id><published>2009-05-06T05:21:00.009+02:00</published><updated>2009-05-06T10:26:17.920+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Japon'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='hotel'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='visa'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='train'/><title type='text'>Tokyo-Nikko : ambassade paumee, planning rate, temps perdu !</title><content type='html'>&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;30 mars&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avant de partir de Tokyo, il nous fallait passer par l'ambassade de Mongolie, afin d'obtenir notre tout dernier visa du voyage. Une chance, l'ambassade etait toute proche de notre love-hotel.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout le quartier des love-hotels, une fois le jour leve, donne l'impression de subir une grande gueule de bois. Les facades sont tristes, un peu grises. Malheureux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quand je dis "toute proche", a propos de l'ambassade, je veux dire qu'elle etait proche a vol d'oiseau. A vol d'un oiseau qui sait ou aller, de surcroit. Le probleme est que trouver une adresse au Japon, hors des tres grandes avenues, releve de la quete d'une vie. Le pays inventeur du go a trouve un jeu encore plus complique en refusant de donner des noms a ses rues.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Manque d'adresse evident&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;En fait, une adresse japonaise se presentera de la facon suivante : &lt;span style="font-style: italic;"&gt;3-5-7, Kamiya, Shibuya-ku, Toky&lt;/span&gt;o&lt;span style="font-style: italic;"&gt;, &lt;/span&gt;par exemple. L'endroit que vous cherchez se trouve donc dans le grand district de Shibuya de Tokyo. Il faut chercher le sous-district de Kamiya, lui-meme divise en plusieurs sous-sous-districts, portant chacun des numeros : il faudra donc chercher Kamiya-3, puis le bloc de maisons numero 5, puis faire le tour du bloc jusqu'a trouver la maison portant le numero 7. Tout ca est encore complique par le fait que dans de nombreux quartiers, les numeros de blocs et de maisons ne se suivent pas dans le sens des aiguilles d'une montre, mais par ordre de construction. Et les numeros des blocs et des maisons n'apparaissent pas tout le temps sur les facades...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Meme avec une carte ultra-precise, ce que personne ne possede, trouver une adresse est donc un cauchemar. Les policiers, postiers et tenanciers de magasins sont donc specialement formes pour guider les gens, car bien evidemment meme les Japonais sont completement perdus des qu'ils sortent de leur pate de maison. Etrange complication dans une societe ou tout est toujours fait au plus simple...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans notre cas, il nous a donc fallu demander a un caissier de 7-Eleven (equivalent du &lt;span style="font-style: italic;"&gt;5 a 7&lt;/span&gt;). Le type, tres sympa, sort un immense livre rapiece, ou chaque page est une carte (en miettes) de bouts du district.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Grace a lui, nous trouvons l'ambassade, nichee au milieu d'un quartier residentiel calme. Les &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;quartiers residentiels calmes&lt;/span&gt;, faits de milliers de maisons a 2 etages, composent environ 80 pour 100 de la surface totale de chaque ville japonaise, Tokyo y compris. On se retrouve dans des rues vides, avec pas vraiment de trottoirs mais pas vraiment de circulation non plus, des arbres partout. Fait surface l'impression d'etre en lointaine banlieue, et ce en plein coeur de la plus grande ville du monde. Quelques rares magasins, des restaurants mysterieux aux portes closes, et puis vous prenez une ruelle, et d'un coup vous vous retrouvez dans une avenue gigantesque, avec du bruit, des grands centres commerciaux, etc... Le Japon, ou l'art du contraste dans le contraste dans le contraste.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;La Mongolie, un pays hyper organise&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span&gt;Lors de nos recherches, nous avions ete assez surpris de voir que la Mongolie etait un pays completement minable dans ses relations avec les pays etrangers : ambassades rares, souvent en train de fermer ou deja fermees, jamais un site internet, aucun numero pour appeler, etc. Nous avions meme passe une bonne minute a rire devant l'adresse mail de l'ambassade mongole en Chine, hebergee chez &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Hotmail&lt;/span&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La surprise est donc minime lorsque nous trouvons ladite ambassade a Tokyo, nichee au milieu de petites maisons, un petit truc tout calme. Le monsieur a qui nous donnons nos papiers ne semble pas voir passer grand-monde et ne parle ni anglais, ni japonais, ni rien. Il s'adresse a nous dans quelque chose qui ressemble a du russe, ou du mongol - on ne sait. Une impression generale tres serieuse, donc.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Attends on est quel jour cherie ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Apres cette formalite bien etrange, depart pour &lt;span style="font-weight: bold; font-style: italic;"&gt;Nikko&lt;/span&gt;, petite ville nichee dans la montagne et qui compte parmi les plus beaux temples du Japon. Pendant le trajet en train nous realisons que nous qui croyions etre tres organises avons completement confondu les dates de notre sejour. Cela fait que nous arrivons a Nikko un jour trop tot, et que notre auberge n'est reservee que pour le lendemain soir. Catastrophe !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La ville de Nikko est tellement paumee qu'elle ne s'embarrasse pas de la mode occidentale, mais prefere plutot vivre a la japonaise : lorsque nous descendons du train, il a beau etre 19h30, tout est ferme. On se croirait a 4 heures du matin tant la ville semble assoupie. En y ajoutantune nuit noire et un froid particulierement mordant, nous sommes un peu terrorises a la perspective de dormir dehors a cause d'un melange de pinceaux. Par miracle, l'auberge a laquelle nous telephonons des notre arrivee conserve encore des lits disponibles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Longue attente dans le froid pour attraper un bus en direction de notre pension (il y en a un toutes les heures). Une fois arrives, nous decouvrons le syndrome du Japonais surpris : la tenanciere assez agee est tres froide envers nous. Elle nous fait sentir qu'elle n'aime pas etre prevenue au dernier moment, et nous nous demandons ce que ca aurait ete si nous n'avions pas appele.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tres rapidement cependant, a force de sourires, la glace se brise, et lorsque nous arriverons au petit-dejeuner tout decoiffes, le lendemain matin, notre degaine la fera tellement rire qu'elle deviendra d'un coup adorable a notre egard.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quant a l'auberge, elle est typique a mort : les lits sont caches dans des alcoves de bois, on s'enfonce dans des tunnels creuses sous des metres de couettes, un grand bain a la japonaise nous attend. Nous discutons un moment avec un Espagnol flegmatique, allons manger dans le seul restaurant encore ouvert de la ville (il est 20h30, tous ferment a 20h), et rentrons nous blottir sous les couettes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans tout long voyage il y a des journees un peu perdues...&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3918319069154570863-3965415677187415182?l=metromarcopolo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://metromarcopolo.blogspot.com/feeds/3965415677187415182/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://metromarcopolo.blogspot.com/2009/05/tokyo-nikko-ambassade-paumee-planning.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3918319069154570863/posts/default/3965415677187415182'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3918319069154570863/posts/default/3965415677187415182'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://metromarcopolo.blogspot.com/2009/05/tokyo-nikko-ambassade-paumee-planning.html' title='Tokyo-Nikko : ambassade paumee, planning rate, temps perdu !'/><author><name>Charly</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08678658738618799979</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_HNc0MfZMMnQ/SSXfnrpu_ZI/AAAAAAAAAAw/LxE2sxJ4320/S220/DSCF6185.JPG'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3918319069154570863.post-443365678771815348</id><published>2009-04-28T15:21:00.006+02:00</published><updated>2009-05-06T04:07:14.142+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Japon'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='hotel'/><title type='text'>Ma Nuit au Love Hotel</title><content type='html'>&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;29 mars&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;strong&gt;Suite du message precedent&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;Apres plusieurs ennuis bancaires (en gros, trouver une banque HSBC ouverte, se battre avec les plafonds de retrait et prendre le dernier metro pour revenir dans des quartiers decents), nous atterrissons assez tard a Shibuya, quartier ou nous comptons passer la nuit. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;/div&gt;Shibuya est l'autre "grand" quartier lumineux et hysterique de Tokyo. C'est ici notamment que se trouve une grande place qui, lorsque les feux passent au rouge, est litteralement envahie de pietons le temps du feu rouge, a toute heure de la journee.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; width: 562px; height: 336px; text-align: center;" alt="" src="http://www.3deearts.com/tokyo/tokyo/shibuya/shibuya_crowded.jpg" border="0" /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;p&gt; &lt;/p&gt;&lt;br /&gt;La, un dimanche soir a 23h et quelques, c'est vide et triste. Les lumieres sont encore la, mais sont en train de s'eteindre. Plus aucun fetard. Je promets a Aglae qu'elle verra tout ca le lendemain, et nous partons en quete de notre love-hotel.&lt;br /&gt;&lt;p&gt;&lt;em&gt;Un love-hotel, c'est quoi ?&lt;/em&gt; demanderont les moins jeunes et les plus innocents d'entre nos lecteurs. Eh bien le love-hotel, mes amis, est la reponse japonaise a la crise du logement dans les villes, et a sa consequence directe : les jeunes gens vivent chez leurs parents. Du coup, les amoureux ont du mal a vivre leur vie d'amants - quant a se payer une chambre d'hotel, ils n'en ont pas les moyens. Ont alors ouvert une grande quantite d'hotels tres discrets, ou on peut choisir la chambre de ses reves (les plus chers ont des chambres a theme, meme une qui propose une chambre decoree comme une rame de metro, parait-il), y passer une heure, deux heures, ou toute la nuit. &lt;/p&gt;Bien evidemment, avec mon frere, nous n'avions pas pu tester ce type d'hebergement impossible a trouver ailleurs qu'au Japon. Pour ce sejour en compagnie d'Aglae, il etait impensable de passer a cote de cette opportunite delirante. D'autant que nous avions remarque que les love-hotels valaient moins cher que deux dortoirs en auberge de jeunesse.&lt;br /&gt;&lt;p&gt;Nous nous mettons donc en quete de la Colline des Love Hotels, a Shibuya, ou se trouvent tous ces hebergements. Nous ne sommes pas tres a l'aise, nous attendant a un truc un peu glauque, mais nous croisons vite pas mal de couples un peu ivres, qui se tiennent la main, et rentrent dans les premiers hotels.&lt;/p&gt;Tres vite, nous comprenons le potentiel comique du lieu : dans un espace relativement restreint, une quantite incroyable de mini-hotels se poussent du coude pour etre remarques. Il y a les batiments massifs, les petits mignons en forme de cathedrale, de chateau-fort, ceux qui representent des couples de chats se faisant des calins sur un toit. La plupart ont des noms  francais, tels que &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Desir Hotel&lt;/span&gt;. D'autres ont des petites fontaines devant. Tous affichent leurs prix du jour, au rabais vu l'heure tardive.&lt;br /&gt;&lt;p&gt;Nous faisons d'abord un tour decouvrir toutes les formes et les noms des love-hotels. Nous finissons par entrer dans un, puis un autre. La plupart des chambres sont prises, et nous sommes surpris de constater que la plupart du temps, les hotels proposent des chambres tres classiques, representant les gouts "exotiques" des Japonais : une chambre d'hotel occidental, avec lit normal, rideaux, etc. Ce que nous aurions tendance a trouver classique, voire un peu ringard. &lt;/p&gt;Nous finissons par avoir un coup de coeur pour le White Palace, l'hotel aux petits chats sur la devanture. Les chambres sont a mourir de rire : ambiance retro, navigant un peu au hasard entre les annes 60 et 80 : miroirs biseautes, lampes violettes, stuc turquoise et meme une super Nintendo sans cables, en guise de decoration sous la television !&lt;br /&gt;Pour reserver la chambre, il faut d'abord, Japon oblige, passer par une machine, en gros choisir sa chambre d'apres photo. Muni d'un ticket, on va donc payer au guichet. Ce dernier est recouvert d'un volet, ce qui fait qu'on ne voit pas a qui on s'adresse, discretion oblige. On donne donc l'argent par un trou dans la vitre, et la on entend, Japon oblige encore, un long et fort "arigato gozai mas !!!!" (merci beaucoup) pousse par une mamie. Elle etait surement en train de sourire. Difficile d'empecher les Japonais d'etre des Japonais, meme quand ils veulent etre discrets.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous ne sommes pas vraiment renverses par le potentiel erotique du lieu, mais il faut l'avouer, cette chambre a du cachet ! Nous decouvrons avec emerveillement l'abondance de services offerts par l'hotel : profusion de serviettes, pyjamas, savons, cremes, mousses a raser, rasoirs, shampoings a gogo. Un lit gigantesque, television, lumieres a rheostats (ambiance tamisee garantie), et cerise sur le gateau petit jacuzzi. Le tout pour a peine 30 euros, ce qui meme en France n'est vraiment pas cher.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous nous attendions donc a du bizarre, mais le love-hotel est en fait un concept assez normal, classique, ni excitant ni vulgaire. C'est l'alternative kitsch aux hotels glauques croises dans les autres pays. Surmediatise chez nous, il n'est ici qu'un moyen  pour permettre a deux personnes d'etre un peu tranquilles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous avons passe une partie de la soiree a regarder la tele japonaise, toujours tres drole. Il y avait un tournoi de sumos sur une chaine, et des jeux televises stupides. Ca contrastait pas mal avec l'ambiance generale et le concept du love hotel... D'ailleurs on se demande serieusement quelle television asiatique est la plus navrante/drole : l'indienne avec ses films des annees 60 aux heros moustachus et amateurs de kung-fu, l'alternance films-d'epoque-en-carton-pate et films-propagande-revolutionnaire de la tele chinoise, ou la japonaise avec jeux-hysteriques et reconstitutions-historiques.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous avons adore regarder les sumos, il y a meme des Europeens qui viennent affronter des Japonais. C'est tres drole.&lt;br /&gt;&lt;p&gt; &lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3918319069154570863-443365678771815348?l=metromarcopolo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://metromarcopolo.blogspot.com/feeds/443365678771815348/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://metromarcopolo.blogspot.com/2009/04/ma-nuit-au-love-hotel.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3918319069154570863/posts/default/443365678771815348'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3918319069154570863/posts/default/443365678771815348'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://metromarcopolo.blogspot.com/2009/04/ma-nuit-au-love-hotel.html' title='Ma Nuit au Love Hotel'/><author><name>Charly</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08678658738618799979</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_HNc0MfZMMnQ/SSXfnrpu_ZI/AAAAAAAAAAw/LxE2sxJ4320/S220/DSCF6185.JPG'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3918319069154570863.post-4227821696379445256</id><published>2009-04-28T12:00:00.005+02:00</published><updated>2009-05-02T15:21:18.277+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Japon'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='resto'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='sourire'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='ville'/><title type='text'>Rockers et hotesses</title><content type='html'>&lt;div&gt;&lt;strong&gt;29 mars &lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;Un peu decus de quitter cette confortable auberge de jeunesse, nous rempilons a nouveau nos sacs (ce n'est que la troisieme fois en trois jours). Notre but est de les deposer a la consigne de la gare de Tokyo : en effet nous voulons passer la nuit dans un love-hotel, et repartir le lendemain apres-midi en train pour Nikko. Et comme il est impensable de deposer des bagages a un love-hotel (vous comprendrez), la consigne semble la meilleure solution. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;Sauf que les Japonais sont des fous de la consigne. Dans toutes les stations de metro, il y a des rangees infinies de casiers a pieces, et la nous sommes dimanche : une quantite incroyable de Japonais semble s'etre passe le mot pour venir poser ses affaires dans les casiers. Horreur, la centaine de casiers qui se deploie a Tokyo Station est occupee. Nous courons donc dans tous les sens de la gigantesque station (les Japs &lt;strong&gt;AIMENT&lt;/strong&gt; les sous-terrains), a la recherche d'un casier libre assez grand pour nos sacs. La ! Aglae ! ah non trop petit ! Charly, la ! Ah non on vient de le prendre ! Aglae, part explorer ceux-la, moi je pars par la !&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;/div&gt;Nous finissons par tasser nos bagages dans des casiers un poil trop petit (merci Aglae et sa science toute feminine du rangement), et nous voila debarrasses de tout ca.&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;strong&gt;Parc Imperial et princesses de pacotille&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;A cote de la gare s'etend l'immense Parc Imperial, qui abrite toujours la residence de l'Empereur du Japon (acces interdit bien entendu). Il s'agit quasiment d'une vaste plaine, ou l'herbe jaune leche les pieds de petits arbres aux formes toutes japonaises. Grandes allees de graviers, tout ca est tres zen, surprenant en plein coeur de la plus grande ville du monde, car soudain plus une voiture, plus un toit, plus de bitume. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;/div&gt;J'y etais deja passe lors de mon precedent sejour au Japon avec mon frere, mais je n'avais pas imagine une seule seconde ce que les jardins imperiaux, dans un coin du parc, pouvaient donner a cette saison-ci. C'est un deluge de fleurs roses et blanches. Il y a meme des varietes de cerisiers qui semblent comme des saules pleureurs blancs. Evidemment, toujours la meme armee de Japonais sous les cerisiers, appareil photo dernier cri a la main, qui mitraillent la moindre fleur de cerisiers. Tous poussent des "oh" et des "ah" sonores, typiques d'un peuple a la capacite d'emerveillement infinie.&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;L'etape d'apres n'a rien a voir : il s'agit de &lt;strong&gt;Harajuku&lt;/strong&gt;, quartier ou se retrouvent chaque dimanche deux groupes fort celebres. Le plus jeune, qui n'est pas un groupe en soi d'ailleurs, suit la mode &lt;strong&gt;Cosplay&lt;/strong&gt; : une myriade de filles et de garcons se deguisent de maniere plus qu'extravagante, et viennent s'exposer devant une foule ininterrompue de touristes japonais et occidentaux. Princesses gothiques, dames de la renaissance, faux SM en cuir (l'une d'elles etait assise sur une autre fille qu'elle tenait en laisse), lolita punks, la liste est sans fin, mais toujours fascinant. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;Deux cosplays ci-dessous (la photo n'est pas de nous)&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;/div&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; width: 599px; height: 401px; text-align: center;" alt="" src="http://www.japanforum.com/gallery/data/509/medium/harajuku-fashion-08-19-07-06.jpg" border="0" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;Surtout que les Cosplays d'Harajuku, parait-il en voie d'extinction, ne font rien. Ils viennent et attendent qu'on les prene en photo. Un effet collateral de cette mode : les magasins autour de cet endroit sont absolument delirants, et proposent des vetements fantastiques, chapeaux biscornus, dentelles a hurler de rire, robes de princesses, etc. Une mode qui a tellement fait de bruit qu'on croisera au moins 3 Blancs deguises eux aussi selon ces regles. &lt;strong&gt;Certains avaient autant de panache que les Japonais&lt;/strong&gt; !&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;strong&gt;Yeah, rock n'rolla !&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;Second groupe, mon prefere, qui se "produit" litteralement tous les dimanches devant le parc de Yoyogi, a deux pas de la. Ce sont les &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Rockabilly,&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt; qui existent depuis des dizaines d'annees et qui font tous partie du Tokyo Rockabilly Club. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Ci-dessous, deux rockabillys et une Rockabilly girl. La photo n'est pas de nous, mais nous avons vu exactement la meme chose :&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; width: 600px; height: 553px; text-align: center;" alt="" src="http://img528.imageshack.us/img528/4240/p1011165wx4.jpg" border="0" /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Ils viennent, tout de cuir vetus, leur sono sous le bras. Ils branchent leur musique des 60s a fond, et se dehanchent pendant des heures, avec une energie furieuse. Ils n'ont pas vu le temps passer, n'ont pas voulu le voir, comment savoir, mais ils s'en foutent. L'essentiel est la, dans la danse, dans les vetements. Dans une societe pour qui le conformisme social est tres important, ces hommes et ces femmes, tres probablement M. Toutlemonde le reste de la semaine, deviennent des Heros chaque dimanche. Ils se dechainent, transpirent, chantent, arrachent leurs vestes trop chaudes, leurs T-shirt collants de sueur, et continuent a danser. &lt;/p&gt;Je suis toujours aussi fascine par l'energie de ces gars, et decouvre avec plaisir le style incroyable des &lt;em&gt;Rockabilly girls&lt;/em&gt;, aux ravissantes robes a pois.&lt;br /&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt; &lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Shinto d'interet&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;A peine deux cent metres plus loin, l'enceinte du sanctuaire Shinto le plus important de Tokyo, le Meiji-jingu. Entre des arbres gigantesques, un elegant temple de bois, ou nous tombons sur un mariage traditionnel shinto. C'est vraiment beau : une douzaine de pretres vetus de blanc encadrent les deux familles, reduites a leur plus simple essence (parents et grands-parents, peut-etre deux temoins). Au milieu, le mariee, vetu d'un kimono tres simple et tres elegant, marche a cote de la mariee. Celle-ci revet un splendide kimono blanc, et marche a l'ombre d'une grande ombrelle rouge vif.&lt;br /&gt;&lt;p&gt;La procession marche tres lentement. De temps a autre, le pretre principal s'arrete, et semble discuter avec les maries. Tout ca est fait dans un silence quasi-absolu, a peine derange par le crepitement des appareils photos des touristes, aussi heureux que nous de voir un tel evenement pendant leur visite. Je suis encore sidere par le calme, la lenteur, l'assurance avec lesquels tout ca etait conduit ; le tout sous l'ombre des grands arbres, vert de leur feuille, brun du bois, crissement du gravier sous nos pas ; l'ensemble se traduit dorenavant dans ma memoire sous la meme forme qu'un reve mysterieux et silencieux, au parfum enfoui et un peu oublie.&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;Retour dans le Yoyogi Park, un peu sonnes. Il commence a faire froid. Ici comme au Ueno Park de la veille, des foules sont deja ivres (il doit etre 16h a peine), ca pique-nique a tout va. Pourtant, le dimanche apres-midi, periode du week-end si redoutee, fait deja des massacres : combien de baches inoccupees, combien de groupes en train de ranger leur nourriture et leurs boissons. Un parfum nostalgique de fin de fete couvre le tout, et nous decidons de partir au plus vite : c'est trop deprimant !&lt;br /&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt; &lt;/p&gt;&lt;strong&gt;Shinjuku&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;p&gt;Nous partons ensuite a la decouverte de Shinjuku. Ce quartier est LE quartier qui correspond a l'image cliche de Tokyo, celle des soirees de &lt;em&gt;Lost in translation&lt;/em&gt; : jeunes hysteriques, bruit, fureur, neons clignotants. C'est aussi le quartier chaud de Tokyo, mais chaud a la Japonaise : des tonnes de sex-shops et salons d'hotesses, mais les premiers sont roses bonbons et pas du tout glauques, les seconds font discuter des jeunes filles avec des businessmen ou de vieux messieurs riches. Et c'est tout. &lt;/p&gt;Ce qui a tous les aspects de la vitrine de la prostitution n'est que cette vitrine meme : dans les salons d'hotes et d'hotesses au Japon, les jolies jeunes filles ne font QUE discuter avec les messieurs. Tres etrange. De toute maniere, impossible pour nous, qui ne parlons et ne lisons pas japonais, de comprendre ce qui se trame derriere les vitrines couvertes de photos de jeunes filles souriantes. Nous nous contentons d'errer dans les rues brillamment eclairees de Shinjuku : nous nous perdons et nous rions devant les rangees de&lt;span style="font-weight: bold;"&gt; Pachinko&lt;/span&gt; qu'on apercoit tous les dix metres.&lt;br /&gt;&lt;p&gt;Pour ceux qui se demandent, le pachinko est une espece de &lt;em&gt;flipper-machine a sou&lt;/em&gt; incomprehensible, specifique au Japon, et archi-populaire la-bas. Les Japonais se deplacent en masse pour se poser devant une machine, mettre des pieces et regarder des dizaines de billes tomber, sans rien faire. Absurde, et pourtant la plupart des Japonais y depensent des sommes folles. En mille ans d'observation je pense que je ne comprendrai pas les regles de ce jeu.&lt;/p&gt;Nous dinons dans un restaurant a l'image du Japon : un petit cocon au sous-sol, tres chaud, tres intime, ou des cuisiniers souriants cuisinent de succulentes soupes devant vos yeux.&lt;br /&gt;&lt;p&gt; &lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Tokyo tower ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;Lors de mon premier et dernier passage au Japon, j'avais visite avec mon frere la Tokyo Tower, copie orange et un peu moche de la Tour Eiffel. C'etait tres joli quoiqu'un peu cher. Cette fois, Aglae lit attentivement le guide, et decouvre qu'un immeuble gouvernemental propose un acces  a une plate-forme d'observation au 80e etage. Et c'est encore ouvert! Nous nous y rendons, trop contents de pouvoir faire nos avares et de profiter de la vue sur Tokyo de nuit.&lt;br /&gt;&lt;p&gt;L'immeuble en question a plus ou moins &lt;a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Tokyo_Metropolitan_Government_Building"&gt;la forme d'une cathedrale&lt;/a&gt; (regardez le lien), car l'architecte etait fou de Notre-Dame... Nous comprenons pourquoi la plate-forme d'observation est gratuite : un restaurant, un piano-bar et des dizaines de boutiques tentent de faire leur beurre sur la bonne humeur des gens (bonne idee, d'ailleurs). &lt;/p&gt;Nous collons nos visages aux vitres : la vue sur Tokyo est vraiment belle. Pas aussi impressionnante que la vue que nous avions pu avoir a Hong-Kong ou Singapour, car Tokyo est une ville horizontale et non verticale. Ce qui est impressionnant c'est le tapis de lumieres, dans toutes les directions, qui montre a quel point la megalopole est partout : on se croirait dans une ville infinie, sur une mer de maisons.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/3918319069154570863-4227821696379445256?l=metromarcopolo.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://metromarcopolo.blogspot.com/feeds/4227821696379445256/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://metromarcopolo.blogspot.com/2009/04/rockers-et-hotesses.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3918319069154570863/posts/default/4227821696379445256'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/3918319069154570863/posts/default/4227821696379445256'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://metromarcopolo.blogspot.com/2009/04/rockers-et-hotesses.html' title='Rockers et hotesses'/><author><name>Charly</name><uri>http://www.blogger.com/profile/08678658738618799979</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='24' height='32' src='http://4.bp.blogspot.com/_HNc0MfZMMnQ/SSXfnrpu_ZI/AAAAAAAAAAw/LxE2sxJ4320/S220/DSCF6185.JPG'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-3918319069154570863.post-4524517763373614294</id><published>2009-04-28T11:59:00.019+02:00</published><updated>2009-05-02T15:10:16.776+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Japon'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='musée'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='fete'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='rencontre'/><title type='text'>Premiers pas a Tokyo, premier sake sous les cerisiers</title><content type='html'>&lt;div&gt;&lt;strong&gt;28 mars&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;Charly sera mon guide enthousiaste pendant 10 jours (il est alle au Japon l'hiver dernier avec son frere, et c'est grace a cette experience reussie qu'il est passe de &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Super casanier&lt;/span&gt; a &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Super Backpacker&lt;/span&gt;). 10 jours seulement au lieu des 15 initialement prevus. Le cours Yen/Euro etait en effet en notre defaveur et apres reflexion, nous avons pre
